Man (Côte d'Ivoire)

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Man
Image illustrative de l'article Man (Côte d'Ivoire)
Administration
Pays Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
District Montagnes
Région Tonkpi
Département Man
Maire Tia André
Démographie
Gentilé Manois(e)
Population 172 867 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 7° 24′ N 7° 33′ O / 7.4, -7.557° 24′ Nord 7° 33′ Ouest / 7.4, -7.55  
Divers
Langue(s) parlée(s) Français, Yacouba,
Localisation

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Man

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Man

Man est une grande ville de l'ouest de la Côte d'Ivoire. Elle est surnommée "La ville aux 18 montagnes" et elle est d'ailleurs le chef-lieu de la région du Tonkpi. La ville a été nommée Man par rapport au sacrifice du patriarche Gbê, chef de canton de Gbêpleu à la fin du XIXe siècle. Celui-ci a donné en sacrifice sa fille unique prénommée Manlé, enterrée vivante dans la forêt sacrée, pour le développement et la croissance harmonieuse de la ville en création. Cette forêt aujourd'hui protégée est l'habitat des singes sacrés.

Administration[modifier | modifier le code]

Man est le chef-lieu du département du même nom.

Une loi de 1978[1] a institué 27 communes de plein exercice sur le territoire du pays.

Liste des maires successifs (Député Maire pour Dion Robert)
Date d'élection Identité Parti Qualité Statut
1965 Dion Robert PDCI-RDA Homme politique élu
1970 Dion Robert (décédé le 4 février 1974 PDCI-RDA Homme politique réélu
1985 Jacquet Florent Droh (décédé le 4 mars 2011) PDCI-RDA Homme politique élu
1990 Gilbert Bleu-Lainé PDCI-RDA Homme politique élu
1995 Phylippes Sianélé Bouys PDCI-RDA Homme politique élu
2001 Albert Flindé UDPCI Homme politique élu

Après les évènements de 2002, la ville, comme toutes les localités du nord du pays, a été placée sous l'administration du MPCI puis des Forces nouvelles de Côte d'Ivoire[2] et se trouvait de fait sous l'autorité unique d'un « commandant de zone » ( « com-zone » ). Ce « commandant de zone » est désigné par le secrétaire général des Forces nouvelles de Côte d'Ivoire et actuel premier ministre, Guillaume Soro, comme pour chacun des 10 secteurs de la zone nord ivoirienne, Man étant désignée depuis 2006 sous le terme de Zone no 6[3]. Actuellement, il s'agit de Fofana Losseni. Cette autorité existe toujours en 2008 et cohabite avec les fonctionnaires de l'État, préfet et sous-préfet, revenus dans la région.

Représentation politique[modifier | modifier le code]

Député de Man
Date d'élection Identité Parti Qualité Statut
2012 Sidiki Konaté RDR Homme politique élu
Député maire de Sangouiné (sous-préfecture de Man)
Date d'élection Identité Parti Qualité Statut
2001 Siki Blon Blaise UDPCI Homme politique élu

Société[modifier | modifier le code]

La région de Man est célèbre pour ses danses.

Démographie[modifier | modifier le code]

La ville compte environ plus de 160 000 habitants avec une population qui est constituée principalement de Yacoubas, Wobés et Touras.

Évolution démographique
1920 1946 1975 Recensement 1988 Recensement 1998 Estimation 2010
50 288 88 294 116 657 164 449
Nombre retenu à partir de 1920 : Population sans doubles comptes

Éducation[modifier | modifier le code]

La ville de Man abrite 44 écoles primaires qui accueillent 14 000 élèves et 2 lycées et 8 collèges pour 11 000 élèves.

Écoles de formation professionnelle
Public.centre de formation professionnelle de Man (mécanique générale,mécanique automobile ,construction métallique)

  • Lycée professionnel de Man
    (mécanique, électronique)
  • CAFOP Supérieur de Man.

Enseignement secondaire
Lycée Public

  • Lycée moderne de Man

Lycée privé

  • Collège Jean de la Mennais

Collège public

  • Collège moderne

Collège privé

  • Collège Domoraud
  • Collège Blon
  • Collège Saint Henri de Osso (catholique fille)
  • Collège Saints Martyrs de l'Ouganda (catholique garçon)
  • Collège Saint Brice
  • Collège Gueu Pascale
  • Collège Moderne Saint André

Le département compte aussi une Institution de Formation et d'Éducation Féminine située au chef-lieu, l'un des 90 centres de cette nature existant dans le pays. Cette institution a pour objet de permettre aux femmes analphabètes, aux jeunes filles non scolarisées ou déscolarisées, aux femmes agricultrices de trouver une opportunité pour le développement d'aptitudes nouvelles permettant leur insertion ou leur autonomisation[4].

Économie[modifier | modifier le code]

On y travaille les pierres et des métaux précieux pour l'exportation. Jusqu'au milieu des années 1980, le travail de l'ivoire constituait une ressource économique importante pour la ville, mais depuis cette ressource a été tarie par l'interdiction du commerce international de l'ivoire[5].

Langues[modifier | modifier le code]

Article connexe : Langues en Côte d'Ivoire.

Depuis l'indépendance, la langue officielle dans toute la Côte d'Ivoire est le français. La langue véhiculaire, parlée et comprise par la majeure partie de la population, est le dioula mais les langues vernaculaires de la région sont le Dan (langue maternelle des Yacoubas) et le (parlé par les Wês et le peuple Wobé)[6]. Le français effectivement parlé dans la région, comme à Abidjan, est communément appelé le français populaire ivoirien ou français de dago[Note 1] qui se distingue du français standard par la prononciation et qui le rend quasi inintelligible pour un francophone non ivoirien. Une autre forme de français parlé est le nouchi, un argot parlé surtout par les jeunes et qui est aussi la langue dans laquelle sont écrits 2 magazines satiriques, Gbich! et Y a fohi. Le département de Sassandra accueillant de nombreux ivoiriens issus de toutes les régions du pays, toutes les langues vernaculaires du pays, environ une soixantaine, y sont pratiquées.

Religion[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Diocèse de Man.

Man est le siège d'un évêché catholique créé le 8 juin 1968.

Sports[modifier | modifier le code]

Les compétitions sportives se déroulent exclusivement au chef-lieu du département, les autres localités ne disposant d'aucune infrastructure dédiée : la ville dispose d'un club de football, le Man FC qui évolue en MTN Ligue 2. Un autre club, le Angelique FC de Man évolue en Championnat de Cote d'Ivoire de football de division régionale, équivalent d'une 4e division. Comme dans la plupart des villes du pays, il est organisé, de façon informelle, des tournois de football à 7 joueurs qui, très populaires en Côte d'Ivoire, sont dénommés Maracanas. Le handball est également pratiqué, particulièrement par les filles, élèves du lycée de la ville.

La région[modifier | modifier le code]

  • Nombreux et impressionnants ponts de lianes toujours construits nuitamment (déconseillés aux personnes sujettes au vertige).
  • Nombreuses cascades spectaculaires dans les environs.
  • Parc national du Mont Sangbé à proximité.
  • Mont Tonkoui, l'un des plus hauts sommets du pays.
  • Danses sur échasses, typiques des Yacouba.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les populations Yacouba - Toura - Ouobé dans la subdivision de Man (Côte d’Ivoire). Résultats d’une enquête démographique 1948-1949. Bulletin Médical de l’AOF, vol. 7, fasc.2, 1950, pages 149-160

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Si, à Abidjan et dans le nord, on parle de français de Moussa, dans l'ouest du pays, on parle de français de Dago