Hinzert (camp de concentration)

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Hinzert
Présentation
Gestion
Victimes
Géographie
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Région Rhénanie-Palatinat
Coordonnées 49° 41′ 56″ N 6° 53′ 34″ E / 49.698889, 6.892778 ()49° 41′ 56″ Nord 6° 53′ 34″ Est / 49.698889, 6.892778 ()  

Géolocalisation sur la carte : Allemagne

(Voir situation sur carte : Allemagne)
Hinzert

Hinzert (SS-Sonderlager Hinzert or Konzentrationslager/KZ Hinzert) était un camp de concentration dirigé par la SS situé près de Trèves à 30 km de la frontière du Grand-Duché du Luxembourg.

Son utilisation a beaucoup varié au cours de son existence. Il est connu pour être un centre de transit des déportés Nacht und Nebel et de la résistance luxembourgeoise.

Au départ, il reçoit des Allemands qui travaillent pour l’organisation Todt et qui sont condamnés à des peines légères de rééducation. Par ailleurs, des détenus français sont passés par le camp d’Hinzert, dont un petit nombre sont arrêtés en Allemagne. Mais le groupe le plus important est celui des déportés Nacht und Nebel venant de Paris acheminés en transports de mai 1942 à septembre 1943. En octobre 1943, les derniers « NN » quittent le camp[1].

Les déportés « NN » (Nacht und Nebel) au camp spécial de Hinzert[modifier | modifier le code]

De mai 1942 à septembre 1943, 1 446 hommes « NN » sont recensés comme déportés au camp spécial de Hinzert. Ce camp fut désigné comme lieu de regroupement des « NN » venant de Paris. Amenés par petits transports de 50 à 60 personnes, en moyenne, les détenus restent quatre à cinq mois au camp avant d’être transférés vers des prisons de détention préventive comme Wittlich, Sarrebrück ou Diez-sur-Lahn, en attendant le jugement.

Dans les transports partis de Paris à destination du camp spécial de Hinzert figurent aussi des femmes. Souvent, elles sont arrêtées dans la même affaire que leurs maris et déportées avec eux. mais, elles ne suivent pas le même parcours : soit, elles sont emprisonnées à Trèves, soit elles sont emmenées jusqu’à la prison d’Aix-la-Chapelle, avant d’être appelées à comparaître devant le tribunal de Cologne ou celui de Breslau, avec les hommes. Au total, 75 femmes ont pu être recensées comme faisant partie des transports destinées au camp de Hinzert[2].

Le 3 juillet 1943, dix-neuf hommes dont Césaire de Poulpiquet, arrêtés dans la région de Châteaulin pour avoir récupéré et caché des parachutistes américains, arrivent à Hinzert. Trois d’entre eux seulement survivent dont Jean Crouan.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • « Mémoire vivante no 46: Dossier Hinzert ». Fondation pour la Mémoire de la Déportation.
  • Sur les « NN » à Hinzert, voir Guillaume Quesnée, Les déportés « Nacht und Nebel », une expérience spécifique. Étude portant sur les hommes « NN » déportés au SS Sonderlager Hinzert entre mai 1942 et septembre 1943, mémoire de maîtrise soutenu en octobre 2001 à l’Université de Caen
  1. Livre Mémorial des déportés de France arrêtés par mesure de répression et dans certains cas de persécution-1940-1945. TOME I Page 204
  2. Sur les « NN » à Hinzert, voir Guillaume Quesnée, Les déportés « Nacht und Nebel », une expérience spécifique. Étude portant sur les hommes « NN » déportés au SS Sonderlager Hinzert entre mai 1942 et septembre 1943, mémoire de maîtrise soutenu en octobre 2001 à l’Université de Caen.

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