Les Classiques des sciences sociales

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Les Classiques des sciences sociales est une bibliothèque numérique basée à Saguenay, dans la province de Québec, au Canada. Au sein de la francophonie, elle est l'une des plus grandes bibliothèques virtuelles spécialisées en sciences humaines et sociales. Ses fichiers sont au format traitement de textes et téléchargeables gratuitement. Le principal objectif de cette bibliothèque est de favoriser l'accès à l'héritage intellectuel et à la culture scientifique au Québec.

Le fondateur et directeur bénévole de cette bibliothèque est Jean-Marie Tremblay, professeur retraité de sociologie au département des sciences humaines du Cégep de Chicoutimi.

Description[modifier | modifier le code]

Le projet de bibliothèque numérique rassemble de nombreux professeurs et chercheurs, principalement dans le domaine des sciences humaines et sociales. En 2009, après plus de 100 000 heures de travail de la part de nombreux bénévoles, la bibliothèque diffuse environ 4 000 œuvres en texte intégral, toutes accessibles gratuitement et librement partout dans le monde[1]. En 2013, elle diffuse plus de 5 500 œuvres de 1400 auteurs différent principalement en langue française.

Elle constitue une des premières bibliothèques numériques francophones spécialisée dans les sciences sociales. Elle est constituée à partir d'ouvrages tombés dans le domaine public, de textes contemporains (ouvrages, chapitres d'ouvrages, articles de revues, etc.) diffusés avec l'autorisation des auteurs (ou leurs ayant droit) et/ou des éditeurs, et d'œuvres inédites.

Capture d'écran de la page d'accueil de la bibliothèque.

Historique[modifier | modifier le code]

À partir de 1993, l'enseignant au collégial en sociologie Jean-Marie Tremblay numérise des textes d'auteurs classiques des sciences sociales. Les objectifs de l'enseignant sont alors de donner un accès facilité aux auteurs aux étudiant-e-s et de diffuser les travaux des chercheurs.

En 2000, comptant sur sept ans de développement, la bibliothèque est fondée avec le soutien de l'Université du Québec à Chicoutimi. Cette dernière fournit toute la logistique (livres, emprunts de livres, reliure des livres endommagés, emprunts spécialisés, soutien informatique) nécessaire à son développement.

En 2006, elle est incorporée en un organisme à but non lucratif dont la mission est de « donner accès librement et gratuitement » aux œuvres en sciences sociales et en philosophie de langue française[2].

En 2008, elle est composée d'environ 4 000 œuvres et est visitée par un peu plus 2 millions de visiteurs différents[1].

Conflits[modifier | modifier le code]

PUF[modifier | modifier le code]

Ce site web a suscité de nombreux débats lorsque les Presses universitaires de France (PUF) l'ont menacé de poursuites judiciaires car il hébergeait des ouvrages dans le domaine public au Canada, mais dont les droits d'auteur appartiennent à cet éditeur en France. Les PUF ont abandonné leurs menaces à la suite, entre autres, du soutien de nombreux internautes[3].

Wikisource[modifier | modifier le code]

Jean-Marie Tremblay a accusé certains contributeurs de Wikisource d'avoir « pillé » certains textes, passés dans le domaine public et numérisés par l'équipe de bénévoles des Classiques des sciences sociales, en les mettant en ligne en format HTML sur leur site Internet[4],[5]. Jean-Marie Tremblay parle de vols et avance qu'une demande de permission devait lui être soumise avant de copier ces textes traités par les bénévoles de son équipe afin qu'ils soient accessibles numériquement. Les contributeurs de Wikisource accusés estiment que Jean-Marie Tremblay n'a aucun droit sur ces textes puisque la mise en forme numérique n'est pas couverte par les droits d'auteurs contrairement, par exemple, à la traduction ou à l'adaptation cinématographique d'une œuvre. La protestation en ligne a été retirée au début de l'année 2010 après une entente de collaboration entre des contributeurs des deux projets.

Reconnaissances[modifier | modifier le code]

Le fondateur de la bibliothèque a reçu le prix du mérite scientifique régional Saguenay-Lac-Saint-Jean en 2005.

Interrogé par le journal Le Devoir sur les œuvres de l'Internet qui pourraient être qualifiées de chef-d'œuvre, le philosophe Jacques Dufresne en a désigné deux, dont Les Classiques des sciences sociales[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jean-Marie Tremblay, « Rapport d’activités pour l’exercice 2008 », Les Classiques des sciences sociales,‎ 3 juin 2009 (consulté en 1er novembre 2009), p. 5
  2. Les Classiques des sciences sociales, Incorporation des Classiques des sciences sociales en Organisme à but non lucratif (OBNL). <http://classiques.uqac.ca/inter/Evenements_speciaux/OBNL_incorporation_classiques/OBNL_incorporation.html>, 23 août 2006, consulté le 15 octobre 2013.
  3. Voir les documents juridiques en ligne sur le site forget-me.
  4. Les Classiques des sciences sociales, Politique d'utilisation de la Bibliothèque des Classiques, 16 février 2008 (consultée le 13 mars 2008).
  5. Les Classiques des sciences sociales, Les Wiki-prédateurs et le pillage des sites internet, 16 février 2008 (consultée le 13 mars 2008).
  6. Stéphane Baillargeon, « Le chef-d'œuvre méconnu », Le Devoir,‎ 31 octobre-1 novembre 2009 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]