Le Prix du danger (film)

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Le Prix du danger est un film franco-yougoslave de science-fiction réalisé en 1983 par Yves Boisset.

Le scénario est basé sur la nouvelle de Robert Sheckley, Le Prix du danger (The Prize of Peril). Celle-ci, assez courte, est développée en un pamphlet social où l'avenir des jeux télévisés est décrit sous son plus mauvais jour.

Sommaire

Synopsis [modifier]

Dans un futur proche, un jeu télévisé intitulé Le Prix du danger fait fureur. Les règles sont simples : un homme doit parvenir à rejoindre un endroit secret en échappant à cinq traqueurs. Si le candidat gagne, il se voit attribuer la somme de 1 million de dollars, dans le cas contraire, la mort l'attend. Le tout est filmé et retransmis en direct sur la chaîne de télévision CTV. François Jacquemard décide de participer au jeu.

Devant la popularité de Jacquemard pendant l'émission, la CTV décide de truquer le jeu en faveur du candidat afin de monopoliser l'indice d'écoute et en informe directement François Jacquemard. Mais Jacquemard, orgueilleux et furieux d'être pris pour un appât à audimat, décide de retourner la situation contre l'émission et abat ses poursuivants un par un, ce qui est contraire au règlement du jeu.

Fiche technique [modifier]

Distribution [modifier]

Commentaires [modifier]

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Le film se révèle prophétique de l'évolution de la télévision, pas tant par sa vision de la violence à l'écran que par la scénarisation d'émissions décrivant soi-disant la « réalité ». Les divers scandales de « bidonnage » émaillant les émissions actuelles de téléréalité confortent cette analyse de scénarisation à outrance.

Autour du film [modifier]

  • Le rôle principal aurait dû être tenu par Patrick Dewaere avant qu'il ne se suicide, quelques mois avant le début du tournage[1].

Les plaignants gagnèrent le procès en première instance, perdirent en appel, puis gagnèrent en cassation. Néanmoins, ils eurent beaucoup de mal à obtenir le dédommagement financier demandé (s'élevant à plus d'un million de francs, soit plus de 150 000 euros).[réf. souhaitée]

Pour être complet sur le sujet, il faut préciser que le réalisateur allemand Tom Toelle adapta lui aussi la nouvelle de Robert Sheckley, 13 ans avant Yves Boisset.

Notes et références [modifier]

  1. Selon les déclarations de Claude Lelouch, Bertrand Blier et Yves Boisset dans le film de Marc Esposito (de 28 min 40 s à 47 min) et la biographie de Jean-Marc Loubier La Frayeur de vivre, p. 263-271.

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