Chlorocebus sabaeus

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Singe vert, Vervet vert, Callitriche

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Callitriche (singe), Vervet et Singe vert.

Chlorocebus sabaeus

alt=Description de l'image Abuko monkey.jpg.
Classification selon MSW
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Mammalia
Ordre Primates
Sous-ordre Haplorrhini
Infra-ordre Simiiformes
Micro-ordre Catarrhini
Super-famille Cercopithecoidea
Famille Cercopithecidae
Sous-famille Cercopithecinae
Genre Chlorocebus

Nom binominal

Chlorocebus sabaeus
(Linnaeus, 1766)

Synonymes

  • Cercopithecus sabaeus
  • Cercopithecus aethiops sabaeus
  • Chlorocebus aethiops sabaeus

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Statut CITES

Sur l'annexe  III  de la CITES Annexe III , Rév. du 26/02/76

Le Singe vert (Chlorocebus sabaeus), appartient genre de primate Chlorocebus, de taille moyenne de la famille des Cercopithecidae. L'aire de répartition de ces singes est l'Afrique subsaharienne. Il est également connu sous le nom de Callitriche[1]. Certains scientifiques pensent que tous les membres du genre Chlorocebus sont une seule et même espèce. Le terme singe vert peut parfois être donné au Cercopithecus aethiops.

Description[modifier | modifier le code]

Face sombre aux favoris paille.
Crâne d'un mâle
  • La longueur du corps varie de 40 à 60 cm, la queue peut atteindre jusqu'à 70 cm et le poids se situe entre 4 et 6 kg. Les mâles sont beaucoup plus grands que les femelles.
  • L'extrémité de la queue est jaune d'or ainsi que le dos des cuisses et les favoris sur les joues. Il n'a pas de bande de fourrure sur le front, comme les autres espèces de chlorocebus, les mâles ont un scrotum bleu pâle voir un peu verdâtre.
Séance d'épouillage.

Habitat[modifier | modifier le code]

Il vit en lisière des zones boisées et dans les savanes africaines, du Sénégal et de la Guinée. Il est abondant dans le parc national du Niokolo-Koba au Sénégal. Sa population y est estimée à 30 000 individus. Il a été introduit dans les îles du Cap-Vert au large du nord-ouest de l'Afrique et les îles antillaises de Saint-Kitts, Niévès, Saint-Martin, et à la Barbade[2] Il se rencontre dans un large éventail d'habitats boisés, allant de la forêt du Sahel très sèche jusqu'aux forêts tropicales. Il est également souvent vu dans les régions côtières, où ils sont connus pour se nourrir d'aliments de bord de mer comme les crabes[3]

Biologie[modifier | modifier le code]

L'activité est diurne. Il vit sur le sol, ainsi que dans les arbres. Il se rencontre en groupes constitués de quelques mâles, de femelles et de jeunes, qui peuvent atteindre 80 individus. Au sein des groupes existe une hiérarchie stricte pour l'accès à la nourriture et aux soins de toilette quotidienne (Social grooming).

La femelle, après une gestation d'environ 160 jours donne naissance à un petit, qui atteint la maturité sexuelle entre 4 et 5 ans.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Fruits, feuilles, racines, graines et à l'occasion œufs, petits reptiles ou oiseaux et... pique-nique des touristes.

Relations à l'homme[modifier | modifier le code]

Les singes verts sont assez téméraires et ne craignent pas la cohabitation avec l'homme dans de nombreuses grandes villes d'Afrique, où ils disputent souvent les déchets d'origine humaine aux autres animaux commensaux, chats, rats et oiseaux (pigeons, corbeaux). Particulièrement agiles, ils sont également capables de voler de la nourriture laissée sans surveillance, et sont connus pour se livrer parfois à de véritables pillages dans les maisons, à la recherche de nourriture (fruits, gâteaux...).

S'ils constituent parfois un problème, la lutte se limite généralement à l'interdiction de les nourrir, ces animaux étant bien trop charismatiques auprès des touristes pour que les pouvoirs publics entreprennent la moindre action à leur encontre.

De jeunes singes verts sont parfois élevés comme animaux de compagnie, les propriétaires recourant souvent à la castration et au limage des canines pour diminuer leur agressivité et leur dangerosité. Néanmoins, un tel animal est susceptible d'avoir des réactions imprévisibles et surtout un potentiel de destruction extrêmement élevé dans une habitation, et leur détention en captivité est interdite ou étroitement réglementée dans de nombreux pays.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Kingdon, J., The Kingdon Guide to African Mammals, Academic Press Limited, London,‎ 1997 (ISBN 978-0-12-408355-4)
  2. Groves, C. (2005). Wilson, D. E., & Reeder, D. M, eds. ed. Mammal Species of the World (3rd ed.). Baltimore: Johns Hopkins University Press. pp. 158-159. ISBN 0-801-88221-4.
  3. Kingdon, J. (1997). The Kingdon Guide to African Mammals. Academic Press Limited, London. ISBN 0-12-408355-2.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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