Geoffroi de Charny

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Geoffroi de Charny
Geoffroi de Charny (à gauche) affrontant Edouard III lors de sa tentative pour reprendre Calais en 1349/50, d'après un manuscrit enluminé des Chroniques de Froissart.
Geoffroi de Charny (à gauche) affrontant Edouard III lors de sa tentative pour reprendre Calais en 1349/50, d'après un manuscrit enluminé des Chroniques de Froissart.

Naissance vers 1300-1306[1]
Décès 19 septembre 1356
Bataille de Poitiers
Mort au combat
Allégeance Royaume de France
Années de service 1337 – 1356
Conflits Guerre de Cent Ans
Faits d'armes 1340 : Siège de Tournai
1345-46 : Croisade d'Humbert de Viennois
1349-50: Tentative sur Calais
1351 : Bataille d'Ardres
Distinctions Porte-oriflamme de France
Chevalier de l'ordre de l'Étoile
Hommages Inhumé aux Célestins de Paris
Autres fonctions Conseiller du roi
Ambassadeur et négociateur
Écrivain

Emblème

Geoffroi de Charny, né vers 1300-1306 et tué à la bataille de Poitiers le 19 septembre 1356, seigneur de Lirey, de Savoisy et de Montfort, est un chevalier français de la première moitié du XIVe siècle, auteur de trois ouvrages portant sur la chevalerie.

Porte-oriflamme et conseiller des rois de France Philippe VI et Jean II, il est considéré par ses contemporains comme l'un des meilleurs chevaliers de son temps.

Il fait référence comme « théoricien » de la chevalerie par les œuvres qu'il a écrites[2].

Résumé biographique[modifier | modifier le code]

Il est le fils puîné de Jean, seigneur de Charny et de Marguerite de Joinville, une fille de Jean de Joinville, le célèbre biographe de Saint Louis[3].

Bien que la date de naissance de Geoffroi de Charny soit inconnue, le début de sa « vie active » en 1336-1337, joint au fait que sa mère était déjà morte en 1306, incitent à placer sa venue au monde au début des années 1300[1].

« Le plus preudomme et le plus vaillant de tous les autres »[modifier | modifier le code]

Geoffroi de Charny a été considéré par ses contemporains comme l'un des meilleurs chevaliers de son temps[4].

Les auteurs des Grandes Chroniques de France le présentent comme un « chevalier de Bourgoigne, hardis et chevalereus »[5] ou un « chevalier bourguignon, preudomme et en armes expert, et en plusseurs fais approuvé »[6]. Pour le chroniqueur liégeois Jean le Bel, il est un « vaillant et prœu chevalier »[7]. Jean Froissart multiplie quant à lui les termes flatteurs et les superlatifs à son endroit : « un moult vaillans chevaliers françois, liquels se nommoit messires Joffrois de Cargni »[5], « cil vaillans chevaliers messires Joffrois de Chargni »[5], le « bon Joffroi de jadis »[8], « le plus preudomme et le plus vaillant de tous les autres »[8].

Un autre contemporain, lui-même chevalier, Geoffroi de La Tour Landry, place Charny aux côtés de Boucicaut et Jean de Saintré parmi les chevaliers les plus renommés de son temps dans son Livre pour l'enseignement de ses filles, rédigé entre 1371 et 1373. Multipliant les exempla et les modèles pour l'édification morale de ses filles, il met en scène « deux bons chevalliers de cellui temps ... et estoient frères et bons chevaliers d’armes, qui lors couroient es voiages, es tournoiz et aux autres lieux là où ilz povoient trouver honneur. Ilz estoient renommés et honnourés comme Charny, Bouciquaut ou Saintré, et pour ce avoient leur parler sur touz, et convenoit que ils feussent escoutés comme chevaliers auctorisez »[9].

Pour le chroniqueur tournaisien Gilles Le Muisit, Charny est un « chevalier courageux et expert en armes et maintes fois fameux au-delà et en deçà des mers, il fut en de nombreuses guerres et de nombreux conflits mortels, se comportant en tous comme un homme preux et nobles »[10].

Cette opinion favorable était aussi partagée par ses ennemis. Même le chroniqueur anglais Geoffrey le Baker, pourtant reconnu pour son hostilité envers les Français, ne tarit pas d’éloges à son sujet en le présentant comme « un chevalier plus exercé dans les affaires militaires que tout autre Français, en sorte que sa renommée était étendue, et qui, en raison de sa longue pratique des armes et de son tempérament dynamique et sagace, fut jusqu'à sa mort ... le principal conseiller des jeunes chevaliers français »[11].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Le spécialiste de l'éthique militaire David Whetham estime qu'une partie de la « colossale réputation » acquise par Charny aux yeux de ses pairs et de ses contemporains devait être due aux livres qu'il avait écrits et qui traitaient de divers aspects relatifs à la chevalerie, la guerre, les joutes et les tournois[12]. On lui connaît trois ouvrages : le Livre de chevalerie en prose, le Livre Charny en vers et les Demandes pour la joute, les tournois et la guerre.

Livre de chevalerie (en prose)[modifier | modifier le code]

L'ouvrage le plus fameux de Geoffroi de Charny est son Livre de chevalerie (en), écrit vers 1350, qui constitue, avec le Livre de l'Ordre de Chevalerie (écrit entre 1279 et 1283) de Raymond Lulle et les œuvres de Chrétien de Troyes, l'une des meilleures sources pour comprendre comment les chevaliers se percevaient et accordaient la priorité aux valeurs chevaleresques.

Si le Livre de chevalerie est aujourd'hui l'ouvrage le plus célèbre de Charny, il n'en était pas de même au Moyen Âge, où il semble avoir été le moins diffusé parmi les œuvres de l'auteur, contenus dans seulement deux manuscrits qui nous sont parvenus[13].

Livre Charny (Livre de chevalerie en vers)[modifier | modifier le code]

Le Livre Charny, aussi connu sous les noms de Livre messire Geoffroi de Charny[14] ou Livre de chevalerie en vers[15], est la seule composition en vers de Charny. Selon Richard Kaeuper, la description des périls de la croisade contenue dans cette œuvre suggérerait une date de rédaction postérieure au retour de son auteur en France en 1346 après sa participation à la croisade du dauphin Humbert de Viennois en 1345-1346[16].

Cette œuvre versifiée décrit la vie d'un chevalier et énumère les qualités qu'un bon chevalier doit posséder.

Demandes pour la joute, les tournois et la guerre[modifier | modifier le code]

Charny est également l'auteur de Demandes pour la joute, les tournois et la guerre, écrites vers 1352 pour les chevaliers de l'ordre de l'Étoile, nouvellement fondé par Jean II le Bon, roi de France. Il s'agit d'une sorte de « Foire Aux Questions » portant sur ces trois occupations favorites des chevaliers. Malheureusement, comme le titre du texte le suggère, seules les questions ont survécu et non les réponses. Cependant, la manière dont les questions sont formulées a permis aux chercheurs de dégager certaines conclusions à propos de la conception de la chevalerie et de la guerre chez Charny.

Philippe Contamine considère les Demandes comme le plus précieux des trois ouvrages de Charny parce qu'il n'en existe aucun autre auquel il puisse être comparé[17].

Diffusion de l’œuvre[modifier | modifier le code]

Marque de propriété aux armes du duc de Bedford dans un manuscrit du Livre Charny (BNF, Manuscrit français 25447, fol. 3 (détail)

Les manuscrits conservés et les inventaires de livres témoignent de la diffusion de l’œuvre littéraire de Charny du XIVe au XVIe siècle. Ses ouvrages se retrouvent dans les bibliothèques de princes comme le roi de France Charles VI[18], le duc de Bourgogne Jean sans Peur[19] et le duc de Bedford[20], de grands seigneurs et hommes de guerre comme le connétable de France Louis de Sancerre [21],[22], le grand maître de France Guichard Dauphin II (†1415), seigneur de Jaligny[21],[23] et le Castillan Pedro Fernández de Velasco (†1470), comte de Haro[24], ou encore des professionnels comme le héraut anglais Thomas Benolt (en), roi d'armes Clarencieux[25].

Manuscrits[modifier | modifier le code]

Les écrits de Geoffroi de Charny sont conservés dans neuf manuscrits :

  • Berne, Burgerbibliothek, Cod. 420, début du XVe siècle : contient le Livre Charny (fol. 57r - 71v)[26]
  • Bruxelles, Bibliothèque royale de Belgique, ms 10549, vers 1420, manuscrit en mauvais état, incomplet : contient le Livre Charny[27];
  • Bruxelles, Bibliothèque royale de Belgique, ms 11124-11126, fin XIVe[28] ou début XVe siècle, manuscrit aux armes de Jean sans Peur, ayant servi de base à toutes les éditions modernes : contient l'ensemble des œuvres de Charny;
  • La Haye, Koninklijke Bibliotheek, 71 G 74, XVIIIe siècle, copie moderne d'un manuscrit du XVe siècle : contient le Livre Charny[29];
  • Madrid, Biblioteca Nacional de España, ms 9270, XIVe siècle, manuscrit de luxe doté de nombreuses enluminures qui ont été découpées et enlevées, ayant appartenu en 1455 au comte de Haro : contient le Livre Charny (fol. 1-48) et les Demandes pour la joute et la guerre (fol. 48-141), celles concernant les tournois semblent manquer[30];
  • Oxford, Bodleian Library, MS. Holkham misc. 43, XIVe siècle, manuscrit aux armes de Charny : contient le Livre Charny et les Demandes pour la joute, le tournoi et la guerre[31] ;
  • Paris, Bibliothèque nationale de France, français 25447, après 1406, manuscrit aux armes du duc de Bedford, régent de France : contient le Livre Charny[32];
  • Paris, Bibliothèque nationale de France, nouvelles acquisitions françaises 4736, XVe siècle : contient les Demandes pour la joute (fol. 1r-8v) et pour la guerre (fol. 8v - 35) (celles pour le tournoi semblent manquer) ainsi que le Livre de chevalerie (fol. 35 - 87v)[33];
  • Tours, Bibliothèque municipale, 904, XVe siècle : contient le Livre Charny[34];

Charny et le suaire de Turin[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Suaire de Turin.
Enseigne du pèlerinage de Lirey représentant le suaire de Turin (Croquis d'Arthur Forgeais, 1865)

Geoffroi de Charny et sa seconde épouse, Jeanne de Vergy, sont les premiers propriétaires historiquement attestés du suaire de Turin. La tradition orale en vigueur dans la famille de Charny attribuait à Geoffroi l'acquisition du suaire. Une lettre de 1389 de l'anti-pape Clément VII, adressée à son fils Geoffroi II et très certainement rédigée en fonction d'informations fournies par le destinataire, affirme que le père de celui-ci avait reçu la relique « qui lui avait été libéralement offerte » (en latin, « liberaliter sibi oblatam ») et qu'il l'avait fait déposer dans l'église de Lirey qu'il avait fondée[35]. Un demi-siècle plus tard, Marguerite de Charny, fille de Geoffroi II, soutenait de son côté en 1443 devant le parlement de Dole que le suaire « fut conquis par feu messire Geoffroy de Charny, mon grant pere »[36].

C'est dans la collégiale de Lirey en Champagne, fondée par Charny, que cette relique fait pour la première fois l'objet d'ostensions (expositions en public). Témoin du pèlerinage dont ce suaire a été l'objet à Lirey, le musée de Cluny conserve une enseigne de pèlerinage (en) de la seconde moitié du XIVe siècle ou de la première moitié du siècle suivant, présentant, outre la plus ancienne représentation connue du suaire de Turin, les blasons des familles de Charny et de Vergy[37].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

sur Geoffroi de Charny
  • Philippe Contamine, « Geoffroy de Charny (début du XIVe siècle-1356). "Le plus prudhomme et le plus vaillant de tous les autres" », dans Philippe Contamine, Pages d'histoire militaire médiévale, Paris, Institut de France,‎ 2005, p. 171-184.
    Republication, avec notes mises à jour, de l'article : Philippe Contamine, « Geoffroy de Charny (début du XIVe siècle-1356). "Le plus prudhomme et le plus vaillant de tous les autres" », dans Histoire et société. Mélanges offerts à Georges Duby, tome 2 : Le tenancier, le fidèle et le citoyen, Aix-en-Provence, Publications de l'Université de Provence, 1992, p. 107-121.
sur ses œuvres
  • Philippe Contamine, « Les traités de guerre, de chasse, de blason et de chevalerie », dans Daniel Poirion (dir.), Grundriss der romanischen Literaturen des Mittelalters, vol. VIII/1 : La littérature française aux XIVe et XVe siècles, Heidelberg, C. Winter,‎ 1988 (ISBN 3533039285 et 9783533039280), p. 346-367
  • Arthur Piaget, « Le livre de messire Geoffroi de Charny », Romania, vol. 26,‎ 1897, p. 394-411 (lire en ligne)
    Publication de larges extraits du Livre Charny
  • (en) David Whetham, Just Wars and Moral Victories : Surprise, Deception and the Normative Framework of European War in the Later Middle Ages, Leiden / Boston, Brill,‎ 2009, 266 p. (ISBN 978-90-04-17153-4)
  • Olivier Mattéoni, « Noblesse et culture à la fin du Moyen Âge : la bibliothèque de Guichard Dauphin, souverain maître de l’Hôtel de Charles VI (1413) », dans Corinne Péreau (éd), Itinéraires du savoir, de l’Italie à la Scandinavie (Xe-XVIe siècle) : Études offertes à Élisabeth Mornet, Paris, Publications de la Sorbonne,‎ 2009 (ISBN 978-2-85944-611-6), p. 319-343
sur l'oriflamme
  • Philippe Contamine, « L’oriflamme de Saint-Denis aux XIVe et XVe siècles : Étude de symbolique religieuse et royale », Annales de l’Est, série 5e, vol. 25, no 3,‎ 1973, p. 179-244 [lire en ligne]
sur Charny et le suaire de Turin
  • Victor Saxer, « Le suaire de Turin aux prises avec l'histoire », Revue d'histoire de l'Église de France, vol. 26, no 196,‎ 1990, p. 21-55

Éditions et traductions des œuvres de Charny[modifier | modifier le code]

Éditions
  • (fr) Geoffroy de Charny, Livre de chevalerie, dans Kervyn de Lettenhove, éditeur, Œuvres de Froissart - Chroniques, Tome premier : Introduction : IIe et IIIe parties, Devaux, Bruxelles, 1873, p. 463-533
  • (en) Elspeth Kennedy, « The Book of Chivalry », dans Richard W. Kaeuper et Elspeth Kennedy, The Book of Chivalry of Geoffroi de Charny : Text, Context, and Translation, Philadelphie, University of Pennsylvania Press,‎ 1996 (ISBN 978-0-8122-1579-3), p. 65-225. — [présentation en ligne][lire en ligne (extraits, Google Livres)][lire en ligne (extraits, Questia)]
    Présentation de Geoffroi de Charny et de son œuvre, par Richard W. Kaeuper, suivie d'une edition critique du Livre de chevalerie, accompagnée d'une traduction anglaise, par Elspeth Kennedy
  • (en) Michael Anthony Taylor, A Critical Edition of Geoffroy de Charny's « Livre Charny » and the « Demandes pour la Joute, les Tournois et la Guerre », Chapel Hill, Ph.D., University of North Carolina,‎ 1977, lvii + 166 p.
  • Jean Rossbach, Les demandes pour la jouste, le tournoi et la guerre de Geoffroi de Charny (XIVe siècle), mémoire de licence, Université libre de Bruxelles, 1962.
Traduction
  • (en) Richard W. Kaeuper (prés.) et Elspeth Kennedy (trad.). A Knight's Own Book of Chivalry - Geoffroi de Charny. University of Pennsylvania Press, Philadelphie, 2005, 128 p. — (ISBN 978-0-8122-1909-8)[présentation en ligne]
    Traduction en anglais du Livre de chevalerie

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Contamine 2005, p. 173; Kaeuper 1996, p. 4.
  2. Sébastien Nadot, Rompez Les lances ! Chevaliers et tournois au Moyen Âge, éditions Autrement, Paris, 2010, p. 94.
  3. Kaeuper 1996, p. 3-4
  4. Kaeuper 1996, p. 3; Contamine 2005, p. 171, 177.
  5. a, b et c Cité dans Contamine 2005, p. 177.
  6. Cité dans Contamine 2005, p. 176.
  7. Jules Viard et Eugène Déprez, éd., Chronique de Jean le Bel, Paris, Renouard, 1905, t. II, p. 176. [lire en ligne]
  8. a et b Cité dans Contamine 2005, p. 171.
  9. Geoffroi de La Tour Landry (éd. Anatole de Montaiglon), Le Livre du chevalier de La Tour-Landry pour l'enseignement de ses filles, Paris, [P. Jannet], 1854, p. 226. [Lire sur Wikisource] [lire en ligne]
  10. Traduction française dans Contamine 2005, p. 177. Texte original latin : Gilles Le Muisit (éd. Henri Lemaître), Chroniques et annales de Gilles Le Muisit, Paris, Librairie Renouard, 1905, p. 259. [lire en ligne]
  11. Traduction française de Philippe Contamine, [Compte rendu de l’ouvrage de Kaeuper et Kennedy], Francia, vol. 25, no 1, 1998, p. 381 [lire en ligne]. Texte original latin : Geoffroy le Baker, Chronicon Galfridi le Baker de Swynebroke, ed. Edward M. Thompson, Oxford, 1889, p. 103.
  12. Whetham 2009, p. 173.
  13. Bruxelles, Bibliothèque royale de Belgique, manuscrit 11124-11126, fol. 83-136; Paris, Bibliothèque nationale de France, nouvelles acquisitions françaises 4736, fol. 36-87. Kennedy 1996, p. 74-75.
  14. Piaget 1897, p. 397.
  15. Laurent Brun, « Geoffroi de Charny », notice d'Archives de littérature du Moyen Âge - ARLIMA
  16. Kaeuper 1996, p. 22.
  17. Contamine 1988, p. 362.
  18. « Le livre messire Gieffroy de Charny, en francois, partie rimé et partie en prose. Comm. : qu'il pueut avoir. Fin : lequel est plus grant. Et est bien escript de lettre de forme et bien historié, couvert de cuir rouge à empraintes, à deux fermoirs de laton. », Inventaires de 1411, 1413 et 1423-1424 : Léopold Delisle, Recherches sur la librairie de Charles V, partie II : Inventaires des livres ayant appartenu aux rois Charles V et Charles VI et à Jean, duc de Berry, Paris, Champion, 1907, p. 181-182, no 1111 [lire en ligne]; Louis Douët d'Arcq, Inventaire de la bibliothèque du roi Charles VI, fait au Louvre en 1423, par ordre du régent duc de Bedford, Paris, Société des bibliophiles, 1867, p. 182, no 702. [lire en ligne]
  19. Georges Doutrepont, La Littérature française à la cour des ducs de Bourgogne, Paris, H. Champion, 1909, p. 279. [lire en ligne]
  20. Le manuscrit BNF français 25447, contenant le Livre Charny, comporte une vignette aux armes du duc de Bedford, marque de propriété. Notice du manuscrit sur le site de la BNF.
  21. a et b « Item, ung autre petit livre en papier, qui parle pour la guerre, pour le tournoy que fist messire Geuffroy de Charny », inventaire de 1413, Antoine Le Roux de Lincy, Inventaire des livres composant la bibliothèque des seigneurs de Jaligny, 6 juin 1413, Paris, Techener, 1844 (extrait du Bulletin du bibliophile, no 11, novembre 1843, p. 9, no 27. [lire en ligne].
  22. Mattéoni 2009. Le livre de Charny qui est inventorié en 1413 au château de Jaligny provient d'un lot de manuscrits qui se trouvait au château de Bommiers, hérité par Guichard Dauphin II de son oncle Louis de Sancerre.
  23. L'ouvrage de Charny pourrait être, selon Mattéoni, soit les Demandes pour la joute, le tournoi et la guerre, soit le Livre de Chevalerie, Mattéoni 2009, p. 338-339.
  24. Le manuscrit 9270 de la Biblioteca Nacional de España (Notice du manuscrit de la BNE) ayant appartenu au comte de Haro en 1455 contient, d'après sa description par Paz, le Livre Charny et les Demandes : Antonio Paz y Meliá, « Biblioteca fundada por el Conde de Haro en 1455 [Continuación] », Revista de Archivos, Bibliotecas y Museos, vol. 1, 1897, p. 452-455.
  25. « Le livre de Geoffreye de Charny chevalier escript », inventaire de 1534, Contamine 1988, p. 366.
  26. Notice du manuscrit Berne, Burgerbibliothek, Cod. 420 sur la base de données Jonas-IRHT/CNRS, page consultée le 29 novembre 2013; Taylor 1977, p. xi
  27. Notice du manuscrit Bruxelles, Bibliothèque royale Albert Ier, (I) 10549 sur la base de données Jonas-IRHT/CNRS, page consultée le 29 novembre 2013; Piaget 1897, p. 397.
  28. Kaeuper 1996, p. 21, note 69.
  29. Notice du manuscrit Den Haag, Koninklijke Bibliotheek, 071 G 74 sur la base de données Jonas-IRHT/CNRS, page consultée le 29 novembre 2013.
  30. Notice du manuscrit de la BNE; (es)Antonio Paz y Meliá, « Biblioteca fundada por el Conde de Haro en 1455 [Continuación] », Revista de Archivos, Bibliotecas y Museos, vol. 1, 1897, p. 452-455. [lire en ligne]
  31. Ninth Report of the Royal Commission on Historical Manuscripts, partie 2 : Appendix and Index, Londres, Eyre and Spottiswoode for H.M.S.O., 1884, p. 371, no 705 [lire en ligne] (le manuscrit y porte son ancienne cote : Norfolk, Holkham Hall, MS. 705); Ian Wilson, « Geoffrey de Charny: Hitherto Unknown Manuscript Discovered - Thanks to Shakespeare », British Society for the Turin Shroud Newsletter, no 32, septembre 1992, p. 3-6 [lire en ligne].
  32. Notice du manuscrit de la BnF; Manuscrit numérisé sur Gallica.
  33. Notice du manuscrit de la BnF; Notice du manuscrit PARIS, Bibliothèque nationale de France, Manuscrits, nouv. acq. fr. 04736 sur la base de données Jonas-IRHT/CNRS, page consultée le 29 novembre 2013.
  34. Notice du manuscrit Tours, Bibliothèque municipale, 0904 sur la base de données Jonas-IRHT/CNRS, page consultée le 29 novembre 2013.
  35. Saxer 1990, p. 26. Texte latin de la lettre dans Chevalier 1903, p. 31-33 (document H)
  36. Chevalier 1900, p. XXIII (document R).
  37. « Notice de l'enseigne de pèlerinage », base Joconde, ministère français de la Culture; Mario Latendresse, A Souvenir from Lirey, www.sindonology.org [site web], page mise en ligne le 3 mai 2007 (page consultée les 16 août 2007 et 28 février 2009).