Daniel Brendel von Homburg

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Archevêque Daniel Brendel von Homburg

Daniel Brendel von Homburg, né le 22 mars 1523 à Aschaffenbourg, où il est mort le 22 mars 1582, est archevêque et prince-électeur de Mayence de 1555 à 1582.

Biographie[modifier | modifier le code]

Daniel était fils de Frédéric Brendel von Homburg, et de Marguerite von Bellersheim, l'un et l'autre illustres par leur naissance et leur attachement à la catholicisme, sa voie ecclésiastique était toute tracée. Chanoine et scolastique de l'église de Spire, puis chanoine de Mayence, était, en qualité de député de cette dernière église, signataire du traité de la paix de Passau, est participer à la diète d'Augsbourg. Lorsqu'on lui annonça mort de l'archevêque Sébastien, avec ordre de s'en revenir pour l'élection d'un nouveau pasteur. Elle tomba sur lui, le 18 avril 1555, sans qu'il s'y attendît, malgré la brigue de son confrère, Reichard, de la branche palatine de Simmern, qui, l'an 1559, devint prévôt de Mayence, et, quelque temps après, embrassa le luthéranisme. Daniel Brendel von Homburg termina la carrière de sa vie, le 22 mars 1582, dans son palais d’Aschaffenbourg, et fut inhumé dans sa cathédrale. Il avait des mœurs très régulières, et un grand zèle pour la foi catholique, quoique sa ville et son palais même fussent remplis de Protestants. cathédrale Saint-Martin de Mayence.

Biographie politique[modifier | modifier le code]

L'an 1558, on vit arriver à Francfort-sur-le-Main, au mois de février, le prince d'Orange, qui venait à la tête d'une brillante ambassade signifier aux électeurs l'abdication de l'empire, faite par Charles Quint dès le mois de septembre 1556, en faveur de Ferdinand, son frère, roi des Romains. L'électeur de Mayence, escorté de deux cents chevaux, se rendit, le 20 février, en ce, lieu, où, quatre jours après, Ferdinand fut reconnu solennellement empereur par tout le collège électoral. Daniel était, l'année suivante 1559, à la diète d'Empire à Augsbourg, lorsqu'elle confirma le recès de celles de 1555 (plus connu en Allemagne sous le nom de paix religieuse), portant qu'on n'inquiéterait personne pour cause de religion, soit qu'il persévérât dans l'ancienne religion, soit qu'il embrassât la nouvelle ; mais que les ecclésiastiques qui prendraient ce dernier parti, seraient déchus par là de-leurs bénéfices et dignités.

L'année 1562 est mémorable dans les fastes de Mayence par la pompe avec laquelle Daniel y fit célébrer la fête du Corps du Christ. Il porta lui-même le saint sacrement à la procession, précédé de, tout son clergé revêtu d'ornements précieux, et portant, suivant la coutume des couronnes de feuilles de chêne pour se garantir des ardeurs du soleil. Il concourut, la même année, à l'élection de Maximilien II, roi des Romains, qui se fit, le 24 novembre, à Francfort, et six jours après, il fit au même heu la cérémonie de son sacre. Le 27 décembre suivant, l’empereur, sollicité de demander au pape l'usage du calice pour les laïques et la permission de se marier pour les prêtres, écrit aux trois archevêques du Rhin pour avoir là-dessus leur avis. S'étant assemblés en conséquence à Coblence, ils envoyèrent chacun des députés à Vienne pour discuter ces deux points avec les députés de l'archevêque de Salzbourg et Albert de Bavière, sous la présidence de l'évêque de Gurk. Sur le premier, on convint unanimement que l'usage du calice pouvait être accordé aux laïques sous le bon plaisir des ordinaires. Mais il y eut partage sur le second. Les dépotés de Mayence rejetèrent le mariage des prêtres comme une innovation qui renverserait toute ta discipline de l'église. Les autres furent d'un avis contraire.

L'empereur écrivit, le 14 août 1563, à Daniel pour l'engager à se relâcher sur le célibat sacerdotal dans l'Église catholique. Mais le prélat, ayant conféré sur ce sujet, le 6 décembre, avec ses deux collègues à Coblence, répondit qu'il ne pouvait se décider sur une matière aussi grave sans avoir consulté, dans un concile provincial, sel suffragants. L'empereur avait, cependant, envoyé des députés au pape Pie IV, qui, par sa lettre du 16 avril 1564, à Daniel permit la coupe au peuple dans le sacrement, sous certaines conditions. Mais on ne voit pas qu'on ait usé de cette indulgence dans l'église de Mayence, et il paraît qu'on n'y changea rien à cet égard dans la discipline, non plus que pour le célibat des prêtres.

L'an 1570, à la diète de Spire, Daniel célébra le mariage d'Elisabeth, fille de Maximilien II, avec Charles IX de France, représenté par l'archiduc Ferdinand. Henri, duc d'Anjou, frère de Charles IX, ayant pris sa route par l'Allemagne, l'an 1573, pour aller se mettre en possession du trône de Pologne, l'électeur de Mayence lui fit une réception solennelle, le 15 décembre, à son arrivée dans cette ville. Daniel, l'an 1575, à la diète de Ratisbonne, donna son suffrage, le 27 octobre, pour l'élection de Rodolphe II, nouveau roi des Romains, qu'il couronna le Ier novembre suivant. Maximilien II père de ce prince, étant mort, le 12 octobre 1576, à Prague, Daniel, invité à ses funérailles, y envoya, pour tenir sa place, Wolfgang, prévôt de sa cathédrale, qui, dans la marche du convoi (le 22 mars 1577), eut à ses côtés les électeurs de Cologne et de Trêves, et son siège dans l'église immédiatement après le nouvel empereur. ( Gall. chr. nov., tom. V, col. 58i.) Daniel augmenta les revenus de son église par.la réunion qu'il y fit, en 1559, de la plus grande partie du comté de Reineck, comme d'un fief de sa mouvance, vacant par la mort du dernier comte Philippe. Les électeurs de Mayence en firent depuis une nouvelle inféodation aux comtes de Nostitz.

Sources[modifier | modifier le code]

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