Fillia

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Fillia de son vrai nom Luigi Colombo né le à Revello, mort le à Turin (Piémont). Italien. Peintre de compositions murales, Écrivain. Futuriste[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Ce peintre mort à trente deux ans est l'un des esprits les plus clairvoyants en ce qui concerne l'évolution de l'expression artistique entre les deux guerres. En effet, au cours de nombreux voyages effectués jusqu'à sa mort, à Paris, il y est en contact avec les pionniers de l'art abstrait, alors négligé par tous. C'est ainsi qu'il se lie avec les animateurs du groupe Cercle et Carré, à Paris[2].

Il commence à l'âge de dix neuf ans avec T.A. Bracci, à participer à des activités liées au mouvement futuriste, notamment dans les actions Futurismo en 1924, Vetrina futurista en 1927. Il devient le principal créateur du second futurisme à Turin. Il crée la maison d'éditions Sindacati Artisti Futuristi. Il est également le fondateur de la revue Citta Futurista en 1929, de Citta Nuova la même année qu'il anime en collaboration avec Prampolini, et de Nuova Architettura en 1931. Animateur du mouvement futuriste, Fillia en est aussi un théoricien. Il commence vers 1932, la réalisation de peintures monumentales avec notamment la décoration murale de la mairie de la La Spezia en 1933[3].

En 1925, sa propre peinture, la série des Nus Mécaniques, est proche de la méthode mécaniste de Prampolini. Le purisme d'Ozenfant l'influence en 1927. En 1928, une note personnelle de psychologie lui fait peindre Féminité, peinture dans laquelle il traduit un de ces états d'âmes selon les préceptes de Boccioni.

En 1929, il cosigne en 1929 le manifeste de l'aéropeinture futuriste (Manifesto dell'Aeropittura futurista) avec Marinetti, Balla, Fortunato Depero, Prampolini, Dottori, Benedetta Cappa, Tato (it) et Somenzi[4] pour sa publication dans la Gazzetta del popolo du , dans l'article intitulé Prospettive di volo. Ce mouvement constitue la pierre angulaire de la seconde génération futuriste, et qui, préconise d'exprimer le monde contemporain avec le recul et l'altitude que donne la vision des choses à partir d'un avion. Il peint alors: Spiritualité aérienne, Spiritualité de l'aviateur. Il n'abandonne pas ses préoccupations d'ordre psychologique avec Les amoureux ou Femme, Ciel et paysage, qui datent de 1931. Ses tendances mystiques se développent à la fin de sa vie, avec le Manifeste de l'art sacré futuriste, qu'il signe avec Marinetti en 1931. Il découvre ensuite, la photographie et réalise des photomontages[5].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs, vol. 5, éditions Gründ,‎ janvier 1999, 13440 p. (ISBN 270003015X), p. 456-457
  • (fr) Jean Philippe Breuille, Dictionnaire de la peinture italienne, Éditions Larousse – (Collection: Essentiels), Paris,‎ février 1989, 527 p. (ISBN 203740013X), p. 174-175

Musées[modifier | modifier le code]

  • Grenoble:
    • L'homme et la femme.
  • Rome (Gal. D'Arte Mod.):
    • Les amoureux.
  • Turin (Gal. D'Arte Mod.):
    • Plasticité d'objets.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs, vol. 5, éditions Gründ,‎ janvier 1999, 13440 p. (ISBN 270003015X), p. 456
  2. Ibid., p. 456
  3. Ibid, p. 457
  4. (it) Balla, Benedetta, Depero, Dottori, Fillia, Marinetti, Prampolini, Somenzi, Tato, « Futurisme - Manifeste de l'aéropeinture (fac-similé d'un article de 1931) », sur www.culturaservizi.it,‎ 1931 (consulté en 30/10/2013)[PDF]
  5. Jean Philippe Breuille, Dictionnaire de la peinture italienne, Éditions Larousse – (Collection: Essentiels), Paris,‎ février 1989, 527 p. (ISBN 203740013X), p. 174