Ike Turner

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Ike Wister Turner

Description de cette image, également commentée ci-après

Ike Turner au festival Long Beach Blues (1997)

Informations générales
Naissance 5 novembre 1931
Drapeau des États-Unis États-Unis (Clarksdale)
Décès 12 décembre 2007 (à 76 ans)
Drapeau des États-Unis États-Unis (San Marcos, Californie)
Genre musical Blues, rhythm and blues, rock and roll
Instruments Guitare, piano

Ike Wister Turner (né le 5 novembre 1931 à Clarksdale, Mississippi, mort le 12 décembre 2007 (à 76 ans) à San Marcos, Californie) était un chanteur, guitariste et pianiste (à ses débuts) de blues, de rhythm and blues et de rock[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Les débuts du rock & roll[modifier | modifier le code]

À la fin des années 1940, il fonde les Kings of Rhythm. Son premier enregistrement reconnu est Rocket 88, chanté par le saxophoniste Jackie Brenston en 1951 avec les Kings of Rhythm, enregistré dans les studios Sun Records, où il tient le piano. Cet enregistrement est considéré notamment par le Rock and Roll Hall of Fame comme le premier morceau rock'n roll de l'histoire de la musique. La chanson est l'un des premiers exemples de distorsion de guitare (le guitariste était Willie Kizart et non Ike)[2], ce qui arriva par accident suite au lâchage d'un des amplificateurs. Le groupe devient célèbre dans sa ville de Saint Louis. Ike s'installe ensuite à Chicago où il sera pianiste de studio pour le label Sun Records. Il accompagne ainsi Howlin' Wolf en 1951 sur son premier titre enregistré Moanin' at Midnight et sur How Many More Years[3].

Ike et Tina Turner[modifier | modifier le code]

En 1956, il rencontre une jeune chanteuse âgée de 16 ans et originaire de Nutbush[1] (Tennessee) : Anna Mae Bullock. Sa performance sur I know you love Me Baby, une chanson de BB King l'impressionne au point qu'il décide de l'inclure comme choriste du groupe. Un an après, elle change son nom en Tina Turner et ils fondent le groupe Ike & Tina Turner. Leur chanson A fool in love devient un tube, se classant numéro 3 au charts R&B. Inspiré par Ray Charles, Ike Turner s'entoure de choristes appelées les « Ikettes ». Le duo produit plusieurs tubes, au nombre desquels It's gonna work out fine, River deep - Mountain high, I want to take you higher, Proud Mary (Rollin' on the river, reprise de Creedence Clearwater Revival) ou Nutbush city limits. Le duo se sépare en 1976, suite à une dispute violente. Ike et Tina reprennent alors chacun une carrière en solo[1].

Carrière solo[modifier | modifier le code]

Les deux albums solos d'Ike sont des échecs. Il est condamné à plusieurs années de prison pour détention et consommation de cocaïne[4] et incarcéré en Californie. C'est en prison qu'il apprendra d'ailleurs son entrée avec Tina au Rock and Roll Hall of Fame en 1991. Il est libéré en 1993 et devient sobre. Sorti de prison, Ike se relance, enchaînant disques et tournées.

En 2001, son album Here & Now est nommé aux Grammy Awards. En 2005, il joue du piano sur la chanson Every Planet We Reach Is Dead de l'album Demon Days de Gorillaz. Il jouera également cette chanson au cours de la tournée du groupe. En 2007, Ike gagne le Grammy Award du Meilleur disque de Blues traditionnel pour Risin' With the Blues. Une collaboration avec le groupe de The Black Keys (produit par Danger Mouse) a été enregistrée à cette occasion.

Le mercredi 12 décembre 2007, Ike Turner meurt à l'âge de 76 ans d'une overdose de cocaïne[5] dans sa maison de San Marcos près de San Diego en Californie.

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Ike se marie une première fois avec Lorraine Taylor avec qui il aura deux garçons. En 1962, il se marie avec Tina Turner, vraisemblablement à Tijuana (le 17 octobre 2007 au cours d'une interview téléphonique avec Howard Stern, Ike niera s'être jamais marié avec Tina Turner). Alors qu'ils sont encore ensemble, Ike trompe ouvertement Tina Turner, avec Ann Thomas, une "Ikette" avec qui il aura un enfant et qu'il épousera en 1981. En 1995, il épousa une autre Ikette, Jeanette Bazzell. Tina quitte Ike après une violente dispute à Dallas en 1976. Dans son autobiographie parue en 1986, I, Tina, dont sera tiré le film Tina de Brian Gibson, Tina accuse Ike d'être un époux violent. Longtemps Ike niera les faits... pour finalement les reconnaître dans sa propre autobiographie qui parait en 2001, Takin' Back My Name (ISBN 1-85227-850-1), admettant l'avoir souvent giflée (mais jamais frappée), parfois sans raison. Lors du divorce, elle lui laisse tous les biens communs pour ne conserver que son nom de scène, Tina Turner.

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 1960 : The soul of Ike and Tina Turner (Collectables) #45
  • 1962 : Dance with Ike & Tina Turner & Their kings of rhythm band (Sue)#23
  • 1962 : Festival of live performances (United)#36
  • 1963 : Don't play me cheap (Collectables) #19
  • 1963 : Dynamite (Collectables)#56
  • 1963 : It's gonna work out fine (Collectables) #12
  • 1963 : Please please please (Kent) #74
  • 1964 : The Ike & Tina Turner revue live (Kent)#34
  • 1965 : Live! The Ike & Tina Turner show (Warner Bros.) #45
  • 1965 : Ike & Tina show 2 (Tomato)#156
  • 1965 : Ooh poo pah doo (Harmony)#73
  • 1966 : River deep - Mountain high (Philles/A&M) #23
  • 1966 : Ike & Tina Turner and the raelettes (Tangerine) #35
  • 1966 : Live! The Ike & Tina Turner show (Loma)#45
  • 1966 : Live! The Ike & Tina Turner show, vols. 1-2
  • 1969 : Outta season (Blue Thumb) #11
  • 1969 : Ike & Tina Turner in person (Minit)27
  • 1969 : Fantastic (Sunset)#45
  • 1969 : Get it together (Pompeii) -
  • 1969 : Her man, his woman (Capitol)-
  • 1969 : The hunter (Blue Thumb) -
  • 1969 : Ike Turner & The kings of rhythm: A black man's soul (Tuff City)
  • 1970 : On stage (Valiant) #178
  • 1970 : Come together (Liberty) #23
  • 1971 : Workin' together (One Way) #24
  • 1971 : 'Nuff said (United Artists) #8
  • 1971 : Something's got a hold on me (Harmony)#24
  • 1971 : What you hear is what you get (EMI) #29
  • 1971 : "Funkier than a mosquito's tweeter" (United Artists)
  • 1972 : Feel good (United Artists) -
  • 1973 : Let me touch your mind (United Artists) #198
  • 1973 : Nutbush city limits (United Artists) #65
  • 1973 : The world of Ike and Tina live (United Artists) #48
  • 1974 : Strange fruit (United Artists) -
  • 1974 : Sweet Rhode island red (United Artists) -
  • 1974 : The gospel according to Ike and Tina (United Artists) -
  • 1974 : The great album-
  • 1975 : Sixteen great performances (ABC)-
  • 1977 : Delilah's power (United Artists) -
  • 1978 : I'm tore up
  • 1979 : Airwaves
  • 1984 : Hey hey
  • 1998 : My blue country
  • 2001 : Here and now
  • 2003 : A black man's soul
  • 2006 : Risin' with the blues

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (en) « Biographie », sur skepticalbrotha.wordpress.com (consulté le 4 octobre 2010)
  2. Source: Livret du CD A Proper Introduction to Ike Turner/ Jackie Brenston "Rocket 88".
  3. Collectif, Les dieux du blues, Éditions Atlas,‎ 1995, 312 p. (ISBN 2731217901), p. 200
  4. Ike Turner, mauvais génie, Libération
  5. (fr) « Ike Turner est mort d'une overdose », sur www.purepeople.com (consulté le 4 octobre 2010)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Revues, magazines...[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]