Modon

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Modon (homonymie) et Méthone.
Modon
(el) Μεθώνη, Methóni
Vue des remparts.
Vue des remparts.
Administration
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
Périphérie Péloponnèse
District régional Messénie
Dème Pylos-Nestor
Démographie
Population 2 638 hab. (2001[1])
Géographie
Coordonnées 36° 49′ 03″ N 21° 42′ 18″ E / 36.817436, 21.70490736° 49′ 03″ Nord 21° 42′ 18″ Est / 36.817436, 21.704907  
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Grèce

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Modon

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Modon

Modon (en grec Μεθώνη, Methóni) est une ville grecque de Messénie, dans le Péloponnèse, appartenant depuis 2010 à la municipalité de Pylos-Nestor.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge et époque moderne[modifier | modifier le code]

Methoni Castle.jpg

Modon étant située sur la route vers leurs marchés d'Orient, les Vénitiens s'y intéressent dès le XIIe siècle. En 1125, ils lancent une attaque contre des pirates qui avaient capturé quelques marchands vénitiens et s'installent à Modon. Ils fortifient alors la cité, qui devient un important et prospère centre commercial. La ville devient une étape pour les voyageurs allant de Venise en Terre sainte. Modon et sa voisine Coron sont alors surnommées « les yeux de la république ».

Malgré la conquête du despotat de Morée par les Ottomans en 1460, les Vénitiens conservent leurs possessions. En 1499, une nouvelle guerre éclate entre Venise et l'empire ottoman : au printemps, le sultan Bayezid II assiège Modon. Une flotte vénitienne, commandée par Grimani, se porte au secours de la ville, mais l'amiral vénitien refuse le combat avec une flotte turque venue débarquer des renforts de troupes. Modon tombe le 9 août 1500. La ville est incendiée, l'évêque tué, les hommes décapités, les femmes et les enfants réduits en esclavage.

Les Vénitiens reprennent la ville sous Francesco Morosini, durant la Grande guerre turque des années 1680. Cette seconde période vénitienne ne dure toutefois pas longtemps, puisque les Turcs la reprennent en 1715. Le déclin de la ville sera complet durant la seconde période turque, le commerce s'essoufflant considérablement.

Durant la Guerre d'indépendance grecque, Andréas Miaoulis s'illustre ici en détruisant le 12 mai 1825 une vingtaine de navires de la flotte égyptienne d'Ibrahim Pacha à l'aide de ses brûlots, ce qui n'empêche cependant pas la chute de Navarin quelques jours plus tard[2].

Le château conserve aujourd'hui, dans un état satisfaisant, ses fortifications qui sont très impressionnantes : le grand mur d'enceinte d'environ 3 km de longueur, ses tours, ses bastions, ses courtines, la plate-forme d'artillerie et le grand fossé qui sépare la partie nord des fortifications de la terre, le reste du château étant entouré et protégé par la mer. Le plus intéressant monument resté dans la citadelle est une colonne en granit rose, avec un chapiteau gothique surmonté d'une plaque sculptée, improprement appelée colonne de Morosini[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références
  1. (el) (en) « Résultats du recensement de la population en 2001 », 793 ko [PDF]
  2. Gordon, History of the Greek Revolution, T2 p. 203-204
  3. The granite column in Modon