Guilielmus Xylander

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L'érudit Guillaume Xylander.

Guilielmus Xylander ou Guillaume Xylander, de son nom de naissance Wilhelm Holtzman, (né le 26 décembre 1532 à Augsbourg, mort le 10 février 1576 à Heidelberg) fut un humaniste et philologue allemand. Il traduisit en latin les Pensées de Marc Aurèle et, par ses traductions, apporta d'importantes contributions à la diffusion des mathématiques.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Augsbourg, issu d'une famille de condition modeste, il fit ses études à Tübingen, et en 1558, à vingt-cinq ans, prit la succession de Jacob Micyllus comme professeur de grec de l'Université de Heidelberg. À cette époque, l'institution venait de basculer dans le protestantisme, mais était disputée entre luthériens et calvinistes.

Il fut secrétaire des assemblées convoquées par l'électeur palatin Frédéric III au Monastère de Maulbronn pour statuer sur les points controversés entre diverses doctrines protestantes. En 1562, son enseignement à Heidelberg s'étendit à la logique (avec le titre de publicus organi Aristotelii interpres). Enfin il fut recteur de l’Université de Heidelberg en 1564–1565. Toute sa vie, il fut un partisan du théologien Thomas Erastus qui enseignait alors la médecine dans la même université.

Xylander édita et traduisit de multiples œuvres de l'Antiquité,

Sa première édition (editio princeps, Zürich, 1559) des Pensées de Marc Aurèle se fondait sur un « manuscrit de Heidelberg » désormais perdu ; la deuxième édition de 1568 est augmentée de recueils de mirabilia : ceux d’Antoninus Liberalis, de Phlégon de Tralles, d’un certain Apollonius et d’Antigone de Caryste. Il édita aussi la Chronique de Georgios Kedrenos (1566). Xylander traduisit en outre en allemand les six premiers livres des Éléments d'Euclide ainsi que les Arithmétiques de Diophante (1575). Il traduisit en latin le De quattuor mathematicis scientiis de Michel Psellos.

Source[modifier | modifier le code]

Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Guilielmus Xylander » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie,‎ 1878 (Wikisource)