Europeana

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Europeana est une bibliothèque numérique européenne lancée en novembre 2008 par la Commission européenne. Elle compte plus de 26 millions d'objets numériques fin 2013.

Les œuvres numérisées sont, notamment, des images, des textes, des sons et des vidéos.

Mille cinq-cents institutions ont participé à Europeana, comme la British Library à Londres, le Rijksmuseum à Amsterdam, et le Louvre à Paris.

Pour cela, les États s'engagent à numériser leurs contenus actuellement conservés de manière traditionnelle, les rendre accessibles sur le Web et assurer la conservation de ceux-ci sous forme numérique pour les générations futures. Le projet prévoit de faire appel, outre les bibliothèques nationales, aux bibliothèques européennes, aux services d'archivages et aux musées.

Concrètement, Europeana est une mise en commun des ressources (livres, matériel audiovisuel, photographies, documents d'archives, etc.) numériques des bibliothèques nationales des 27 États membres.

Europeana est assez proche de Gallica, mais bénéficie d'une interface graphique plus moderne et d'une indexation plein texte plus évoluée.

Europeana n'archive pas les œuvres, mais sert uniquement de catalogue de recherche. Les œuvres sont disponibles à travers des liens vers l'institution l'ayant numérisée, par exemple Gallica[1].

Projets[modifier | modifier le code]

Les coûts projetés sont de 100 milliards d'euros qui se répartissent comme suit :
- Bibliothèques : 20 milliards,
- Musées : 39 milliards,
- Archives nationales : 41 milliards,
- Archives audiovisuelles : 5 milliards.

Le projet concerne:
- 77 millions de livres,
- 24 millions d'heures de documents multimédias,
- 358 millions de photographies,
- 75 millions d'œuvres d'art,
- Et 10 milliards de pages d'archives[2].

Exemples de projets de numérisation pour Europeana :

  • Europeana Regia : http://www.europeanaregia.eu/fr.
  • Europeana Newspapers : http://www.europeana-newspapers.eu/.
  • Europeana Collections 1914-1918 (avril 2011-mars 2014) : projet réunissant une douzaine de bibliothèques nationales européennes, dont l'objectif est la numérisation et la mise en ligne de plus de 400.000 documents originaux de la Première Guerre mondiale. Participants : Stiftung Preussischer Kulturbesitz (Allemagne), pilote ; Bibliothèque nationale de France ; Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg (France) ; Bibliothèques nationales centrales de Rome et Florence (Italie) ; Bibliothèque royale de Belgique ; British Library (Royaume-Uni) ; Bibliothèque royale et nationale de Danemark à Copenhague ; Bibliothèque nationale d'Autriche ; Bibliothèque nationale de Serbie ; Université Humboldt de Berlin (Allemagne) ; Institut central pour le catalogue unique et l'information bibliographique des bibliothèques italiennes. Budget : 5,4 millions d'€. Site internet : http://www.europeana-collections-1914-1918.eu/.
  • Europeana Film Gateway : http://www.europeanfilmgateway.eu/fr. Sous-projet European Film Gateway 1914 : http://project.efg1914.eu/.
  • Europeana 1914-1918 : Campagne de collecte de souvenirs et documents originaux en possession de particuliers, organisée dans de nombreux pays européens entre 2011 et 2014. Site internet : www.europeana1914-1918.eu.
  • Europeana Photography : http://www.europeana-photography.eu/.

Liste complète des projets financés pour l'alimentation et le développement d'Europeana : http://pro.europeana.eu/projects.

Histoire[modifier | modifier le code]

Commencée à l'été 2006 afin de la soumettre à ses partenaires européens, la pré-version d'Europeana a été mise en ligne le 22 mars 2007, à l'occasion du Salon du livre de Paris. À cette occasion, la Bibliothèque nationale de France a présenté une maquette de la Bibliothèque numérique européenne baptisée Europeana qui rassemble (pour son ouverture) environ 12 000 documents libres de droits, en mode image et en mode texte (obtenus par OCR) issus des collections de la BnF (7 000), notamment à partir de Gallica, de la Bibliothèque nationale Széchényi de Hongrie et de la Bibliothèque nationale du Portugal[3].

Le 29 mai 2008, la commissaire européenne Viviane Reding annonce la fermeture du premier prototype et le lancement de la Bibliothèque numérique européenne, qui reprend le nom d'Europeana, le 20 novembre 2008[4], jour de son lancement officiel par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso[5]. Elle est accessible dans les 21 langues officielles de l'Union européenne.

Depuis cette date, deux millions de documents culturels numérisés (livres, peintures, photos, films, musique, etc.) sont consultables gratuitement sur son site Internet[5] avec l'objectif de dépasser les 10 millions de documents en 2010[5]. Finalement, fin 2010, ce sont 14 millions d'œuvres qui sont disponibles[6]. La bibliothèque numérique européenne est contrôlée par la fondation de droit néerlandais European Digital Library (EDL) et la Commission européenne.

Le soir du 20 novembre 2008, le site doit fermer car ses six serveurs, surchargés par la fréquentation, sont insuffisants. Le 23 décembre 2008, le site Europeana ouvre à nouveau, mais se présente comme étant encore en phase de test[réf. nécessaire].

Elle fait suite au prototype de bibliothèque en ligne développé par la Bibliothèque nationale de France (BnF), dans le cadre du projet de bibliothèque numérique européenne. Au départ, le projet est lancé sous l'appellation de Bibliothèque numérique européenne (BNE ou BNuE). L'objectif de la BNE est de créer un patrimoine culturel européen et transnational, sous forme numérique, accessible depuis Internet et gratuit pour les œuvres libres de droit. Le nom Europeana est repris du projet de bibliothèque numérique de la France, du Portugal et de la Hongrie[réf. nécessaire].

Du point de vue de l'utilisation, dans un premier temps, la BNE utilise le site de la Bibliothèque européenne (The European Library), organisation regroupant différentes bibliothèques nationales, y compris hors de l'Union européenne. À terme, il est prévu qu'il n'y ait qu'un seul site pour centraliser toutes les informations afin de rendre la culture facilement accessible sur Internet[réf. nécessaire].

En 2009, tous les membres de l'UE sont parties prenantes dans le projet, sauf le Royaume-Uni[réf. nécessaire].

La Commission européenne reconnait que l'initiative de Google avec le projet Google Book Search (anciennement Google Print) a eu le mérite d'amener les pays européens à se questionner sur le patrimoine européen[réf. nécessaire].

Couplage avec le projet de moteur de recherche européen[modifier | modifier le code]

Le projet de bibliothèque numérique est couplé avec le projet de moteur de recherche européen Quaero. Un tel projet requiert des registres de métadonnées afin de fonctionner efficacement.[réf. nécessaire]

Programme[modifier | modifier le code]

  • 2006 : Collaboration entre les bibliothèques nationales des 25 États membres et utilisation du portail The European Library.
  • 2008 : Au minimum, 2 millions d'ouvrages seront numérisés et devront être consultables et utilisables.
  • 2010 : 14 millions d'ouvrages numérisés[7]. Ouverture à d'autres types de documents.
  • 2011 : Europeana compte 19 millions d’objets numérisés tandis que l'Union Européenne a fixé pour objectif final d’atteindre les 30 millions d’objets mis en ligne à l’horizon 2015[8].

Gallery[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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