Lydia Davis

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Lydia Davis, née le 15 juillet 1947 à Southampton (Massachusetts), est une nouvelliste, romancière, professeur d'écriture créative et traductrice américaine, lauréate du Prix international Man Booker en 2013 [1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Lydia Davis a grandi entre Southampton et New York. Elle a également vécu et étudié en Autriche, avant de séjourner trois années en Irlande, puis en France où elle a commencé à travailler comme traductrice dans l'industrie cinématographique, mais aussi pour des galeries d'art, avant de se consacrer à la traduction littéraire[2]. Lydia Davis a été mariée avec l'écrivain américain Paul Auster, dont elle a eu un fil prénommé Daniel. Après leur divorce, elle a refait sa vie avec le peintre Alan Cote, dont elle a également eu un fils prénommé Théo[3]. Elle vit actuellement à New-York, où elle enseigne l'écriture créative (creative writing) à l'Université d'Albany.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Si elle s'est essayée au roman, Lydia Davis est surtout reconnue et renommée pour son art de la nouvelle. L'écrivain Dave Eggers affirme notamment « qu'elle a fait exploser la plupart de ses certitudes sur l'art de la nouvelle »[4]. Influencée dans ses premières années par le Prix Nobel irlandais Samuel Beckett, dont elle a longuement étudié le style et le rythme de la phrase, Lydia Davis revendique également les influences de Franz Kafka, Henri Michaux, Léon-Paul Fargue, Francis Ponge, Peter Altenberg ou encore Robert Walser dont elle dit partager l'économie narrative et la fulgurance de la pensée[5]. Lydia Davis est, par ailleurs, la traductrice en anglais de nombreux poètes, philosophes et romanciers français, parmi lesquels : Vivant Denon, Gustave Flaubert, Marcel Proust, Michel Butor, Pierre Jean Jouve, Michel Leiris, Michel Foucault, ou Maurice Blanchot.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Recueils de nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Ce qu'elle savait, Phébus, 2005
  • Kafka aux fourneaux, Phébus, 2009

Romans[modifier | modifier le code]

  • C'est fini, Phébus, 2007

Liste sélective des auteurs et livres traduits du français vers l'anglais[modifier | modifier le code]

  • Maurice Blanchot, L'espace littéraire. (en) Lydia Davis (traduction) et P. Adams Sitney (éditeur), The Gaze of Orpheus, and Other Literary Essays, Station Hill Press,‎ 1981
  • Pierre Jean Jouve, Aventure de Catherine Crachat. I. Hécate. (en) Lydia Davis (traduction), Hecate: The Adventure of Catherine Crachat: I, Marlboro Press,‎ 1997
  • Marcel Proust, Du côté de chez Swann.(en) Lydia Davis (traduction), Christopher Prendergast (éditeur) et Lydia Davis (éditeur), Swann's Way, Penguin Books,‎ 2004
  • Vivant Denon, Point de lendemain. (en) Lydia Davis (traduction) et Peter Brooks (éditeur), No Tomorrow, New York Review of Books,‎ 2009
  • Gustave Flaubert, Madame Bovary. (en) Lydia Davis (traduction) et Lydia Davis (éditeur), Madame Bovary, Viking Adult,‎ 2010

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Lydia Davis a reçu de nombreuses distinctions[6], dont le Prix international Man Booker 2013 pour l'ensemble de son œuvre. Elle est également lauréate du Guggenheim Fellowship 1997, du Lannan Literary Award For Fiction 1988, ou encore du MacArthur Fellows Program en 2003. Ses traductions du français vers l'anglais lui ont aussi valu d'être reçue Chevalier des Arts et des Lettres en 1999.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Biographie de l'auteur sur le site de son éditeur français, Phébus
  2. Biography site du Festival international de littérature de Berlin (en)
  3. Entretien avec Lydia Davis
  4. Dave Eggers, cité par David Caviglioli dans un article consacré à Lydia Davis dans Le Nouvel Observateur
  5. Entretien de 2008 avec Sarah Manguso
  6. Distinctions évoquées lors d'un entretien avec l'auteur

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Entretien avec Lydia Davis, mené par Christopher J. Knight, Contemporary Literature 40 (4): 525–551.[1]
  • Entretien avec Lydia Davis, mené par Sarah Manguso en janvier 2008 dans The Believer [2]