Fraction armée révolutionnaire libanaise

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La Fraction armée révolutionnaire libanaise (en arabe : الفصائل المسلحة الثورية اللبنانية, Jabhat al-Musalha al-Thawri al-Lubnaniyya, FARL) était un mouvement palestinien créé en 1979, par Georges Ibrahim Abdallah[réf. nécessaire] et issu de l'éclatement du Front populaire de libération de la Palestine, après le décès de Wadie Haddad. Basée au Liban, la Fraction armée révolutionnaire libanaise opérait principalement au Moyen-Orient et bénéficiait, selon le département d'État américain du soutien de la Syrie[1]. Ses objectifs étaient la libération du Liban de toute présence étrangère (France, États-Unis, Israël) et la création d'un État palestinien. Elle a été démantelée en 1986.

En 1982, les FARL revendiquent l'assassinat de Charles Robert Ray[2], attaché militaire américain à Paris (le 18 janvier 1982) et Yacov Barsimentov, diplomate israélien[2] et qui aurait été le responsable du Mossad à Paris[réf. nécessaire] (le 3 avril), ainsi que de Robert Onan Homme [réf. nécessaire], consul américain à Strasbourg.

La Fraction armée révolutionnaire libanaise aurait eu des liens avec le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), le FPLP-Commandement général, le Hezbollah libanais, Action directe en France, les Brigades rouges italiennes, la Fraction armée rouge ouest-allemande. Ainsi, selon le journaliste Dominique Lorentz, elles auraient cosigné des attentats avec Action Directe[3], et auraient travaillé pour l'Iran dans le cadre des pressions exercées pour le règlement du contentieux concernant le consortium nucléaire Eurodif[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. State Department, 9 mars 2007 : « Monsieur Abdallah était un personnage clé d’une organisation terroriste basée au Liban et bénéficiant du soutien de la Syrie, désireuse de commettre des assassinats politiques contre des officiels européens et américains ».
  2. a et b Dominique Lorentz, Secret atomique. La bombe iranienne ou la véritable histoire des otages français au Liban, Les Arènes, 2002, p.138, qui cite Roland Jacquard, Les dossiers secrets du terrorisme.
  3. Lorentz, 2002, cite Le Figaro du 21 novembre 1986
  4. Lorentz, 2002, p. 139