L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher

L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat

Description de l'image  Люмьер - Прыбыцце цягніка 1895.jpg.
Réalisation Auguste et Louis Lumière
Pays d’origine Drapeau de France France
Durée 50 secondes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat, ou L'Arrivée d'un train à La Ciotat, est un film français des frères Lumière tourné en 1895 et présenté pour la première fois en janvier 1896. Les frères Lumière présentent eux-mêmes une nouvelle version tournée en relief stéréoscopique de ce film en mai 1935 avec le procédé anaglyphique, dans le cadre de la réunion annuelle de l'Académie des sciences.

La tradition veut que lors de la projection du film original, l'image d'un train qui arrive directement vers lui ait terrifié le public, criant et se précipitant vers l'arrière de la salle. Le journaliste Hellmuth Karasek a rapporté dans Der Spiegel : « Ce court métrage a eu un impact particulièrement durable ; oui, il a provoqué la crainte, la terreur, et même la panique ... ».

Sommaire

[modifier] Description du film

Le film met en scène un train arrivant en gare de La Ciotat, ville proche de Marseille.

En perspective diagonale, une voie ferrée. Sur le quai, on voit des voyageurs en habit du dimanche qui attendent. Un bagagiste s'approche de la caméra. Et au fond, une locomotive à vapeur approche vers le premier plan et s'immobilise sur la gauche de l'écran. Des gens descendent du train, d'autres s'apprêtent à monter[1].

[modifier] Histoire du film

Plaque commémorant le tournage du film, apposée en 1942 dans la gare de La Ciotat.
Plaque commémorant le tournage du film, apposée en 1942 dans la gare de La Ciotat.

Contrairement à une idée reçue, le film n'était pas au programme des 10 films composant la projection du 28 décembre 1895, dans le Salon indien du Grand Café, place de l'Opéra à Paris[2].

Ce film fit couler beaucoup d'encre à l'époque, et aussi plus récemment. Certains historiens ont effectivement détecté que ce très court métrage de 52 secondes tourné (probablement) en 1895 contenait (à lui tout seul) toute la future grammaire du cinéma : on y trouve un plan d'ensemble, une profondeur de champ mais aussi un plan américain, un plan rapproché, un gros plan et même un très gros plan. Cette étonnante variété découle d'un concours de circonstances. Les voyageurs sortant, curieux de voir ce drôle d'outil qu'est la caméra, passent devant l'objectif et modifient obligatoirement la variété des cadres.

La caméra est placée à une position renforçant le côté spectaculaire de l'entrée en gare du train.

La famille Lumière possédait une résidence à La Ciotat, ce qui explique le choix de cette gare plutôt qu'une autre possédant les mêmes qualités photogéniques.

[modifier] Référence culturelle

En 1995, Patrice Leconte réalise un remake parodique du film des Frères Lumières. Pour le film Lumière et Compagnie, il revient, armé d'une authentique caméra d'époque comme l'impose le film, en gare de La Ciotat. Dans ce film réalisé 100 ans après, plus aucun train ne s'arrête en gare. Seul un TGV traverse l'écran, tel un projectile.

En 2010, Philippe Starck utilise une image du film pour le design de l'entrée de la salle de cinéma numérique du palace parisien Le Royal Monceau, « Le Cinéma des Lumières ».

[modifier] Fiche technique

[modifier] Bande son

En 2005, le compositeur Baudime Jam a composé une partition originale pour l'accompagnement en direct de ce film.

[modifier] Notes et références

  1. Claude Beylie, Les Films-clés du cinéma.
  2. Fac similé du programme de ce jour, sur le site de l'Institut Lumière.

[modifier] Annexe

[modifier] Articles connexes

[modifier] Lien externe

Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues