Kémalisme

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Le Kémalisme également connu sous le nom d'idéologie Kémaliste est fondé sur les principes d'Atatürk. Il se résume en six principes fondamentaux appelés les six flèches.

Six flèches[modifier | modifier le code]

Républicanisme[modifier | modifier le code]

Les réformes kémalistes représentent une révolution politique : un changement de l'État multinational ottoman en établissement de l'État nation turc, et de la réalisation de l'identité nationale de la Turquie moderne. Pour Mustafa Kemal l'ensemble de sa politique réformiste ne peut se concrétiser que sous la forme d'un État moderne. Le kémalisme s'identifie seulement dans une forme d'État républicain qui peut le mieux selon lui représenter les souhaits du peuple.

Populisme[modifier | modifier le code]

La révolution kémaliste a également été une révolution de la population. C'était une révolution menée par une élite avec une orientation vers le peuple. Les réformes Kémalistes ont apporté des changements pour les droits des femmes et par l'adoption des codes de loi occidentaux. Les femmes reçoivent le droit de vote en 1933 et elles ont le droit de se présenter lors d'élection, ce qui n'était jamais arrivé auparavant. Néanmoins l'explication officielle du populisme kémaliste a été de dire que le Kémalisme s'élevait contre les privilèges et contre les distinctions de classes. L'ensemble des réformes est destiné à la seule nation turque, l'état n'est plus la propriété d'une famille ou d'un groupe social.

Laïcité[modifier | modifier le code]

La laïcité kémaliste n'a pas simplement signifié la fin de l'intrusion de la religion dans les domaines des affaires juridiques, culturelles et éducatives ainsi qu'une séparation; elle a imposé l'indépendance de la domination religieuse et des établissements religieux. Ainsi la révolution kémaliste a également été une révolution laïque. La laïcité Kémaliste n'est pas une laïcité athée mais une laïcité rationaliste, sur le modèle laïc français, la religion n'est donc pas contestée mais elle doit rester cantonnée à la sphère privée, et elle ne peut influencer d'une quelconque façon l'État. Le Kémalisme cherchait une nouvelle religion semblable à l'islam, mais il était opposé à la politique islamique de l'ancien empire ottoman, un islam qui selon M.Kemal nuisait à la démocratisation de la Turquie.

Révolutionnarisme[modifier | modifier le code]

Parmi les principes les plus importants qu'Atatürk a formulés sont les principes révolutionnaire et réformiste. Ces principes ont signifié l'élimination des traditions jugées archaïques au profit d'un concept moderne et réformateur. La révolution permanente doit signifier une période de changement significative pour la Turquie, et non un retour en arrière. La révolution Kémaliste se réclamait de la Révolution française.

Nationalisme[modifier | modifier le code]

La révolution kémaliste a également été une révolution nationaliste. Le nationalisme Kémaliste insiste sur la souveraineté de son peuple, notamment vis-à-vis des capitaux étrangers. Plusieurs institutions d'État ont été créées en suivant ce mouvement nationaliste. Mustafa Kemal a eu recours à plusieurs moyens d'unification afin de parvenir à créer une "nation turque". Il a interdit l'usage de la langue Kurde pour que la communauté kurde s'unifie à la Turquie et disparaisse.

Étatisme[modifier | modifier le code]

Pour Atatürk, la modernisation complète de la Turquie ne peut venir que de l'état et du développement de son économie. Par la suite, l'économie turque devient alors étatiste et surgit l'état interventionniste. L'activité économique y est gérée par le gouvernement, ce qui était largement plus judicieux dans une période de misère économique.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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