Janicule

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41° 53′ 37″ N 12° 27′ 37″ E / 41.893716, 12.460213

Le Janicule (Ianiculum en latin et Gianicolo [ʤa'ni:kolo] en italien) est situé sur la rive droite du Tibre, au sud de la cité du Vatican. Elle est considérée comme la huitième colline de Rome (voir les sept collines de Rome). Situé dans l'ager Vaticanus, la colline était parfois appelée Mons Vaticanus. Aujourd'hui elle fait partie du rione Trastevere.

La hauteur maximale du Janicule est de 146 mètres.

Panorama de Rome depuis la colline du Janicule

Dans l'Antiquité[modifier | modifier le code]

Sanctuaire d'Isis sur le Janicule

Le nom de la colline proviendrait, selon la tradition, du dieu Janus, qui aurait fondé en ce lieu un centre habité connu sous le nom de Ianiculum. Le culte de ce dieu romain était bien présent sur cette colline.

Dans la réalité, la relation entre cette divinité et ce lieu semble seulement marquée par l'existence d'un « sacellum » dédié au fils Fons ou Fontus.

Par contre était bien présent un petit centre habité (Pagus Ianiculensis) situé aux pieds de la colline dans les zones de Trastevere, aujourd'hui correspondant à la place Mastai.

Dans l'histoire de la République romaine, on notera que le Janicule fut le premier point d'attaque pour Caius Marius et Lucius Cornelius Cinna lors des guerres civiles du Ier siècle av. J.-C..

Situé sur la rive droite du Tibre, en territoire d'origine étrusque, ses collines aurait été occupées par des colons juifs et syriens, devenant ainsi le Transtiberim (le quartier du Trastevere aujourd'hui). Annexé à Rome par Ancus Marcius, ce dernier l'aurait fortifié et relié à la ville par le Pont Sublicius sur lequel devaient passer les anciennes routes qui traversaient les collines en provenance de l'Étrurie, qui ensuite, devinrent la Via Aurelia.

Une zone du Janicule était couverte de bois sacrés dédiés, avec un temple, à l'antique divinité Furrina.

Une autre zone de culte fut, plus tard, le sanctuaire de Isis sur la partie orientale, aujourd'hui Via Dandolo : le site est pittoresque, mais peu soigné et souvent fermé ; les pièces relatives à ce site sont actuellement exposées dans la collection d'art égyptien du Musée national romain.

Risorgimento[modifier | modifier le code]

Statue de Giuseppe Garibaldi au Janicule

Cette colline possède des témoignages historiques liés au Risorgimento, avec une myriade de demi-bustes de marbre, portraits d'illustres personnages du Risorgimento, notamment des défenseurs de la République Romaine.

Les deux statues équestres, celle de Giuseppe Garibaldi et celle d'Anita Garibaldi, situées sur les deux places homonymes, rappellent l'épique défense de la République Romaine (1849), lorsque l'armée française attaqua la ville en intervenant pour la défense du pape Pie IX. Les combattants de Garibaldi résisteront, sur la colline, pendant des semaines aux troupes françaises de loin supérieures, jusqu’à ce qu’ils soient écrasés.

Le canon du Janicule[modifier | modifier le code]

Au sommet de la colline (pratiquement sous la statue de Garibaldi), est posé depuis le 24 janvier 1904, un canon qui tire à blanc, à midi pile. Le coup de feu, dans les rares jours où la ville est moins bruyante (particulièrement le dimanche, ou en août), peut s’entendre jusqu'à l'Esquilin (colline à l’opposé de Rome).

La canonnade à blanc de midi fut introduite par Pie IX en 1847, pour donner un « signal » aux cloches des églises de Rome, de sorte qu’elles ne sonnent pas chacune à des moments différents.

L'emploi en fut sans interruption depuis l’unité de l'Italie, sauf pendant la Seconde Guerre mondiale. Il fut rétabli le 21 avril 1959, à l’occasion du 2 712e anniversaire de la fondation de Rome.

Sources[modifier | modifier le code]