Pont Sublicius

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Pont Sublicius
Le Pont Sublicius, par Luigi Canina
Le Pont Sublicius, par Luigi Canina

Lieu de construction Vélabre-Transtiberim
Date de construction VIIe siècle av. J.-C.
Ordonné par Ancus Marcius
Type de bâtiment Pont de Rome
Le plan de Rome ci-dessous est intemporel.
Planrome2b.png
Pont Sublicius

Localisation du Pont Sublicius dans la Rome antique (en rouge)

Coordonnées 41° 53′ 04″ N 12° 28′ 36″ E / 41.8844, 12.476641° 53′ 04″ Nord 12° 28′ 36″ Est / 41.8844, 12.4766  
Liste des monuments de la Rome antique
Dessin du site du pont, par Friedrich Polack, avec la Porte Trigémine dans le mur Servien et le temple de Jupiter Capitolin en fond, tout cela au bord du Tibre.

Le Pont Sublicius (Le terme Sublica viendrait de la langue des Volques qui signifierait "planches de bois") est à la fois le premier et le plus ancien pont de Rome. Il se situe en aval de l’île Tibérine, entre le Forum Boarium (Vélabre) et le Transtiberim.

Il est construit au-dessus du Tibre sous le règne d’Ancus Marcius (640 à 616 av. J.-C.)[1],[2]. Il est détruit plusieurs fois et toujours reconstruit en bois, sans métal[3],[4],[5], pour des raisons tant religieuses que stratégiques (il fallait qu'il puisse être démonté rapidement, comme lors de l'épisode légendaire d'Horatius Coclès). Sa dernière destruction date de l’an 69.

Il est à la charge du collège des pontifes, sa préservation est une question de religion et des dégâts provoqués par des inondations sont considérés comme un (mauvais) présage, ce qui est assez fréquent[6], mais le pont est toujours réparé et il est encore là au plus tard au Ve siècle[7].

Épisode légendaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Horatius Coclès.

Lors de la guerre opposant les Romains aux Étrusques du Lars Porsenna, au début de la République (507 av J.-C.), Horatius Coclès, un Romain, se mit en rempart sur le pont Sublicius pour empêcher l’accès de Rome aux ennemis. Après l'avoir franchi, il donne l’ordre de briser le pont par tous les moyens possibles et force les derniers guerriers étrusques à se replier. Lorsque le pont se fracasse, le héros se jette dans le Tibre tout armé et rejoint ses camarades à la nage[8],[9],[10],[11].

Première bataille entre Porsenna et les Romains de la prise du camp romain du Janicule jusqu'à l'exploit d'Horatius Coclès et la destruction du Pont Sublicius[11].

Caius Gracchus sur le pont[modifier | modifier le code]

C'est le pont sur lequel se dirige Caius Gracchus après l'assassinat de son frère et qu'il eut été lui-même condamné à mort par le Sénat romain. Deux de ses amis font barrage à l'entrée du pont jusqu'à ce qu'ils tombent morts, et il réussit à s'échapper. Il meurt toutefois peu après assassiné par l'un de ses esclaves[12].

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Tite-Live, Histoire romaine [détail des éditions] [lire en ligne], I, 33.
  2. Plutarque, Vies parallèles [détail des éditions] [lire en ligne], Numa, IX.
  3. Denys d'Halicarnasse, Antiquités romaines [détail des éditions] [lire en ligne], III, 45 et V, 24.
  4. Pline l'Ancien, Histoire naturelle [détail des éditions] [lire en ligne], XXXVI, 100.
  5. Servius, Commentaire à l'Énéide [détail des éditions] [(la) lire en ligne], VIII, 646.
  6. Dion Cassius, Histoire romaine, XXXVII, 58 ; L, 8 ; LIII, 33 ; LV, 22.
  7. Histoire Auguste, Vie d'Antonin le Pieux, 8.
  8. Tite-Live, Histoire romaine, II, 10.
  9. Aurelius Victor, Hommes illustres de la ville de Rome, XI. Horatius Coclès.
  10. Vies des hommes illustres, Publicola, XVI.
  11. a et b Antiquités romaines, V, 22-24.
  12. Vies des hommes illustres, Gracques, XXXVIII.

Références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]