Cælius

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41° 53′ 06″ N 12° 29′ 48″ E / 41.885, 12.49667 ()

Le Cælius (Caelianus ou Caelius Mons) est l'une des plus grandes des sept collines de Rome et se situe au sud-est de Rome, dans le rione de Celio.

Elle s'étendait jusqu'à l'Esquilin avec laquelle elle se joignait près de la Porta Maggiore. La colline est longue d'environ 2 kilomètres et large de 400 à 500 mètres. La hauteur maximale de la colline est de 54 mètres.

D'après Tacite[1], le Caelius se serait d'abord appelé le Querquetulanus, à cause du grand nombre de chênes dont il était couvert (quercus signifie « chêne » en latin). Son nom primitif se serait perpétré par la porte Querquétulane (Querquetulana porta), nom que Pline l'Ancien[2] donne à la porte Cælimontane (Caelimontana porta) située entre le Cælius et l'Esquilin. Ses habitants, les Querquétulans (Querquetulani), figurent sur la liste des trente peuples albains (populi albenses) qui nous a été conservée par Pline l'Ancien[3].

D'après Tite-Live[4], le Caelius aurait été réuni à Rome par Tullus Hostilius, en raison du doublement de la population qui aurait résulté de la destruction d'Albe la Longue (Alba Longua) et du déplacement de ses habitants. Afin d'y attirer des habitants, Tullus Hostilius y aurait alors établi son palais.

Son nom vient d'un capitaine étrusque nommé Caelius Vibenna qui, selon Varron[5], serait venu avec une troupe d’élite au secours de Romulus contre le roi des Sabins.

Les Anciens distinguaient deux hauteurs dans cette colline : le Coelius et le Coeliolus. Il donnèrent à l'ensemble de la hauteur le nom de Coelius et réservèrent celui de Coeliolus (« petit Coelius ») à une éminence méridionale détachée du reste de la colline par une petite dépression et qui fait face à l'Aventin et aux thermes de Caracalla.

D'après Varron, dans la ville de Rome ceinte par le mur servien, le Caelius relevait de la première région (prima regio ou regio I), la Suburane (Suburana). Elle comprenait le Vicus Tuscus, le Caeliolus, la Cerolia, d'abord appelé Carène, et Subure.

Dans la division d'Auguste en régions de la ville, le Cælius appartenait à trois régions : les pentes occidentales et méridionales étaient dans la région I — Porta Capena, la partie principale de la colline dans la région II - Caelimontum, et la partie orientale dans la région V - Esquiliae.

La colline fut abondamment peuplée pendant la République.

En 27 ap. J.-C., la colline fut sévèrement touchée par un incendie, et devint peu après un quartier pour les résidences des riches, qui, avec leurs jardins, semblent avoir occupé une partie considérable de la colline.

Le Caeliolus ou Caeliolum est une partie de la colline Cælius.

Le Caelius abrita :

  • Les casernes de la cinquième cohorte des Vigiles et des equites singulares, gardes du corps à cheval) ;
  • L'Armamentarium, arsenal de Rome ;
  • La maison des Annii Veri, où naquit Marc Aurèle ;
  • La domus Vectiliana[6], la même peut-être que la précédente, localisée à l'angle nord-ouest du Coalius, vis-à-vis du Colisée et du Palatin, pour laquelle Commode abandonna le Palatin et fut assassiné par Narcisse[7] ;
  • Le palais des Plautii Laterani, dans la partie nord-est, qui donna le nom de Lateranus à cette partie de la colline, appelée encore aujourd'hui Laterano (Latran), et où s'élève l'église de Saint-Jean-de-Latran ;
  • La maison des Symmaque.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Tacite, Annales, 4, 65 : « Haud fuerit absurdum tradere montem eum antiquitus Querquetulanum cognomento fuisse, quod talis siluae frequens fecundusque erat ».
  2. Pline l'Ancien, Histoire naturelle, 16, 37.
  3. Pline l'Ancien, op. cit., III, 69.
  4. Tite-Live, Histoire romaine, I, 30, 1.
  5. Varron,De lingua Latina, chapitre V, 46.
  6. Histoire Auguste, Commode, 16.
  7. Histoire Auguste, Commode, 5, 7 ; Oros., VII, 16 ; Chron., 147.

Article connexe[modifier | modifier le code]