Jullié

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Jullié
Vue d'ensemble du début du XXe siècle
Vue d'ensemble du début du XXe siècle
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Canton Beaujeu
Intercommunalité Communauté de communes Saône Beaujolais
Maire
Mandat
Jérémy Thien
2014-2020
Code postal 69840
Code commune 69104
Démographie
Population
municipale
414 hab. (2011)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 14′ 35″ N 4° 40′ 43″ E / 46.2430555556, 4.6786111111146° 14′ 35″ Nord 4° 40′ 43″ Est / 46.2430555556, 4.67861111111  
Altitude Min. 255 m – Max. 704 m
Superficie 9,88 km2
Localisation

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Jullié est une commune française située dans le département du Rhône en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Col de la Sibérie

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Situé au nord du canton de Beaujeu, à la pointe extrême du département du Rhône, le village de Jullié est sans doute un des plus anciens du Beaujolais. Certains prétendent que son nom a été choisi pour honorer l'empereur Jules César, d'autres évoquent Juliacum (dérivé de Gentilice Julius). On peut aussi rappeler Julius Sextus Jonarius, questeur de Lugdunum (Lyon), qui fit don à la ville de la somme nécessaire pour 500 places au cirque.

Sous l'Ancien Régime, Jullié, paroisse du Beaujolais, ressortissait du diocèse de Mâcon, de l'archiprêtré de Vauxrenard et de l'élection de Villefranche.

Le nom de la commune est cité pour la première fois dans une charte de 913. Mais on ne sait rien de son histoire avant le XIVe siècle. Jullié appartenait alors à Edouard de la Roche, seigneur de la Court, qui fit serment de fidélité et promesse d'aveu au Sire de Beaujeu, en 1375. Pendant quelque temps, la justice de Jullié fut réunie à celle de Juliénas.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 2020 Jérémy Thien    
2008 2014 Jacques Bret    
2001 2008 Jean-Claude Laplace    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 414 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 026 1 043 1 065 1 067 1 066 1 050 1 038 1 048 1 084
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 052 1 089 1 090 1 049 998 968 884 896 884
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
857 785 742 640 618 602 613 537 546
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
532 468 408 379 361 384 403 414 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Place de l'église entre 1901 et 1902
Le château de la Roche
  • Le château de la Roche (propriété privée) remanié par Aimé CHARRIER de La ROCHE (1602-1681) : grille d'entrée forgée, cour d'honneur et saut de loup, chapelle pentagonale du xviie siècle à dôme octogonal et pont tournant.
  • La chapelle de Vâtre (propriété privée) du xiie siècle, xviie siècle et 1942. On dit qu'un pèlerinage pour les enfants catarrheux existait le 25 juin à Saint-Jean-de-Vâtre, on dit aussi qu'à Jullié, à Saint-Paul (église paroissiale de Jullié) on allait en viage pour les convulsions des enfants (M.VIOLET dans un article publié en 1940 dans le "Bulletin des Amis de Tournus" -Les superstitions et croyances populaires-).
  • Église de Jullié : peintures murales du peintre Edouard Krug réalisées en 1874/1875, objets liturgiques et reliques de Marguerite-Marie Alacoque.
  • Le moulin scierie, le four à tuiles et le séchoir près de l'étang de la Roche sont en cours de réhabilitation.
  • La Fontaine près de l'église, il se dit que c'est l'ancien socle de la croix du centre de la place, (mais c'est une légende!) La croix étant de nos jours au lieu-dit la Grand'Croix.
  • Mémorial inauguré le 26 mai 1947 situé au col de la Sibérie en l'honneur des trois jeunes réfractaires au Service Obligatoire du Travail lâchement torturés et assassinés par la milice accompagnée des Allemands qui mirent le feu à l'hôtel de la Sibérie (24 mai 1944). Les ruines de l'hôtel sont encore visibles : Souvenons nous et n'oublions jamais REF (Voir en mairie de Jullié le document réalisé en 2009 par Messieurs P.DAILLER et M.DUGAS, Almanach du Beaujolais 1947, archives départementales)
  • Monument aux morts (face à l'église) œuvre de Félix DUMAS sculpteur, statuaire et architecte lyonnais, artiste très connu, lauréat des Artistes Français à Paris, membre du jury de l'école nationale des Beaux Arts. Il réalisa un buste de son ami de Pierre AGUETANT. REF (Voir archives municipales JULLIE avec courrier Felix DUMAS.)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis Charrier de La Roche, évêque de Versailles (enterré dans la chapelle du château).
  • Pierre Aguétant écrivain poète, une de ses œuvres très connue Le poème du Beaujolais est directement inspirée de ses promenades à Jullié et ses environs. Par exemple dans son roman Les Noces de la terre et de l'amour, il situe une bonne partie de l'histoire à Jullié avec des descriptions très précises. Lors de l'inauguration du monument aux morts de Jullié en 1923 un de ses poèmes rendit hommage aux morts du village dont son frère Charles. Ce poème est "Les morts de la guerre". Sur le monument des vers de Pierre Aguétant sont gravés. Il est décédé le 14 juin 1940 et est inhumé au cimetière de Jullié.
  • Mandrin le célèbre contrebandier. Lors de sa 5e campagne en octobre 1754 Mandrin passa à Jullié le 7 octobre, il y resta un jour avant de filer sur Charlieu. Il venait de Saint-Romain-des-Îles après avoir traversé la Dombes.
  • Édouard Krug (1829 - 1901), né à Drubec dans le Calvados, Mâconnais d'adoption, est un élève de Léon Cogniet.Il obtient en 1880 une médaille au Salon puis une médaille de bronze à l'exposition universelle.Il travaille dans l'église de Jullié (1874/1875) et réalise quatre peintures murales, qui sont visibles de nos jours, dont une splendide Conversion de saint Paul (1875). D'autres peintures murales de Krug se trouvent dans la région, l'église Saint-Pierre de Macon, une autre à Autun. Également, une magnifique peinture dans la petite église de Chânes. À la suite de son travail à Jullié, et, lié d'amitié aux Guittard, Édouard Krug réalise différents portraits de la famille. Certains sont actuellement au Musée des Ursulines de Mâcon à la suite du don de Madame veuve Guittard en 1971.Une cinquième peinture (Signée en 1874) dans le fond du chœur de église de JULLIE est actuellement cachée, elle a été "massacrée" lors du percement des trous pour mettre des vitraux au milieu des années 1950. Le dernier travail de restauration de l'église a remémoré cette peinture à certains habitants du village. Cette restauration intelligente menée par Monsieur Georges FAURE et son équipe, laisse la possibilité de retrouver les éléments de cette peinture de KRUG. ( REF: Entreprise restauration quai Fulchiron LYON - Photos Thérèse ROLLET- Archives et étude en cours de Paul DAILLER - Mairie JULLIE - Article du Progrès Christophe AUGEY )
  • Franck MOREAU meilleur sommelier Asie-Océanie 2012.( Voir JSL du 09 09 2012, entre autres)

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011