Julius Jacob von Haynau

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Julius Jacob von Haynau
Image illustrative de l'article Julius Jacob von Haynau

Surnom La Hyène de Brescia
Naissance
Cassel
Décès 14 mars 1853 (à 66 ans)
Vienne
Origine Autrichien
Allégeance Saint-Empire romain germanique Saint-Empire
Drapeau de l'Autriche Empire d'Autriche
Grade Field Marshal Lieutenant
Années de service 18011850
Conflits Guerres napoléoniennes

Première guerre d'indépendance italienne Guerre d'indépendance hongroise

Commandement Commandant en chef des forces armées en Hongrie (1849-1850)

Julius Jacob von Haynau, né le 14 octobre 1786 et mort le 14 mars 1853, était un général autrichien. Il est devenu tristement célèbre pour sa répression implacable des minorités de l'empire d'Autriche-Hongrie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière de 1801 à 1847[modifier | modifier le code]

Il est le fils naturel du landgrave Guillaume IX de Hesse-Cassel et du Rosa Dorothea Ritter[1]. Il reçoit le titre de baron von Haynau.

Après des études à Marbourg, il entre comme lieutenant dans l'armée autrichienne en 1801.

Il participe à la plupart des campagnes des guerres napoléoniennes. Il prend part ainsi à la bataille d'Ulm avant d'être promu capitaine-lieutenant lors de la Cinquième Coalition. Il est blessé à la bataille de Wagram, puis se distingue en Italie lors des campagnes de 1813 et 1814. Il est pour l'occasion promu major.

En 1808, Haynau épouse Thérèse von Weber, fille du maréchal de camp Weber.

Il poursuit sa carrière entre 1815 et 1847 : il est lieutenant-colonel en 1823, colonel en 1830, puis général de brigade (Generalmajor) en 1833. Il commande alors une brigade en Italie. Enfin, en 1844, le voici maréchal de camp. Il commande une division à Graz avant d'être transféré en 1847 à Timişoara.

Les campagnes de 1848-1849[modifier | modifier le code]

D'un tempérament violent, profondément réactionnaire, Haynau se distingue au cours des révolutions de 1848 par sa férocité dans l'écrasement des mouvements insurrectionnels.

Il combat avec succès en Italie, puis réprime la révolte de la ville de Brescia[2]. Des soldats autrichiens invalides ayant été massacrés par la foule bresciani, Haynau organise une répression féroce contre la cité, ce qui lui vaut son surnom de « hyène de Brescia. »

En juin 1849, Haynau est rappelé à Vienne pour commander la première armée de réserve. Peu après, il est envoyé combattre les Hongrois révoltés. Il obtient de rapides succès militaires, mais se fait encore remarquer pour sa brutalité. Il fait ainsi fouetter toute femme ayant montré quelques sympathies à l'égard des révolutionnaires. Il met en place des cours martiales jugeant officiers et fonctionnaires révolutionnaires. Treize généraux hongrois sont ainsi fusillés à Arad. Ils deviennent dans l’histoire nationale hongroise les « 13 martyrs d’Arad. » Il faut toutefois signaler que Haynau agit en plein accord avec le cabinet militaire de l’empereur François-Joseph.

Après la fin de la guerre, il est nommé commandant en chef des forces armées en Hongrie. Toutefois, son tempérament le dresse bientôt contre le ministre de la Guerre, et il est limogé de son poste en 1850.

Disgrâce[modifier | modifier le code]

Retiré à Graz, il part ensuite pour l'étranger, notamment en Belgique et au Royaume-Uni. Les réfugiés hongrois y répandent l’image de « boucher » qui colle bientôt à la peau de Haynau. Celui-ci subit ainsi une agression de la part de sympathisants de la cause hongroise[3].

Il meurt à Vienne en 1853.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Österreichisches Biographisches Lexikon 1815-1950 Online-Edition
  2. Antonello Pietromarchi, Lucien Bonaparte : 1775-1840, Perrin,‎ juillet 2004 (ISBN 2-262-02207-0), p. 276
  3. Victor Hugo, dans son pamphlet Napoléon le Petit, rappelle comment Haynau a été violemment pris à partie par des clients de la brasserie Barclay et Perkins à Londres (conclusion de la Ière partie, §3).

Sources[modifier | modifier le code]