Maison de Stolberg

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Blason des Stolberg avant 1429

Les Stolberg sont les membres d'une famille de la haute aristocratie issue de la noblesse immémoriale du Saint-Empire romain germanique et qui à ce titre ont dirigé des États du Saint-Empire.

Origine[modifier | modifier le code]

Il existe plus d'une dizaine de théories sur l'origine des comtes puis princes de Stolberg, mais il est vraisemblable que cette maison remonte à une branche des comtes de Hohnstein du XIIe siècle. Il est fait mention d'un comte Henricus de Vocstat vers 1200 dont cette ville est le siège du comté, puis le comté transfert son siège dans le Harz au château de Stolberg au XIIIe siècle. Ce château demeure pendant plus de six siècles en possession de la famille qui en est expulsée par les communistes en 1945.

Les comtes de Stolberg obtiennent en plus le comté de Wernigerode en 1429 et dès lors leur influence ne va cesser d'augmenter. En 1645, la famille se divise en deux branches: les Stolberg-Wernigerode (branche aînée) et les Stolberg-Stolberg (branche cadette). De la branche aînée sont également issues au début du XVIIIe siècle deux autres branches, les Stolberg-Gedern (jusqu'en 1804) et les Stolberg-Schwarza (jusqu'en 1748). La branche cadette est également divisée en deux branches en 1706, les Stolberg-Stolberg et les Stolberg-Roßla.

La branche Stolberg-Gedern obtient le titre de prince du Saint-Empire par Charles VII en 1742.

Le comté de Stolberg-Wernigerode est médiatisé au milieu du XVIIIe siècle au profit du royaume de Prusse, tandis que ceux de Stolberg-Stolberg et de Stolberg-Roßla le sont au profit de la principauté de Saxe. Lorsque le Saint-Empire romain germanique disparaît en 1806, la famille perd ses privilèges de comtes du Saint-Empire et entre simplement dans les rangs de la noblesse de Prusse. Ils siègent à partir de 1815 à la chambre des seigneurs de Prusse. Le 22 octobre 1890, le Kaiser Guillaume II octroie à cette famille le titre de prince.

Quelques domaines et châteaux[modifier | modifier le code]

Vue du château de Stolberg, résidence des comtes de Stolberg
Château de Wernigerode vers 1860 (collection Duncker)

Quelques personnalités de la Maison de Stolberg[modifier | modifier le code]

  • Henri de Stolberg, évêque Henri V de Mersebourg de 1341 à 1357
  • Botho de Stolberg l'Aîné (1375-1455), obtient en plus de Stolberg, le comté de Wernigerode
Portrait d'Anne III de Quedlindbourg, comtesse de Stolberg
  • Catherine de Stolberg (1463-1535), abbesse de Drübeck
  • Henri de Stolberg le Jeune (1467-1508), gouverneur de Frise
  • Botho de Stolberg (1467-1538), comte de Stolberg, de Wernigerode et de Hohnstein
  • Wolfgang de Stolberg (1501-1552), rector magnificus de l'université de Wittenberg
  • Comtesse Anne de Stolberg (1504-1574), abbesse impériale Anne II de Quedlinbourg
  • Comtesse Anne de Stolberg (1565-1601), abbesse impériale Anne III de Quedlinbourg
  • Comte Ludwig zu Stolberg (1505-1574)
  • Comtesse Juliana de Stolberg (1506-1580) aïeule des Orange-Nassau
  • Comte Heinrich zu Stolberg (1509-1572), frère de la précédente, adopte la Réforme protestante
  • Comte Christian Ernst zu Stolberg-Wernigerode (1691-1771), fondateur de la lignée des Stolberg-Wernigerode
Armes des Stolberg après 1742
Branche Stolberg-Gedern
Branche Stolberg-Stolberg
Mariage le 22 janvier 1933 de Wolff Heinrich, prince von und zu Stolberg-Stolberg, avec une roturière, Irma Erfert, au château de Stolberg
  • Comte Christian zu Stolberg-Stolberg (1748-1821), poète
  • Comte Friedrich Leopold zu Stolberg-Stolberg (1750-1819), frère du précédent, poète
  • Comtesse Augusta-Louise zu Stolberg-Stolberg (1753-1835), sœur des précédents, correspondante de Goethe
  • Comtesse Louise zu Stolberg-Stolberg (1799-1875), femme de lettres
  • Comte Friedrich zu Stolberg-Stolberg (1836-1904), président de l'Union de la noblesse catholique de Silésie et membre de l'Union de la noblesse catholique d'Allemagne
  • Comte Hermann Josef zu Stolberg-Stolberg (1854-1925), propriétaire du manoir de Westheim et président de l'Union de la noblesse catholique de Silésie

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Konrad Breitenborn, Graf Otto zu Stolberg-Wernigerode. Deutscher Standesherr und Politiker der Bismarckzeit. Ausgewählte Dokumente, Jüttners Buchhandlung, Wernigerode, 1993, ISBN 3910157017
  • (de) Jörg Brückner, Zwischen Reichsstandschaft und Standesherrschaft. Die Grafen zu Stolberg und ihr Verhältnis zu den Landgrafen von Thüringen und späteren Herzögen, Kurfürsten bzw. Königen von Sachsen (1210 bis 1815) (= Veröffentlichungen des Landesheimatbundes Sachsen-Anhalt e. V. zur Landes-, Regional und Heimatgeschichte. Bd. 2). Verlag Janos Stekovics, Dößel 2005, ISBN 3-89923-119-8 (Chemnitz, Techn. Univ., Diss., 2003).
  • (de) Michael Schroeder, Schloß Ortenberg. Ein Führer zu Burg und Schloß Ortenberg sowie zur Familiengeschichte des Fürstlichen Hauses Stolberg-Roßla, Ortenberg, 2010.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]