Maraîche

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Le requin-taupe commun (Lamna nasus), également dit « veau de mer » ou « maraîche » ou encore « requin marsouin », est une espèce de poisson de la famille des Lamnidae. Il peut atteindre 3,5 mètres de long et possède un museau pointu (rostre) et de grande fentes branchiales. Son dos est bleu-noir ou gris et son ventre blanchâtre.

Confusion possible[modifier | modifier le code]

Dents de maraîche (mesurant moins de 1,5 cm).

Cette espèce est parfois confondue avec un autre lamnidé, le mako.
Les dents du requin-taupe - contrairement à celles du mako - sont ornées de deux denticules, disposés sur chaque côté de chaque dent.

C'est une espèce en forte régression qui semble localement menacée ou a disparu d'une partie de son aire potentielle de vie.
L'Europe vient d'établir un moratoire de sa pêche.

Distribution et habitat[modifier | modifier le code]

Ce poisson littoral et épipélagique (vivant proche de la surface) est absent des eaux équatoriales ; il préfère les eaux froides inférieures à 18 °C.
Principalement présent dans l'Atlantique nord, on le trouve aussi en Australie, au Brésil, au Chili. [réf. nécessaire] On l'a rencontré à la surface et à des profondeurs allant jusqu'à 700 mètres.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Ce requin a une durée de vie de 20 à 30 ans. Il atteint sa maturité à 5 ans et demi. Il est - comme tous les lamnidés - ovovivipare avec cannibalisme in utero.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Squelette d'un rostre (museau)
de maraîche, à symétrie presque triangulaire;
il est formé de différents types de cartilages,
servant de pare-choc et encastrant
certains organes sensoriels

Il se nourrit de harengs, de morues, de maquereaux, de roussettes, de merlans et d'autres poissons qui, pour la plupart sont plus petits que lui.
Actif quand il chasse, il se défend mal quand il est pris à l'hameçon (à l'inverse du mako).

Prédateur ou proie pour l'homme ?[modifier | modifier le code]

On recense quelques rares attaques sur des hommes ou des bateaux [réf. nécessaire].
Il est très pêché, particulièrement en France (Bretagne), pour sa chair, ses ailerons et son huile.

Maraîche coupée transversalement dans une poissonnerie au Québec.

Sa chair rose a différents niveaux de tendreté. Elle est plus grasse dans la zone abdominale et moins tendre en allant vers la queue. Dans une coupe transversale (darne), on peut voir dans le muscle deux médaillons (symétriques) plus foncés, rouge vin, qui sont riches en sang, dont la saveur et la texture se rapprochent de celles du foie. Les cartilages articulant les nageoires sont utilisés pour les soupes et les vertèbres (cartilagineuses) sont réputés être de bons « os pour chiens ».

Le maraîche est vendue sous la désignation de veau de mer. Au Québec, il est généralement connu comme étant du requin et parfois, faussement, du mako.

Le maraîche ne mord que pour se nourrir (pression de mâchoire d'à peine 2 kilos). Très irritable, il préfère charger pour se défendre. Sa vitesse non négligeable de 30 km/h, sa mâchoire très résistante lancée à cette allure peut briser la coque d'un petit bateau. On le soupçonne d'être à l'origine du naufrage de Le Croisé en l'an 2000 en Nouvelle-Zélande ; le petit chalutier retrouvé avec son équipage de quatre personnes en 2001 dans un atroce état (trou dans la coque et crânes de 2 personnes brisés, le capitaine avec un morceau de bois lui transperçant le corps Le quatrième marin n'a pas été retrouvé ; on soupçonnait le requin bleu et son obstination légendaire, mais en 2003 l'affaire s'est un peu éclaircie car cet endroit s'est révélé très fréquenté par les maraîches et les requins taureaux. On en a déduit que le maraîche était à l'origine du drame, et le requin taureau responsable de la disparition de la quatrième personne. On soupçonne un "banc", même si c'est rare pour ce genre de requin [réf. nécessaire].

Statut et protection de l'espèce[modifier | modifier le code]

Cette espèce a une large aire de répartition mais possède un faible taux de reproduction.
Compte tenu de sa haute valeur commerciale elle est activement recherchée, ce qui a abouti à une forte réduction des populations particulièrement de l'Atlantique.

Mesure de protection ou de régulation des pêches

  • Les États-Unis et le Canada ont entrepris de limiter les prises, ce qui pourrait améliorer la situation des populations des côtes américaines.
  • L'Union européenne est enfin parvenue le 15 décembre 2009 à se décider sur les quotas de pêche pour les espèces de poissons les plus menacées en 2010. Sa pêche fait l'objet d'un moratoire en Europe.

Il ne figurait pas encore en 2009 sur la liste rouge des espèces en danger de disparition mais si l'effort de pêche continuait à ce rythme, ses populations auraient rapidement été menacées.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]