Laurent Monsengwo Pasinya

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Laurent Monsengwo Pasinya
Biographie
Naissance (74 ans)
Mongobelé, Drapeau de la République démocratique du Congo République démocratique du Congo
Ordination sacerdotale
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
par Benoît XVI
Titre cardinalice Cardinal-prêtre de S. Maria "Regina Pacis" in Ostia mare
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par le pape Jean-Paul II
Dernier titre ou fonction Archevêque métropolitain de Kinshasa
Archevêque métropolitain de Kinshasa
Depuis le
Précédent Frédéric Etsou-Nzabi-Bamungwabi
Archevêque métropolitain de Kisangani
Précédent Augustin Fataki Alueke Marcel Utembi Tapa Suivant
Évêque titulaire de Aquae Novae in Proconsulari
Évêque auxiliaire de Kisangani
Évêque titulaire de Aquae Novae in Proconsulari
Évêque auxiliaire d'Inongo

Blason
« In fide veritatis »
(it) Notice sur www.vatican.va
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org
(en) Articles sur www.cardinalrating.com

Laurent Monsengwo Pasinya, né le à Mongobelé, un village situé dans la province de Bandundu, est un cardinal catholique congolais, archevêque de Kinshasa (République démocratique du Congo) depuis 2007.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Après ses études primaires à Nioki et secondaires au petit séminaire de Bokoro, Laurent Monsengwo intègre le grand séminaire de Kabwe où il suit le cycle de philosophie avant de partir pour Rome suivre à l'Université Pontificale Urbanienne le cycle de théologie. Il est ordonné prêtre le pour le diocèse d'Inongo par le cardinal Agagianian, préfet de la Congrégation pour la propagation de la foi.

Prêtre[modifier | modifier le code]

Il poursuit ses études à Rome et en 1970, il est le premier Africain à obtenir son doctorat à l'Institut biblique pontifical de Rome.

De retour au Congo devenu Zaïre, il occupe différents postes de professeur de théologie aux Facultés catholiques de Kinshasa et dans plusieurs séminaires, notamment Jean XXIII à Kinshasa.

De 1976 à 1980, il est secrétaire général de la Conférence épiscopale du Zaïre.

Évêque[modifier | modifier le code]

Le il est nommé évêque auxiliaire d'Inongo. Il reçoit la consécrations épiscopale le 4 mai suivant, des mains même du pape Jean-Paul II. Dès le il est transféré à Kisangani, toujours comme évêque auxiliaire.

En 1984, il est élu président de la Conférence épiscopale du Zaïre (CEZ), poste qu'il conserve jusqu'en 1992. En 1987, il est également élu membre du Conseil du secrétariat général du synode des évêques, poste auquel il est réélu en 1990 et en 2001.

Le , il est promu archevêque de Kisangani. À ce poste, il s'impose comme l'un des acteurs politiques majeurs de la période de retour à la démocratie qui a suivi le régime du dictateur Mobutu. Ainsi en 1991, il devient président du Bureau de la Conférence nationale souveraine puis, de 1992 à 1996 du Haut conseil de la république, érigé en parlement de transition en 1994.

En 1997, après en avoir été premier vice-président pendant trois ans, il est élu président du Symposium des conférences épiscopales d'Afrique et de Madagascar (SCEAM), poste qu'il conserve jusqu'en 2003.

En 2002, il devient vice-président de Pax Christi international et en 2004 il est élu président de la Conférence épiscopale nationale du Congo. Suite à cette désignation, face aux rumeurs l'annonçant candidat à l'élection présidentielle, il déclare lors d'un point presse, « Je n'envie pas le pouvoir politique.., si je le voulais, je l'aurais pris en 1997, avec la chute de Mobutu, mais je ne l'ai pas fait, car mon pouvoir ecclésiastique est 1000 fois supérieur au pouvoir politique ».

Le , Benoît XVI le transfère au siège métropolitain de Kinshasa.

Cardinal[modifier | modifier le code]

Il est créé cardinal par Benoît XVI lors du consistoire du 20 novembre 2010. Il reçoit alors le titre de cardinal-prêtre de Santa Maria "Regina Pacis" in Ostia mare.

Il participe au conclave de 2013 qui élit le pape François. Le , le nouveau pape constitue un groupe de neuf prélats issus de tous les continents, chargés de l'épauler dans la réforme de la Curie romaine et la révision de la constitution apostolique Pastor Bonus. Pour l'Afrique, c'est le cardinal Monsengwo qui est choisi[1].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • La notion de 'nomos' dans le Pentateuque grec (en collaboration avec Ignace de La Potterie), Roma Biblical Institute Press, 1973
  • L'église catholique au Zaïre : ses tâches, ses défis, ses options, Éditions Saint Paul Afrique, Limete, Kinshasa, 1991, 32 p. (ISBN 9782741400196)
  • Déclaration de Mgr L. Monsengwo Pasinya, Président du HCR-PT sur la situation politique, 1995
  • Mgr Jan Van Cauwelaert, pasteur et visionnaire (en collaboration avec Basile Mpoto), Belgique, 1997

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Mercier, Le pape François lance la réforme de la Curie, La Vie, 13 avril 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Godé Iwele, Mgr Monsengwo. Acteur et témoin d'histoire, Duculot, Louvain-la-Neuve, 1995, 229 p. (ISBN 9782801110904)
  • « Les 50 personnalités qui font la RD Congo : Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa, 71 ans », in Jeune Afrique, nos 2572-2573, du 25 avril au 8 mai 2010, p. 39

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Congo River, au delà des ténèbres, long métrage documentaire de Thierry Michel, Belgique, 2006, 116' (une séquence consacrée à Mgr Mosengwo)

Liens externes[modifier | modifier le code]