Monacia-d'Orezza

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Monacia (homonymie).
Monacia-d'Orezza
Vue de Monacia-d'Orezza
Vue de Monacia-d'Orezza
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Corte
Canton Castagniccia
Intercommunalité sans
Maire
Mandat
Antoine-Joseph Fantini
2014-2020
Code postal 20229
Code commune 2B164
Démographie
Population
municipale
32 hab. (2012)
Densité 7,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 22′ 58″ N 9° 23′ 56″ E / 42.3827777778, 9.3988888888942° 22′ 58″ Nord 9° 23′ 56″ Est / 42.3827777778, 9.39888888889  
Altitude 590 m (min. : 307 m) (max. : 1 200 m)
Superficie 4,52 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Corse

Voir sur la carte administrative de Haute-Corse
City locator 14.svg
Monacia-d'Orezza

Géolocalisation sur la carte : Haute-Corse

Voir sur la carte topographique de Haute-Corse
City locator 14.svg
Monacia-d'Orezza

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Monacia-d'Orezza

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Monacia-d'Orezza

Monacia-d'Orezza (en corse A Munacia) est une commune française située dans le département de la Haute-Corse et la région Corse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Monacia-d'Orezza se situe dans la pieve d'Orezza, au cœur de la microrégion de la Castagniccia, dans le parc naturel régional de Corse auquel elle a adhéré, dans son « territoire de vie » nommé Castagniccia.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Stazzona, Piedicroce Piazzole Velone-Orneto Rose des vents
Rapaggio N Velone-Orneto
O    Monacia-d'Orezza    E
S
Rapaggio Valle-d'Orezza, Parata Velone-Orneto

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Monacia-d'Orezza est une commune de moyenne montagne, sans façade littorale, située dans la « Corse schisteuse » au nord-est de l'île[Note 1], dans le prolongement de l'arête schisteuse du Cap Corse ou massif de la Serra, orientée dans un axe nord-sud, qui se poursuit avec le massif du San Petrone et se termine au sud de la Castagniccia.

Son territoire s'étend depuis les crêtes à l'est d'un chaînon secondaire indépendant de l'axe principal du massif du San Petrone orienté comme lui dans un axe nord-sud, jusqu'au-delà la rive gauche du ruisseau d'Andegno[1] à l'ouest. Entre, s'écoulent au nord le Fium'Alto et au sud la rivière d'Alesani.

Ce territoire est représenté :

  • à l'est, par un cirque, bassin versant du ruisseau Pollace[2] dont le principal affluent est le ruisseau de Colombaja ;
  • à l'ouest, par un relief encaissé partagé en plusieurs vallons par trois arêtes de montagne s'épaulant sur un petit chaînon comprenant les Punta Deci Bughi (748 m) et Punta Rossa (895 m), articulé à la Pointe Castello Mozzo (1 118 m) du chaînon secondaire indépendant précité. Cette ligne de crête sépare Monacia-d'Orezza de Piazzole. Dans ces vallons s'écoulent les ruisseaux de Mustaco, d'Acquanili, de Chiusa et de Nicchiosa, tous affluents du ruisseau d'Andegno.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau d'Andegno[1] est le principal cours d'eau communal. Long de 5,2 km, il prend source sur Valle-d'Orezza et traverse les communes de Parata, Piedicroce, Monacia-d'Orezza et Piazzole pour se jeter dans le Fium'Alto.

Ses principaux affluents sur la commune sont les ruisseau Pollace (ou ruisseau de Picchiajolo)[2], ruisseau de Rossi[3], ruisseau de Nicchiosa[4], ruisseau d'Acquanili[5] et ruisseau de Mustaco[6].

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Monacia-d'Orezza bénéficie des conditions climatiques tempérées et humides concernant l'ensemble de la partie orientale de la Castagniccia. Son dense réseau hydrographique en fait une commune verte, avec un manteau végétal épais composé essentiellement de châtaigneraies le plus souvent présentes sous forme de vergers ou de taillis, et de chênaies. Les parties hautes exposées au midi, sont dénudées, couvertes de pelouses. Le territoire abandonné par ses habitants au début du XXe siècle, ne présente plus que de rares surfaces cultivées ou défrichées.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

La route départementale D46 est la seule route traversant la commune, la reliant au nord à Piazzole, et au sud à Parata.

Transports[modifier | modifier le code]

Éloigné des métropoles, non desservi par les transports publics de voyageurs hormis les cars de ramassage scolaire, le village de Teglia est distant, par route, de :

Urbanisation[modifier | modifier le code]

Le village est composé de cinq hameaux : Osto, au nord, Picchiaracce et Teglia où se trouve la mairie, au centre, et Gallico et Casanova au sud.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Fantini PRG .
mars 2008 . Antoine-Joseph Fantini . .
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 32 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
386 392 385 404 414 427 444 460 394
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
367 371 327 338 303 323 313 355 310
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
340 300 314 310 156 211 157 139 111
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 -
65 50 48 22 30 32 32 32 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ancienne église paroissiale Sainte-Lucie[modifier | modifier le code]

L'ancienne église paroissiale Sainte-Lucie, qui se trouve à Teglia, peut dater du XVIIe siècle ; elle s'est effondrée en 1934. Son clocher est daté de 1797. Seul subsiste aujourd'hui le clocher qui domine la vallée. L'édifice est repris à l'inventaire général du patrimoine culturel[9].

Ancienne chapelle de confrérie de pénitents, actuellement église paroissiale Sainte-Lucie[modifier | modifier le code]

L'ancienne chapelle de confrérie de pénitents (a casazza), voisine de l'ancienne église Sainte-Lucie effondrée en 1934, a été érigée en cure. Elle est l'actuelle église paroissiale Sainte-Lucie. Édifice de plan allongé, à chevet plat, formé d'une nef unique et d'un chœur voûté en berceau à lunettes, il est à l'inventaire général du patrimoine culturel[10].

Église San Bertolomeo[modifier | modifier le code]

Église San Bertolomeo

L'église Saint-Barthélémy (San Bertolomeo sur les cartes, San Bertolu en langue corse) date des XVIIe et XVIIIe siècles. Elle a été construite sur la ligne de crête séparant la commune de celle de Velone-Orneto, à 1 074 mètres d’altitude, près de la Pointe de Stolo. Elle se situe sur le sentier de randonnée Mare e monti. Bâtie en schiste et moellon, elle est enduite partiellement. Sa couverture est de schiste. Elle est à l'inventaire général du patrimoine culturel[11].

Chapelle Saint-Jean l'Évangéliste[modifier | modifier le code]

L'édifice religieux se trouve au hameau de Casanova. Datant du XVIIe siècle, il est de plan allongé, à chevet plat, formé d'une nef unique et d'un chœur voûtés en berceau à lunettes. On note la présence d'un campanile à baie libre cintrée. La chapelle est à l'inventaire général du patrimoine culturel[12].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Parc naturel régional[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parc naturel régional de Corse.

Monacia-d'Orezza est une commune adhérente au parc naturel régional de Corse, dans son « territoire de vie » appelé Castagniccia[13].

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

La commune est concernée par deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique de 2e génération :

Châtaigneraies de la Petite Castagniccia

Monacia-d'Orezza fait partie des 43 communes concernées par la zone qui couvre une superficie totale de 10 559 ha. Cette zone s'étend sur le territoire appelé localement « la petite Castagniccia », dont 60 % sont couverts par les châtaigneraies. Elle fait l'objet de la fiche ZNIEFF 940004146 - Châtaigneraies de la Petite Castagniccia[14].

Forêts et pelouses sommitales du Monte Olmelli

La zone couvre une superficie de 719 ha de neuf communes. Il s'agit d'une crête étroite avec localement des petites surfaces aplanies recouvertes de pelouses, qui comprend la chaîne et les hauts versants boisés du massif du Monte Olmelli qui sépare la région du Morianincu, de la Castagniccia. Elle fait l'objet de la fiche ZNIEFF 940004145 - Forêts et pelouses sommitales du Monte Olmelli[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Geographylogo.svg

Les coordonnées de cet article :

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. par opposition à la « Corse granitique » au sud-ouest
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]