Giacomo Balla

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Giacomo Balla

Nom de naissance Giacomo Balla
Naissance
Turin
Décès (à 86 ans)
Rome
Nationalité Drapeau de l'Italie Italienne
Activités Artiste peintre et sculpteur
Mouvement artistique Futurisme, Aéropeinture

Giacomo Balla, né le à Turin et mort le (à 86 ans) à Rome, est un peintre et sculpteur italien du mouvement futuriste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Giacomo Balla étudie la peinture à Rome où il travaille plusieurs années comme illustrateur et caricaturiste. À partir de 1899, l’artiste présente ses 1ères œuvres, influencées par le néo-impressionnisme, lors d’expositions internationales. En 1910, Giacomo Balla adhère au futurisme, mouvement artistique italien créé par le poète Filippo Tommaso Marinetti. Il s'intéresse tout particulièrement au dynamisme de la couleur et de la lumière. Fillette courant sur un balcon (1912) représente l'aboutissement de sa phase futuriste, avec une division de la couleur en taches isolées qui créent l'illusion du mouvement. En 1915, il écrit avec le peintre Fortunato Depero un manifeste intitulé « Reconstruction futuriste de l'univers ».

Durant la Première Guerre mondiale, l'atelier de Balla devient un lieu de rencontres pour les jeunes artistes mais vers la fin de la guerre, le mouvement futuriste montre des signes de déclin. Après la guerre, il s'oriente vers le cinéma et le design.

En 1935, il est fait membre de l'Accademia di San Luca de Rome.

Balla participe à la Documenta 1 en 1955 à Kassel, en Allemagne. Ses œuvres ont été montrées de manière posthume à la Documenta 8 en 1987.

Balla cosigne en 1929 le manifeste de l'aéropeinture futuriste (Manifesto dell'Aeropittura futurista) avec Marinetti, Fortunato Depero, Prampolini, Dottori, Benedetta Cappa, Fillia, Tato (it) et Somenzi[1] pour sa publication dans la Gazzetta del popolo du , dans l'article intitulé Prospettive di volo.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Lanterne – Étude de la lumière, 1909, huile sur toile, 174,7 × 114,7 cm
  • Compénétrations iridescentes
  • La Lampe à arc, 1910, huile sur toile, 174,7 × 114,5 cm[2]
  • Dynamisme d'un chien en laisse, 1912, huile sur toile, 90,8 × 110 cm, Albright-Knox Art Gallery, Buffalo[3]
  • Fillette courant sur un balcon, 1912, huile sur toile, 125x125 cm
  • Sarah cours vers l'eau de la vie, 1913
  • La Vitesse abstraite, 1913, huile sur toile, 50 × 65,5 cm[4]
  • Mercure passant devant le soleil, 1914, huile sur toile, 120 × 100 cm
  • Construction sculpturale de bruit et de vitesse, 1914-1915, sculpture d'aluminium et d'acier montée sur bois peint, 101.8 × 118.0 × 20.0 cm, musée Hirschhorn
  • Forme qui crie « Vive l'Italie », 1915, huile sur toile, 134 × 188 cm
  • Le Poing de Boccioni, 1916-1917, sculpture de laiton peint, 83.8 × 80 × 33 cm, musée Hirschhorn
  • Transformation forme-esprit, 1918, huile sur toile, 51 × 66 cm
  • Fiore futurista, 1920, collection particulière[5]
  • Pessimisme-Optimisme, 1923, huile sur toile, musée d'art moderne, Milan[6]
  • Les Chiffres amoureux », 1924, huile sur toile, collection particulière[7]

Citation[modifier | modifier le code]

« Nous les futuristes, nous puons de la gueule et nous voulons libérer notre race de tout neutralisme, de l'indécision apeurée et quiétiste, du pessimisme nihiliste et de l'inertie nostalgique, romantique et ramollissante. Nous voulons colorier l'Italie d'audace et de risques futuristes, donner enfin aux Italiens des vêtements belliqueux et joyeux »

— Manifeste futuriste du vêtement antineutraliste, 1914.

Notes et référence[modifier | modifier le code]

  1. (it) Balla, Benedetta, Depero, Dottori, Fillia, Marinetti, Prampolini, Somenzi, Tato, « Futurisme - Manifeste de l'aéropeinture (fac-similé d'un article de 1931) », sur www.culturaservizi.it,‎ 1931 (consulté en 30/10/2013)[PDF]
  2. Reproduction dans Beaux Arts magazine, no 291, septembre 2008, p. 170
  3. Reproduction dans Beaux Arts magazine, no 103, juillet-août 1992
  4. Reproduction dans Beaux Arts magazine, no 135, juin 1995, p. 131
  5. Reproduction dans Beaux Arts magazine, no 135, juin 1995, p. 8
  6. Reproduction dans Beaux Arts magazine, no 71, septembre 1989, p. 61
  7. Reproduction dans Beaux Arts magazine, no 71, septembre 1989, p. 59

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Vedrenne-Careri, « Giacomo Balla, l'intérieur d'un futuriste » in Beaux Arts magazine, no 93, septembre 1991, p. 2-87 : article à propos de la maison-atelier de Balla, à Rome. « Magie kaléïdoscopique de couleurs agressives et clinquantes, papiers multicolores éblouissants qui se réfléchissent sur des plaques d'aluminium. Yeux en celluloïd qui clignotent en tremblotant dans un tableau. Lampes fantaisistes en papier velin jaune et vert s'allumant au soleil. Études futuristes de vitesse abstraite. Laques violettes et vermillons, rayonnes, soies damassées. C'est Balla qui vivifie vertigineusement son ambiance écrasée par une guitare », description de Francesco Canguillo, poète et ami de Balla.
  • Giovanni Lista, Balla, catalogue général de l’œuvre, vol. I, Edizioni della Galleria Fonte d’Abisso, Modène, 1982 ; vol. II, L’Age d’Homme, Lausanne, 1984

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]