F-Zero X

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F-Zero X
image

Éditeur Nintendo
Développeur Nintendo EAD
Concepteur Shigeru Miyamoto (producteur)
Tadashi Sugiyama (directeur)[1]
Musique Taro Bando
Hajime Wakai

Date de sortie Nintendo 64
Icons-flag-jp.png 14 juillet 1998
Icons-flag-us.png Icons-flag-ca.png 26 octobre 1998[2]
Icons-flag-eu.png 6 novembre 1998[3]

iQue Player
Icons-flag-cn.png 2004

Console virtuelle
Icons-flag-jp.png 29 mai 2007[4]
Icons-flag-eu.png Icons-flag-au.png 15 juin 2007
Icons-flag-us.png Icons-flag-ca.png 25 juin 2007[5]
Genre Course
Mode de jeu Un à quatre joueurs
Plate-forme Nintendo 64, iQue Player, Console virtuelle

Évaluation CERO : A
ELSPA : 3+
ESRB : E
OFLC : G
PEGI : 3+

F-Zero X (エフゼロ エックス?) est un jeu vidéo de course futuriste développé et édité par Nintendo pour la Nintendo 64. Il est sorti au Japon le 14 juillet 1998, en Amérique du Nord le 26 octobre 1998 et en Europe le 6 novembre 1998. En 2000 est sorti uniquement au Japon un add-on comportant entre autres de nouveaux circuits, un éditeur de circuits et un éditeur de véhicules. F-Zero X a été porté sur l'iQue Player en 2004[6],[7] et est ressorti sur Console virtuelle en 2007.

Le jeu est le troisième épisode de la série F-Zero et le premier à utiliser des graphismes 3D[8]. Il est assez difficile, et similaire au premier F-Zero sorti sur Super Nintendo. Il propose cependant deux nouveaux modes de jeu : la Death Race (« Course de la Mort »), dont le but est d'anéantir les 29 autres pilotes le plus vite possible, et la X-Cup, un générateur de circuits aléatoires[9].

F-Zero X a été bien accueilli par la presse spécialisée, qui a mis en avant son gameplay rapide, son grand nombre de circuits et de véhicules et la conception de ses circuits. Nintendo a toutefois privilégié la vitesse et la fluidité de l'animation (60 images par seconde, inégalée à l'époque) au détriment des graphismes, choix qui fut reproché.

Système de jeu[modifier | modifier le code]

F-Zero X est un jeu de course futuriste proposant 5 championnats de six courses chacun. Le joueur a le choix entre 6 véhicules dès le départ et 30 une fois les championnats terminés avec succès. La particularité de cet épisode est l'arrivée de la 3D, et donc certaines courses sur ou à l'intérieur d'un tube et possédant de nombreux loopings.

Au XXVIe siècle, le joueur est pilote d'un engin mi-voiture, mi-fusée et participe à des courses extrêmes où il pourra atteindre des vitesses vertigineuses pouvant atteindre 1 000 km/h et devra affronter 29 autres pilotes.

Les courses[modifier | modifier le code]

  • Jack Cup
Mute City - Figure Eight (ce circuit sert également de terrain pour le jeu Super Smash Bros Melee)
Silence - High Speed
Sand Ocean - Pipe
Devil's Forest - Corkscrew
Big Blue - Cylinder (qui a également servi d'inspiration pour un terrain de Super Smash Bros Melee puis dans Super Smash Bros Brawl)
Port Town - High Jump (dont le successeur, Port Town Aero Drive dans F-Zero GX, a quant à lui servi de terrain pour Super Smash Bros Brawl)
  • Queen Cup
Sector Alpha - Inverted Loop
Red Canyon - Multi-Jump
Devil's Forest 2 - Up and Down
Mute City 2 - Technique
Big Blue 2 - Quick Turn
White Land - Dangerous Steps
  • King Cup
Fire Field - Zig-Zag Jump
Silence 2 - Wavy Road
Sector Beta - Double Sommersault
Red Canyon 2 - Slim Line
White Land 2 - Half Pipe
Mute City 3 - Jumps of Doom
  • Joker Cup
Rainbow Road - Psychedelic Experience (repris de Mario Kart 64)
Devil's Forest 3 - Mirror Road
Space Plant - Cylinder & High Jump
Sand Ocean 2 - Wave Panic
Port Town 2 - Snake Road
Big Hand - Deadly Curves
  • La compétition X-Cup propose des cicruits générés par le jeu, et choisis au hasard. Les circuits sont généralement simples, et peuvent proposer des conditions de course particulières (course en tube, en cylindre, en half-pipe...). Il est impossible de savoir combien de courses sont générées, même s'il est probable que ce nombre dépasse la centaine. Quelques-uns des circuits sont cependant plus mortels que les circuits officiels.

Les machines et leurs pilotes[modifier | modifier le code]

Développement et musique[modifier | modifier le code]

D'abord baptisé F-Zero 64, le jeu a été révélé par le magazine Famitsu à la mi-1997[10]. Plusieurs programmeurs de Wave Race 64, dont le programmeur principal, ont fait partie de l'équipe de développement de F-Zero X[9],[11]. Le public a pu tester le titre pour la première fois au Nintendo Space World de novembre 1997[12],[13]. D'après GameSpot, F-Zero X est devenu le premier jeu de course à fonctionner à 60 images par seconde avec jusqu'à 30 véhicules à l'écran. Cependant, pour garantir cette fluidité, Nintendo a dû sacrifié le nombre de polygones par véhicule, la qualité des textures et le détail des circuits[14]. La sortie nord-américaine de F-Zero X a été retardée de trois mois en raison de la politique de Nintendo of America qui était d'espacer uniformément les sorties de jeux Nintendo. Le titre était conçu pour être compatible avec le Nintendo 64DD[9], mais cette fonctionnalité ne fut pas exploitée en dehors du Japon à cause de l'échec commercial du 64DD[15],[16].

La musique de F-Zero X est en partie faite de morceaux du premier F-Zero remixés[17]. La haute fluidité du jeu a fait diminuer la qualité des graphismes, mais également celle du son. Les musiques sont pour la plupart monophoniques, même si ce n'est pas le cas des sons d'ambiance[9].

Le jeu est compatible avec le kit vibration.

Accueil[modifier | modifier le code]

Aperçu des notes reçues

Presse papier
Média Note
Edge (GB) 8/10[18]
Presse numérique
Média Note
Allgame (US) 4 étoiles sur 5[19]
GameSpot (US) 7,5/10[14]
IGN (US) 9,1/10[9]
Jeuxvideo.com (FR) 16/20[20]
Agrégateurs de notes
Média Note
GameRankings 86,93 %[21]
Metacritic 85/100[22]

F-Zero X a été bien accueilli par la presse spécialisée. Il a recueilli une moyenne, basée sur 15 critiques, de 86,93 % sur Game Rankings et un score de 85 sur Metacritic[21],[22]. Les critiques ont généralement apprécié son gameplay rapide, son grand nombre de circuits et de véhicules, la conception de ses circuits, et sa fluidité, alors que jusqu'à trente véhicules pouvaient être présents à l'écran[23]. Cependant, le manque de détail graphique du jeu a été très critiqué[22]. Peer Schneider d'IGN a considéré que F-Zero X rivalisait avec Wave Race 64 de par « ses contrôles parfaitement calibrés et son approche rafraîchissante du jeu de course »[9]. Le titre a été nommé Jeu du Mois en novembre 1998 par le magazine Electronic Gaming Monthly. Un des rédacteurs a écrit que « les graphismes sont peut-être simples, mais ils sont lisses et l'action est rapide »[17].

Pour Jeuxvideo.com, « les graphismes pas très fouillés mais plus que corrects »[20]. Allgame a quant à lui regretté que F-Zero X « n'atteigne certainement pas les standards habituels de Nintendo » en matière de graphismes[19]. Même critique chez GameSpot, trouvant le faible nombre de polygones par véhicule « peu inspirant » et ajoutant que « les détails des circuits sont aussi limités »[14]. Les critiques ont cependant loué la fluidité du jeu (60 images par seconde), vue par certains comme la cause du manque de détails graphiques[9],[19]. La musique a soulevé des réactions diverses. EGM l'a considérée « vraiment bonne avec quelques excellents remix des anciens morceaux de F-Zero »[17], alors que Computer and Video Games l'a jugée horrible[24].

Dans un test rétrospectif, GameSpot lui a attribué un 6,5/10, qualifiant le titre de « brebis galeuse de la série » notamment au niveau technique et visuel[25]. IGN a décrit F-Zero X comme une mise à jour exceptionnelle du jeu original qui « souffre uniquement de ses graphismes ». Peer Schneider a par ailleurs fait valoir que le jeu « n'est pas là pour démontrer les capacités graphiques ou sonores de la console — tout est dans le gameplay »[9].

F-Zero X s'est vendu à 383 642 unités en Amérique du Nord et à 97 684 unités au Japon[26],[27]. Le jeu s'est vendu à 56 457 exemplaires durant sa première semaine de commercialisation au Japon[11], contre cinq fois moins la semaine suivante. Ce phénomène, récurrent pour les jeux Nintendo 64, est dû à la rareté des sorties importantes sur la console. Son noyau de fans attend donc chaque jeu phare avec impatience, pour l'acheter dès la première semaine[28].

F-Zero X Expansion Kit[modifier | modifier le code]

F-Zero X Expansion Kit est un add-on au jeu original paru en avril 2000 sur l'extension de la Nintendo 64, le 64DD. Cette extension requiert une cartouche du jeu original pour fonctionner.

En plus de nouveaux circuits et d'un son surround, cette « suite » apporte des nouveautés assez intéressantes comme un éditeur de circuits et un éditeur de véhicules (qui sera repris par la suite dans F-Zero GX).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « F-Zero X », Moby Games (consulté le 5 novembre 2011)
  2. (en) « F-Zero X Release Summary », GameSpot (consulté le 1 septembre 2008)
  3. (en) « F-Zero X », Nintendo Europe (consulté le 1 août 2007)
  4. (en) « Virtual Console », Nintendo (consulté le 29 mai 2007)
  5. (en) Matt Casamassina, « VC Monday: 06/25/07 », IGN,‎ 2007 (consulté le 25 juin 2007)
  6. (en) « F-Zero X », IGN (consulté le 25 juin 2007)
  7. (en) Chris Kohler, « Nintendo iQue goes online », GameSpot,‎ 2004 (consulté le 30 août 2008)
  8. (en) « F-Zero X (Wii) », 1UP.com (consulté le 1 septembre 2008)
  9. a, b, c, d, e, f, g et h (en) Peer Schneider, « F-Zero X review », IGN,‎ 1998 (consulté le 22 mai 2007)
  10. (en) « First look at F-Zero 64 », IGN,‎ 1997 (consulté le 29 mai 2007)
  11. a et b (en) « F-Zero X - Development », N-Sider (consulté le 13 juin 2006)
  12. (en) IGN Staff, « F-Zero X », IGN,‎ 1998 (consulté le 18 juin 2007)
  13. (en) IGN Staff, « F-Zero X Marks the Spot », IGN,‎ 1997 (consulté le 7 juin 2007)
  14. a, b et c (en) James Mielke, « F-Zero X review », GameSpot,‎ 1998 (consulté le 22 mai 2007)
  15. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Import_review.
  16. (en) « Everything About the 64DD », IGN,‎ 2001 (consulté le 30 août 2008)
  17. a, b et c (en) « F-Zero X », Electronic Gaming Monthly, no 112,‎ novembre 1998 (lire en ligne)
  18. (en) « Nintendo », Edge Reviews Database (consulté le 13 septembre 2008)
  19. a, b et c (en) Brad Penniment, « F-Zero X review », Allgame (consulté le 5 janvier 2007)
  20. a et b « F-Zero X », Jeuxvideo.com,‎ 1998 (consulté le 5 novembre 2011)
  21. a et b (en) « F-Zero X for Nintendo 64 », Game Rankings (consulté le 17 août 2010)
  22. a, b et c (en) « F-Zero X (n64: 1998): Reviews », Metacritic (consulté le 6 avril 2009)
  23. (en) Robb Guido, « Stocking stuffers for gaming fans », St. Petersburg Times,‎ 30 novembre 1998, p. 13
  24. (en) Alex Constantides, « F-Zero X », Computer and Video Games,‎ 2001 (consulté le 26 décembre 2007)
  25. (en) Frank Provo, « F-Zero X review », GameSpot,‎ 2007 (consulté le 2 décembre 2007)
  26. (en) « Nintendo 64 Best Selling Ranking », Shrine of Data Sales Database,‎ 1997 (consulté le 12 avril 2008)
  27. (en) « Nintendo 64 Japanese Ranking », Japan Game Charts,‎ 2008 (consulté le 27 septembre 2008)
  28. (en) IGN Staff, « F-Zero X Sales Plummet In Japan », IGN,‎ 7 August 1998 (consulté le 2007-08-08)