Murzo

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Murzo
Image illustrative de l'article Murzo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Corse-du-Sud
Arrondissement Ajaccio
Canton Deux-Sorru
Intercommunalité Communauté de communes des Deux Sorru
Maire
Mandat
Dorothée Colonna-Vellutini
2014-2020
Code postal 20160
Code commune 2A174
Démographie
Population
municipale
82 hab. (2011)
Densité 3,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 10′ 08″ N 8° 49′ 40″ E / 42.1688888889, 8.8277777777842° 10′ 08″ Nord 8° 49′ 40″ Est / 42.1688888889, 8.82777777778  
Altitude 303 m (min. : 117 m) (max. : 1 425 m)
Superficie 21,44 km2
Localisation

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Murzo

Murzo (Murzu en langue corse) est une commune française située dans le département de la Corse-du-Sud et la région Corse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Murzo est une commune de moyenne montagne, située dans l'intérieur de la microrégion de la Cinarca au nord d'Ajaccio. Au XVIe siècle, la communauté se trouvait dans la piève de Vico, dans le préside de Vico. La commune est limitrophe du Parc naturel régional de Corse dont elle n'est pas adhérente.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Panorama du village

Murzo fait partie du « delà-des-Monts » ou Corse cristalline, à roches magmatiques, qui se trouve à l'ouest d'une ligne Calvi-Solenzara. Son territoire présente un relief très accidenté, avec des crêtes aigues et des falaises qui forment une sorte de cirque à l’est du village de Muna.

La commune est ceinte :

  • au nord, par une ligne matérialisée par le cours du Liamone, à partir d'un point situé à l'altitude de 232 m, orientée vers l'est jusqu'à l'altitude de 280 m, empruntant ensuite une ligne de crête qui comprend la crête de Chisola et Capu Sorru, déclinant jusqu'au lit du Liamone (altitude 380 m), qui porte alors le nom de rivière de Guagno, et remontant son cours sur près de 600 m jusqu'à la confluence avec le ruisseau de Rioseccu ;
  • à l'est, par le lit du ruisseau de Rioseccu suivi de celui d'un de ses affluents jusqu'à sa source au pied de Punta di Purcilellu (1 359 m), puis par une ligne droite passant cette pointe, la Punta di a Foce (1 352 m), jusqu'à l'extrémité orientale de la commune forment une sorte de cirque à l’est du village de Muna ;
  • au sud, par une démarcation représentée par le lit du ruisseau de Calzatoghiu jusqu'au point de confluence avec le Liamone ;
  • à l'ouest, par le Liamone qui la sépare de Vico au nord et d'Arbori au sud.

L'extrémité orientale de la commune dans laquelle se trouve le culmen de Murzo, 1 425 m d'altitude au-dessus de Bocca Larga (1 394 m), est couverte par la partie occidentale de la forêt territoriale de Libio[Note 1].

Le couvert végétal est composé majoritairement de chênes verts dans les parties basses, et de châtaigniers jusqu'à l'altitude maximum de 1 100 m. Le relief présentes des cimes aux rochers nues.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Punta di a Spusata et Monte a u Capu

Commune d'une superficie de 21,44 km2, son territoire possède un réseau hydrologique dense, faisant partie du bassin versant rive gauche du Liamone. Elle est d'ailleurs, presque entièrement délimitée par des cours d'eau dont le Liamone.

Les autres principaux cours d'eau ont pour nom : ruisseau de Rioseccu, ruisseau de Petraghiu, ruisseau de Modignu, ruisseau de Tigliu et ruisseau de Calzatoghiu.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Vico, Letia Letia Letia Rose des vents
Vico
Arbori
N Poggiolo
O    Murzo    E
S
Arbori Rosazia Rosazia

Accès[modifier | modifier le code]

Murzo est accessible uniquement par voie routière. La route D4 relie Vico à Suaricchio (Vero) sur la Route nationale 193. La D23 qui part du village, le relie au villages voisins de Poggiolo et de Guagno.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune comportait trois lieux habités :

Murzo[modifier | modifier le code]

Murzo est un village médiéval qui a été désertifié au XVIe siècle par les Génois après qu'ils eurent mis fin à la domination de la Maison de Leca. Les habitations aux murs de pierre apparentes et aux toits de tuiles rouges, pour la plupart rénovées, sont groupées, bâties le long des routes D4 et D23 près de leur jonction au nord du village. L'église Saint-Laurent, le vieux cimetière et la casa comuna s'y trouvent.

Murzo est distant de Vico, chef-lieu du canton, de 4 km par la route D4 qui emprunte le pont de Belfiori sur le Liamone.

Muna[modifier | modifier le code]

Muna

Muna est un ancien village situé au sud de la commune, à 5 km de Murzo par la route D4. Il se trouve au-dessus de la route qui a été refaite en 1974. Muna possédait son église depuis désaffectée.

On dit de Muna qu'il est un village abandonné. En fait, si le dernier habitant avait quitté le village en 1974, il y a de nouveau un dernier habitant permanent, Ghjuvanni Nivaggioli, qui ne possède ni électricité ni eau potable[1].

Muricce[modifier | modifier le code]

Muricce est un petit hameau situé en dessous de la route D4, et en contrebas de Muna.

Histoire[modifier | modifier le code]

Murzo tire son nom de Murza qui signifie en corse l'immortelle d’Italie.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • 1485 - Murzo est cité la première fois dans un document concernant une vente de blé.
  • 1492 - Le château de Zurlina construit par Giovan Paolo di Leca est démoli par Gênes après la défaite du seigneur Cinarchese. Ce château avait été bâti sur un piton rocheux dominant le sentier reliant Murzo à la forêt de Libbiu[1].
  • 1512 - La Banque de Saint Georges fait désertifier toute la piève de Vico dont la population avait soutenu leur seigneur Giovan Paolo di Leca.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, vers 1520, Murzo faisait partie de la piève de Vico. Celle-ci, qui comptait environ 3 000 habitants, avait pour lieux habités : Vico, Nexa, la Pieve, Chiliani, Balogna, Apretiano, Ravana, la Cerasa, la Vidullachia, Coia, Arbori, Murzo, Lethia, Reno, Sorno, Lunca, Guallagno, Porto, lo Pochiolo, Sochia[2].

  • 1789 - La Corse appartient au Royaume de France. Survient la Révolution française qui supprime les juridictions royales. La Constituante divise la France en 83 départements.
  • 1790 - Le département de Corse est créé avec Bastia pour préfecture.
  • 1791 - Corte est le chef-lieu du département et le siège de l’évêché fixé à Aiaccio.
  • 1793 - An II. la Convention divise l'île en deux départements : El Golo (l'actuelle Haute-Corse) et Liamone (l'actuelle Corse-du-Sud) sont créés. La commune conserve son nom de Murzo[Note 2], et se trouve dans le canton de Vico, dans le district de Vico et dans le département du Liamone.
  • 1801 - Sous le Consulat[Note 3], au Bulletin des Lois, la commune de Murzo est dans le canton de Vico, arrondissement de Vico, et le département du Liamone.
  • 1811 - Les départements d'El Golo et du Liamone sont fusionnés pour former un seul département, celui de Corse. Murzo bascule dans l'arrondissement d'Ajaccio[3].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Dorothée Colonna-Vellutini[4] PRG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 82 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 4],[Note 5].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
152 124 140 160 156 110 254 286 309
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
336 340 350 375 388 410 384 404 410
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
406 519 350 293 324 322 222 186 152
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
132 117 105 81 77 90 94 83 82
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Laurent[modifier | modifier le code]

Église Saint-Laurent

Chapelle de Notre-Dame de Lavasina[modifier | modifier le code]

Cette chapelle a été construite en 1823 par la famille Pastinelli. Située dans une propriété privée, elle est néanmoins ouverte au public.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Village de Muna
  • Monument aux morts
  • Muna, village abandonné

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Murzo est concernée par trois ZNIEFF de 2e génération :

ZNIEFF Châtaigneraie chênaie de Renno-Vico[modifier | modifier le code]

La ZNIEFF s'étend sur 2 773 ha de six communes de moyenne montagne dans la région de Vico. La végétation, typique des conditions climatiques relativement tempérées et humides, est dominée par les châtaigneraies à l'abandon jusqu'à 1 100 m d'altitude maximum, et plus bas par le chêne vert[6].

ZNIEFF Forêt de pins de Libbio-Giardine[modifier | modifier le code]

La ZNIEFF s'étend sur 2 622 ha des communes de Guagno, Murzu et Poggiolo, à un étage allant de 410 m à 1 500 m[7]. Cette forêt est une forêt territoriale.

ZNIEFF Gorges du Liamone en amont du pont de Truggia[modifier | modifier le code]

La ZNIEFF s'étend sur 2 460 ha de cinq communes de moyenne montagne, entre 40 m à 1 196 m d'altitude[8]. C'est une zone granitique montagneuse qui culmine à 1 196 m, entrecoupée par les méandres du fleuve Liamone, formant trois massifs distincts : Canapaje et Calcatoghiu au nord, Castaldu au centre et Castellucciu au sud. Le site rupestre est très vaste, faiblement fréquenté par les touristes, mais offre de remarquables points de vue. Les différentes falaises forment une sorte de cirque à l’est du village de Muna.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Fêtes et loisirs[modifier | modifier le code]

U Mele in Festa[modifier | modifier le code]

Cette foire rurale du miel créée en 1997 par l'association Saint-Laurent, a lieu tous les derniers weekends de septembre au cœur même du village.

Pour valoriser la filière, une « Maison du miel » a été créée.

Le chemin botanique[modifier | modifier le code]

Ce sentier long de 2,5 km est un sentier d'initiation aux plantes endémiques et mellifères de Corse. Il part du village jusqu'à la rivère.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. On trouve aussi l'orthographe Libbio à l'Inventaire national du patrimoine naturel
  2. Certaines communes ont vu leur orthographe modifiée par l'administration française
  3. La loi du 28 pluviôse an VIII (19 février 1800) porte sur l'administration locale. Elle conserve les départements hérités de la Révolution mais elle redécoupe les divisions intérieures. Les districts deviennent des arrondissements, la commune est définie et le canton créé. À chaque niveau on trouve un fonctionnaire public (nommé) ainsi qu'une assemblée consultative (élue)
  4. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  5. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]