Michel Godet

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Michel Godet

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Michel Godet en 2009.

Naissance 9 avril 1948
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession
Économiste et professeur, membre de l'Académie des technologies, membre du conseil d'orientation de l'Institut Montaigne, créateur du Cercle des entrepreneurs du futur.

Michel Godet, né le 9 avril 1948, est un économiste, membre de l'Académie des technologies et créateur du Cercle des entrepreneurs du futur. De 1982 à 2014, il a été professeur au Conservatoire national des arts et métiers, titulaire de la chaire de prospective stratégique et auteur d'ouvrages économiques sur le travail ou l'évolution démographique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il obtient un doctorat en statistique à l'Université Paris Sorbonne-Paris IV en 1974, puis un doctorat en sciences économiques à l'Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne en 1976 (Sujet de thèse : « Crise de la prévision, essor de la prospective »). Il est membre de la Commission économique de la Nation et membre de l'Académie des technologies. Il est aussi membre du conseil d'orientation de l'Institut Montaigne[1]. Il a été membre du Conseil d’analyse économique rattaché au Premier ministre[2] de 2004 à 2012. Il a créé le Cercle des entrepreneurs du futur qui organise chaque année le Grand Prix de l'impertinence et des bonnes nouvelles[1].

Il a été administrateur d’AGIPI. Il a aussi été membre, à partir de 2004, du conseil d’administration du groupe mondial laitier et fromager Bongrain.

Il est officier de l'ordre de la Légion d'Honneur[3] et de l'ordre national du mérite[4].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Il est partisan du développement endogène (Créativité et innovation dans les territoires[5]) et d'une adaptation du modèle français à la mondialisation économique.

Il défend le Revenu minimum d'activité, un système proche du Workfare américain, qui vise à compléter le revenu insuffisant issu d'un emploi. Il permettrait aux salariés dont le revenu est inférieur à un certain seuil de bénéficier d'un crédit d'impôt. C’est ainsi qu’il a pris position contre le Revenu de solidarité active[6]. Il dénonce une politique d’assistance sans contrepartie[7],[8].

Il a également pris parti dans le débat sur les questions environnementales en critiquant les « affirmations alarmistes » et rappelé que le climat était bien plus chaud en l'an 1000[9].Il a depuis pris position sur « l'insoutenable développement durable » suite au Grenelle de l'environnement en 2007[10],[11]. « Si le Grenelle de l'environnement avait été un Grenelle du développement durable il aurait porté sur le suicide démographique de l’Europe et sur la dette que nous transmettons aux générations futures » : « il ne sert à rien de sauver les baleines s’il n’y a plus d’enfant pour les regarder ».

Il est opposé depuis 1997 aux 35 heures car selon lui « ce n'est pas en ramant moins qu'on avance plus vite » et parce qu'il « faut des temps morts pour vivre le lien social dans les entreprises » . Il a également repris en 2003, l'idée des Créateurs d'emplois et de richesse de France (Cerf) d'une sortie des 35 heures au moyen des heures supplémentaires non imposables, parlant de « black officiel », mais sans l'exonération de cotisations sociales préconisée par ces derniers[12],[13],[14].

Dans le milieu des économistes, il se caractérise par le lien qu'il fait systématiquement entre dynamique démographique et croissance économique ainsi que par le rôle clé que joue, selon lui, la famille dans l’éducation et l’investissement en capital humain[15],[16].

Il est partisan d'une politique d'immigration qualitative et dénonce notamment « une immigration trop centrée sur l’Afrique et le regroupement familial, et peu ciblée sur le travail »[17].

Il est cité par Nous Citoyens comme membre de son comité de soutien[18].

Critiques[modifier | modifier le code]

Michel Godet est mentionné dans le film de Yannick Kergoat et Gilles Balbastre, issu du livre éponyme de Serge Halimi et paru en 1997, Les Nouveaux Chiens de garde, en tant qu'interlocuteur privilégié des médias. Les auteurs du film s'interrogent sur sa proximité avec les puissances industrielles et médiatiques.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Libérer l'emploi pour sauver les retraites (20 propositions), éditions Odile Jacob, 2014
  • La France des bonnes nouvelles, avec Alain Lebaube et Philippe Ratte, éditions Odile Jacob, 2012
  • Bonnes Nouvelles des Conspirateurs du futur, éditions Odile Jacob, 2011
  • Créativité et innovation dans les territoires, avec Philippe Durance et Marc Mousli, rapport CAE no 92 documentation française septembre 2010. Version poche sous le titre Libérer l’innovation dans les territoires.
  • Le Courage du bon sens, pour construire l’avenir autrement, éditions Odile Jacob, troisième édition revue et augmentée, 2009.
  • La prospective stratégique pour les entreprises et les territoires, avec Philippe Durance, Édition Dunod, collection Topos, septembre 2008.
  • La famille une affaire privée et publique, avec Évelyne Sullerot, Poche, la Documentation française 2007, réédition en 2009.
  • Le vieillissement, une bonne nouvelle, avec Marc Mousli rapport CAE 2007 édité en poche en 2009 à la Documentation française.
  • Manuel de prospective stratégique (2 tomes), Tome 1 l’indiscipline intellectuelle, Tome 2 L’art et la méthode 3e édition, Dunod, 2007.
  • Le Choc de 2006, Odile Jacob, 2003 (Prix du livre d'économie), réédité en 2006.
  • Creating Futures: Scenario-planning as a strategic management tool, Economica-Brookings, deuxième édition 2006.
  • Emploi : le grand mensonge, Pocket, 1999
  • La Pensée unique — Le vrai procès, Economica, 1998 (ouvrage collectif, avec des textes notamment de Françoise Thom et de Jean-Pierre Thiollet, qui a eu un certain retentissement).
  • L'emploi est mort, vive l'activité, Fixot, 1994, deuxième édition Pocket 1997, grand prix du livre sur la mutation du travail
  • De l’anticipation à l’action, Dunod 1991
  • L’avenir Autrement, Armand Colin, 1991
  • Prospective et planification stratégique, Economica, 1985
  • Radioscopie du Japon, avec Pierre-Noël Giraud, Economica 1987.
  • Crise de la Prévision, essor de la prospective, PUF 1977.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b CV de Michel Godet sur le site La prospective
  2. http://www.cae.gouv.fr/spip.php?article134
  3. Décret du 21 mars 2008 portant promotion et nomination
  4. Décret du 14 novembre 2005 portant promotion et nomination
  5. http://www.cae.gouv.fr/Creativite-et-innovation-dans-les-territoires.html
  6. Non au RSA et à ses effets pervers, Le Monde du 26 septembre 2008
  7. Libération, le 4 janvier 2007
  8. Valeurs actuelles du 15 juillet 2010
  9. Réchauffement climatique ou perte de mémoire, Le Monde, 28 août 1998
  10. Michel Godet, L'insoutenable développement durable, 21/01/2008 sur le site équiperlafrance
  11. Le Monde 13 décembre 2007
  12. Michel Godet, Les 3 leviers de l'emploi, Le Figaro 30/08/2003 et 1/09/2003
  13. Michel Godet, Sortir, enfin, et par le haut des 35 heures, Challenges no 83, 7 juin 2007
  14. Michel Godet, L'erreur collective des 35 heures, Le Monde, 06/02/2006
  15. Le Figaro, le 6 juillet 2010
  16. « La Famille, une affaire publique », rapport du Conseil d'analyse économique avec Evelyne Sullerot, 2005
  17. Quelle immigration choisir ? Paru dans Challenges no 34 -4 mai 2006
  18. Page du site internet nouscitoyens.fr

Lien externe[modifier | modifier le code]