Franz Danzi

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Franz Danzi

Description de l'image  Franz Danzi.JPG.
Naissance
Schwetzingen, Allemagne
Décès (à 62 ans)
Karlsruhe, Allemagne
Activité principale Compositeur, chef d'orchestre
Maîtres Innocenz Danzi, Georg Joseph Vogler

Franz Danzi, né le à Schwetzingen et mort le à Karlsruhe, est un compositeur et chef d'orchestre allemand.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le père de Franz Danzi, Innocenz[1], était musicien de la cour et premier violoncelliste de la chapelle de l’électeur palatin, alors la meilleure de l’Europe. Il donna à son fils, en même temps qu’à sa fille Franziska Dorothea Danzi (devenue également compositrice), ses premières leçons, et lui enseigna les principes de la musique, du piano et du chant.

En composition, le jeune Danzi n’eut qu’une éducation pratique ; il n’apprit cet art que par quelques notions d’harmonie qu’il puisa dans les livres, et par la lecture des partitions des grands maitres. Cependant il reçut quelques leçons de l’abbé Georg Joseph Vogler, organiste et compositeur. À l’âge de douze ans, il avait déjà écrit plusieurs morceaux pour le violoncelle, et ses progrès sur cet instrument furent si rapides, qu’à peine sorti de l’enfance, il fut admis dans la chapelle comme membre de l’orchestre du prince de Mannheim. Il composa son premier opéra Azakia, à Mannheim. En 1778, cette chapelle ayant été transportée à Munich, Danzi s'y rendit et y succéda à son père comme violoncelliste. L’année suivante il écrivit son premier ouvrage pour le théâtre de la cour.

Vers 1790, il épousa la fille du directeur du théâtre de Munich, Maria Margarethe Marchand. En 1791, Danzi demanda et obtint un congé illimité pour voyager avec sa nouvelle épouse, cantatrice distinguée dont le talent s’était développé grâce à ses leçons. Ils séjournèrent longtemps à Leipzig et à Prague. Danzi dirigea dans ces deux villes l’orchestre de la troupe italienne de Guardatoni, et sa femme chanta avec succès les rôles de Suzanne dans Le nozze di Figaro, de Caroline, dans Il matrimonio segreto, et de Nina, dans l’opéra de ce nom.

Pendant les années 1794 et 1795, il parcourut l’Italie avec sa femme et ils s’y firent remarquer pour leurs talents, particulièrement à Venise et à Florence. Le dérangement de la santé de sa femme obligea Danzi à revenir à Munich ; il y arriva en 1797, et dans la même année il obtint le titre de vice-maitre de la chapelle électorale. Lorsque Maria Danzi succomba à une maladie de poitrine en 1799, à l’âge de 32 ans, il fut frappé si douloureusement de cette perte qu’il ne put remplir ses fonctions à la cour pendant plusieurs années ; lorsqu’il lui fallut ensuite diriger des opéras où sa femme avait chanté, il éprouvait des émotions si pénibles qu’il prit finalement la résolution de s’éloigner de Munich.

En 1807, il se rendit à Stuttgart, où il fut nommé maitre de chapelle du roi de Wurtemberg et superviseur des instruments à vent au conservatoire de Stuttgart ; mais les changements politiques qui survinrent dans la région l’année suivante l’obligèrent à aller chercher fortune ailleurs. Il alla à Karlsruhe, et la cour de Bade lui accorda le même titre qu’à Stuttgart et un traitement suffisant pour assurer son existence. Depuis lors il ne quitta plus Karlsruhe, où il devait mourir.

Comme chef d’orchestre, il soutint l’œuvre de son ami Carl Maria von Weber, qu’il influença également comme compositeur. Par son style, on peut le considérer comme un des pionniers du romantisme. Les compositions religieuses et instrumentales de Danzi lui firent la réputation d’un savant musicien en Allemagne, mais, dans ses opéras, il a souvent sacrifié les convenances dramatiques à des effets d’instrumentation ou à des combinaisons harmoniques dépourvues du charme de la mélodie, alors qu’il connaissait bien l’art du chant, et qu’il l’enseignait à merveille.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 8 symphonies
  • 4 concertos pour flûte et orchestre (sol majeur op. 30, ré mineur op. 31, ré mineur op. 42, ré majeur op. 43)
  • Symphonie concertante pour flûte, clarinette et orchestre si♭ majeur op. 41
  • Concerto pour clarinette, basson et orchestre si♭ majeur op.47
  • 5 concertos pour basson et orchestre
  • 9 quintettes à vent (par 3 dans op. 56, 67 et 68)
  • 2 quintettes pour piano, flûte, hautbois, clarinette et basson (op. 53, 54)
  • 1 quintette pour piano, hautbois, clarinette, cor et basson op. 41
  • 3 quintettes pour flûte et quatuor à cordes
  • 3 trios op. 71 pour flûte, violon et violoncelle
  • Quatuors à cordes
  • 11 opéras
  • Sonate pour cor de basset et piano op. 62
  • Fantaisie pour clarinette et orchestre sur l'air La ci darem la mano extrait de Don Giovanni de Mozart

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Né le à Munich.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]