Jaki Byard

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Jaki Byard

Nom de naissance John Arthur Byard Jr.
Naissance 15 juin 1922
Worcester (Massachusetts), États-Unis
Décès 11 février 1999 (à 76 ans)
New York, États-Unis
Activité principale pianiste, compositeur
Genre musical jazz, hard bop, bebop, free jazz, stride
Instruments piano, trombone, saxophone ténor
Années actives 1938-1999
Labels Prestige Records
Site officiel http://www.jakibyard.org

Jaki Byard (1922-1999) est un pianiste, compositeur et multi-instrumentiste américain de jazz.

Biographie[modifier | modifier le code]

John Arthur Byard Jr est né le 15 juin 1922 à Worcester aux États-Unis d’un père tromboniste et d’une mère pianiste. Sa grand-mère, quant à elle, jouait du piano pour accompagner les films muets dans les cinémas. Le jeune Jaki grandit donc entouré de musique et de musiciens, encouragé par ses parents à écouter les grands big bands de l’époque à la radio et à assister aux concerts des jazzmen qui passaient à Worcester [1]. À huit ans il commence ses premières leçons de piano chez un professeur et à 16 ans joue son premier concert rémunéré. Mobilisé en 1941 par l’armée, il y rencontre le batteur Kenny Clarke qui l’encourage à joindre l’orchestre de l’armée mais également Earl Bostic avec lequel il jouera pendant plusieurs années. Démobilisé en 1946, il s’installe à Boston où il étudie ses deux pianistes préférés du moment, Bud Powell et Erroll Garner[2].

Pendant les années suivantes Jaki Byard se diversifie, enseigne la musique, apprend à jouer du saxophone ténor, compose et arrange pour d’autres tout en continuant son exploration du piano. À la fin des années 1950, à plus de trente ans, Byard arrive sur le devant de la scène jazz nationale. Il déménage à New York en 1959 pour jouer avec Maynard Ferguson et enregistre le premier album sous son nom Blues For Smoke. Il rejoint ensuite le quintet de Charles Mingus de 1962 à 1964 où il rencontre également Eric Dolphy.

Concernant sa production discographique, les années 1960 sont les plus remplies pour Jaki Byard qui joue sur les disques de Roland Kirk, Booker Ervin, Sam Rivers tout en étant très productif en tant que leader de ses propres groupes[3]. Bien que toujours actif en concert, le pianiste consacre davantage les trente dernières années de sa vie à l’enseignement de la musique dans différents établissements prestigieux de New York ou de Boston[Lesquels ?]. Jaki Byard meurt le 11 février 1999 d’une blessure par balle[4] dans des circonstances qui restent encore inexpliquées[5].

Style[modifier | modifier le code]

Jaki Byard est avant tout connu pour sa grande polyvalence et son aisance dans de nombreux styles de jazz très différents[6]. Citant parmi ces influences Art Tatum, Earl Hines, Bud Powell, Erroll Garner et beaucoup d’autres, Byard connaissait et appréciait tous les développements du jazz et n’hésitait pas de passer d’un boogie-woogie à du free jazz dans le même solo[7]. Cette versatilité mélangée à un humour musical et un amour de la musique en général le rapprochent de Roland Kirk avec qui il enregistra à plusieurs reprises avec succès[2].

Lors d'une interview avec l'un de ses étudiants Byard déclara : « Je jouais des solos à la Bud Powell, c'était une phase. Après il y a eu Garner, et c'était une autre phase, puis Tatum, et j'ai finalement décidé de mettre tout ça ensemble et dire au diable tout ça, c'est ça qu'il faut faire »[7].

Discographie sélective[modifier | modifier le code]

En tant que leader

  • Blues For Smoke (1960)
  • Here’s Jaki (1961)
  • Hi-Fly (1962)
  • Out Front (1964)
  • Freedom Together (1966)
  • Sunshine Of My Soul (1967)
  • On The Spot ! (1967)
  • The Jaki Byard Experience (1968)
  • Family Man (1978)
  • Foolin’ Myself (1988)

En tant que sideman
Avec Eric Dolphy :

  • Far Cry (1960)
  • Outward Bound (1960)

Avec Roland Kirk :

  • Rip, Rig & Panic (1965)

Avec Charles Mingus :

Références[modifier | modifier le code]