Julien de Toulouse

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Jean Julien dit « Julien de Toulouse », né en 1750 à Saint-Laurent-d'Aigouze (Gard), mort le 17 décembre 1828 à Embrun (Hautes-Alpes), est une personnalité politique de la Révolution française, député à la Convention nationale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ministre protestant à Sète en 1774, puis à Toulouse en 1789 à l’époque de la Révolution, Julien fut élu, en septembre 1792, député du département de la Haute-Garonne à la Convention nationale où il vota la mort de Louis XVI.

Envoyé ensuite en mission à Orléans avec Prieur de la Marne pour enquêter sur les affaires de Léonard Bourdon puis dans la Vendée, il s’y conduisit en montagnard dévoué, devint membre du Comité de sûreté générale, fut chargé de faire un rapport sur les administrateurs rebelles et fédéralistes qui avaient résisté aux évènements du 31 mai, et fut traité à ce sujet par Robespierre de feuillant et de contre-révolutionnaire. Julien rétracta alors son rapport et assura qu’il avait été trompé.

Il enquêta également sur les détournements de l'Abbé d'Espagnac et Dumouriez, comme membre du comité de l'examen des marchés.

Décrété ensuite d’arrestation comme coupable de faux ou trafiquant de ses opinions et en spéculant sur les compagnies financières et notamment l'affaire de la Compagnie des Indes, Fabre d'églantine avec Chabot, Basire et Delaunay, il parvint à s’évader et fut décrété d’accusation, puis désigné comme agent de l’étranger et mis hors de la loi. On trouva chez Julien d'importantes sommes et il eut beaucoup de mal à se disculper.

Après le 9 thermidor an II, il réclama contre sa proscription, qu’il attribua à sa haine pour Robespierre et, sur la proposition de Marec qui fit son éloge, la Convention annula le décret de mise hors de la loi, fut en partie remboursé, mais ne permit pas sa rentrée dans le corps législatif.

Pendant le Directoire, il fréquenta les Théophilanthropes avant de s'expatrier pour Turin, dont il revint en 1814 pour reprendre sa profession d'avocat à Embrun.

Compris aussi dans la proscription du 18 brumaire, il fut momentanément arrêté et condamné même à la déportation, mais cette mesure ne fut pas exécutée, et Julien de Toulouse rentra dans une obscurité dont il ne devait plus sortir.

Obligé de quitter la France en 1816, il se réfugia à Turin, n’ayant pu rester en Suisse.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Alphonse de Beauchamp, Biographie moderne, Paris, Leroux, 1816, p. 175-6.
  • Roger Cartini, 'Dictionnaire des personnages de la Révolution', 1988