Henri Suso

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Henri Suso
Image illustrative de l'article Henri Suso
Henri Suso à genoux, recevant une vision
Bienheureux
Naissance vers 1295
lac de Constance
Décès   (70 ans)
Ulm
Nationalité Allemagne Allemande
Béatification 1831
par Grégoire XVI
Fête
Attributs Il est représenté gravant les initiales IHS sur sa poitrine.
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Henri Suso [1]ou saint Henri est un religieux catholique du XIVe siècle connu pour avoir répandu la mystique rhénane de Maître Eckhart avec Jean Tauler. Il a été proclamé bienheureux de l'Église catholique en 1831, seul des trois grands disciples de l'école dominicaine du XIVe siècle. Il est fêté le 25 janvier[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Henrich von Berg est né vers 1295 d'un père violent et d'une mère douce et pieuse[3]. Il est entré chez les dominicains de Constance à l'âge de 13 ans, prenant alors comme nom le nom de famille de sa mère, Suso. Il y vivait d'une manière plutôt relâchée jusqu'à l'âge de 18 ans, où il eut une vision qui l'amena à se convertir. Il se livra alors à de très grandes austérités, si bien qu'il frôla la mort à 40 ans. À cette époque, alors qu'il voyait un chien jouer avec un bout de tissu, il vit un signe de la Providence l'appelant à vivre des pénitences non plus extérieures mais intérieures[1]. Il jeta les instruments dont il se servait pour s'infliger ses pénitences.

Il fut envoyé à Cologne en 1323, où il suivit avec avidité l'enseignement de Maître Eckart, dont il appréciait particulièrement la théologie négative. Il fut extrêmement choqué que son maître spirituel fût déclaré hérétique par une bulle papale. Il rédigea donc un Petit Livre de la Vérité pour sa défense, mais cela lui valut des ennuis avec les autorités ecclésiastiques[3]. Il écrivit ensuite le Livre de l'éternelle Sagesse, qui lui valut aussi des démêlés avec son Ordre. On lui doit également des esquisses graphiques qui auraient pour but de symboliser la relation de l'âme avec Dieu. ll décède le , à l'âge de 70 ans[3]. Sa vie a été écrite par sa fille spirituelle Elsbet Stagel[1], religieuse dans un couvent où il exerçait son ministère.

Sur le panneau de gauche, Henri Suso. Basilique Sainte Marie-Madeleine de Saint-Maximin.

Spiritualité[modifier | modifier le code]

Henri Suso apparaît comme l'une des principales figures de la spiritualité à la fin du Moyen Âge, dans le courant de la mystique rhénane. Fondée sur une théologie thomiste, sa spiritualité exalte le retrait progressif du monde sensible et la contemplation du Christ au travers de ses perfections et de ses souffrances. Il aimait à s'appeler le Serviteur de la Sagesse éternelle, et son Horloge de la Sagesse est le livre le plus lu en Allemagne au XVe siècle et au XVIe siècle, devant l'Imitation de Jésus-Christ[3]. Au XXe siècle, il sera cité par le pape Pie XII dans son encyclique Haurietis Aquas.

Postérité[modifier | modifier le code]

En Allemagne, son pays d'origine, le lycée de Constance fondé en 1604 porte son nom, de même qu'une église consacrée en 1956 à Ulm, appelée Sainte-Marie-Suso. Une société des amis d'Henri Suso a également été créée en 2007 à Überlingen.

Représentation dans l'iconographie[modifier | modifier le code]

Grand pénitent, il est quasiment toujours représenté en train de s'infliger des mortifications. On peut le voir ainsi gravant au couteau les initiales IHS sur sa poitrine, selon un épisode célèbre de sa vie.

Œuvre[modifier | modifier le code]

statue de Henri Suso, dans l'église des dominicains de Rottweil

Écrits[modifier | modifier le code]

  • L'Horloge de la Sagesse, aussi traduit par Livre de l'éternelle sagesse
  • Petit Livre de la Vérité

Éditions modernes[modifier | modifier le code]

  • Bienheureux Henri Suso. Le Chemin de la Croix, adapté par Renée Zeller, Éditions de la Vie spirituelle, 1924, In-16°, 31 p.
  • Le Bienheureux Henri Suso (œuvres traduites par Jeanne Ancelet-Hustache), Aubier, Paris, 1943, collection : Maîtres de la spiritualité chrétienne, 573 p.
  • Le plus haut Abandon, Éditions Arfuyen, Paris, 1991, 63 p.
  • Œuvres complètes, Éditions du Seuil, Paris, 1997, 558 p.
  • Petit Livre de la Vérité, Éditions Belin, Paris, 2002, 124 p.
  • Tel un Aigle. Initiation à la vie spirituelle, Éditions Payot et Rivages, 2004, 108 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Henri Suso (vers 1295/97–1366) ou le Serviteur de la Sagesse éternelle », sur www.fabula.org,‎ 19 janvier 2006 (consulté le 20 janvier 2009)
  2. « Bienheureux Henri Suso », sur nominis.cef.fr (consulté le 1er septembre 2009)
  3. a, b, c et d Présentation de bienheureux Henri Suso, par les dominicains du Canada

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notice d'autorité de Henri Suso