Jiang Wen

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Jiang Wen

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Jiang Wen en 2008 à Deauville

Nom de naissance 姜文
Naissance (51 ans)
Tangshan
Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Nationalité chinoise
Profession Réalisateur, acteur
Films notables Le Sorgho rouge,
Les Démons à ma porte

Jiang Wen (chinois : 姜文 ; pinyin : Jiāng Wén) est un acteur, réalisateur, scénariste et producteur chinois, né à Tangshan en Chine le 5 janvier 1963. Il est surtout connu en occident en tant qu'acteur pour son duo avec Gong Li dans le film de Zhang Yimou Le Sorgho rouge.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Tangshan, dans la province du Hebei, au sein d'une famille de militaires, Jiang Wen part vivre à Beijing à l'âge de 6 ans. En 1980, il entre à l'Académie centrale d'art dramatique de Pékin où il obtient son diplôme en 1984[1]. La même année, il débute sa carrière d'acteur à la fois au théâtre et au cinéma.

Après être apparu dans de nombreuses séries télévisées et quelques films, Jiang devient célèbre en Chine pour son rôle dans la série à succès Un pékinois à New York (1992), qui fait de lui l'un des acteurs les plus appréciés de sa génération.

Il joue également dans Hibiscus Town (1984), réalisé par Xie Jin, Black Snow (1990) de Xie Fei, The Emperor's Shadow (1996), mis en scène par Zhou Xiaowen puis Les Sœurs Soong (1997) de Mabel Cheung.

En plus du Sorgho rouge d'après Mo Yan, dans lequel il tient le rôle principal au côté de Gong Li, Jiang collabore à nouveau avec Zhang Yimou sur Keep Cool (1997).

En 1991, il se marie avec la Française Sandrine Chenivesse avec laquelle il a une fille. Il est désormais remarié à l'actrice chinoise Zhou Yun avec laquelle il a deux fils.

Jiang écrit et réalise son premier film en 1994, In the Heat of the Sun, d'après un roman de Wang Shuo. Cette chronique douce-amère et bucolique dépeint l'adolescence de deux Pékinois durant la Révolution culturelle[2]. Le jeune acteur Xia Yu remporte la Coupe Volpi du meilleur acteur à la 51e Mostra de Venise puis l'œuvre gagne six Golden Horse Awards à Taïwan. Le second long métrage de Jiang, Les Démons à ma porte, dont l'action se déroule pendant la seconde guerre sino-japonaise au début des années 1940, est récompensé du Grand Prix au Festival de Cannes 2000[2]. Cette fresque historique stylisée, tragi-comique et ironique, est tournée en noir et blanc et mêle violence, grotesque, truculence et intimisme[3]. Elle est censurée en Chine car les autorités la jugent antipatriotique, notamment pour sa représentation, jugée dégradante, de villageois chinois veules, sournois et opportunistes durant l'occupation japonaise[2],[4]. Il est également reproché à l'auteur d'avoir présenté son film en France sans visa officiel[2]. Les Démons à ma porte circule clandestinement sur le territoire par le circuit des DVD pirates[5].

Jiang est contraint d'abandonner les plateaux de tournage pendant sept ans et doit attendre l'année 2007 pour signer sa nouvelle mise en scène : Le Soleil se lève aussi, juxtaposition de quatre histoires qui se déroulent entre 1958 et 1976 et dans lesquelles se côtoient drame, conte, burlesque, Histoire, histoire du cinéma chinois, merveilleux, monde quotidien et onirisme[5],[2]. En 2009, il réalise le segment Chinatown du film collectif New York, I Love You et y dirige Hayden Christensen, Andy Garcia et Rachel Bilson. L'année suivante, il se met en scène, aux côtés de Ge You et Chow Yun-fat, dans la superproduction Let the Bullets Fly, son premier film d'action comme réalisateur.

Par leur virtuosité technique, leur thématique, leur fantaisie et leur esthétique, les réalisations de Jiang ont été comparées en occident à l'œuvre d'Orson Welles, Federico Fellini et Emir Kusturica[2],[6],[7],[8].

En 2001, Jiang est juré du 23e Festival international du film de Moscou puis membre du jury officiel du 56e Festival de Cannes en 2003, sous la présidence de Patrice Chéreau.

En , il est le parrain de la première édition du Festival du cinéma chinois en France, qui se déroule à Paris, Versailles, Lyon et Toulouse[9].

En 2013, il est membre du jury du 70e Festival de Venise, présidé par Bernardo Bertolucci.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Jiang Wen et Patrice Chéreau en 2008 à Deauville

Réalisateur & Scénariste[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jiang Wen sur le site de Canal+, consulté le 12 décembre 2013.
  2. a, b, c, d, e et f Jean-Luc Douin, « Le Soleil se lève aussi, chronique des tentations pendant la révolution culturelle », Le Monde,‎ 12 août 2008 (lire en ligne)
  3. Critique des Démons à ma porte par Jean-Claude Loiseau sur le site de Télérama (initialement éditée dans la revue Positif de mars 2001), consultée le 12 décembre 2013.
  4. Jiang Wen sur l'encyclopædia Universalis, consulté le 13 décembre 2013.
  5. a et b Pierre Haski, « Le retour de Jiang Wen sur les écrans », Rue89,‎ 17 août 2007 (lire en ligne)
  6. Bao Xinjing et Jiao Xiongbing, « Un nouveau film de Jiang Wen, l'Orson Welles chinois », Courrier international,‎ 3 juillet 2008 (lire en ligne)
  7. Critique du Soleil se lève aussi sur le site d'Écran Noir, consultée le 12 décembre 2013.
  8. Interview de Jiang Wen par Sandrine Chenivesse pour le magazine Perspectives chinoises (no 25, septembre/octobre 1994), éditée sur le site de la revue Persée et consultée le 12 décembre 2013.
  9. « Festival du cinéma chinois en France - Parrains »

Lien externe[modifier | modifier le code]