Ellen Fairclough

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Ellen Loucks Fairclough, née le 28 janvier 1905 à Hamilton, Ontario, décédée le 13 novembre 2004 dans la même ville, a été la première femme membre d'un cabinet ministériel canadien et la première femme à assumer par intérim la fonction de Premier ministre au Canada.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Fairclough fut tout d'abord comptable de formation et travailla dans ce domaine avant d'entrer en politique. Elle fut membre du conseil municipal de la ville de Hamilton de 1945 à 1950.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Après un échec lors des élections générales en 1949, elle fut élue à la chambre des communes du Canada l'année suivante dans une élection partielle. Par la suite, elle représenta Hamilton-Ouest pour les progressistes-conservateurs, jusqu'à ce qu'elle perde son siège aux élections en 1963. Comme membre du Parlement, elle se fit l'avocat des droits des femmes avec pour objectif : "à travail égal, salaire égal".

Quand le Parti progressiste-conservateur prit le pouvoir aux élections fédérales de 1957, le nouveau Premier ministre, John Diefenbaker, la nomma secrétaire d'État du Canada. En 1958, elle devint ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration puis en 1962 ministre des Postes. Comme ministre de l'Immigration en 1962, Fairclough introduisit de nouvelles règles qui écartèrent l'élimination raciale et la discrimination dans la politique d'immigration. Elle introduisit aussi des lois plus libérales pour les réfugiés, et augmenta le nombre d'immigrants autorisés au Canada. Le congédiement de Alan Jarvis comme directeur du Musée des beaux-arts du Canada fut une des bases du roman What's Bred in the Bone par Robertson Davies (cf. Judith Skelton Grant, Man of Myth).

Premier ministre par intérim[modifier | modifier le code]

Fairclough fut aussi la première femme à assumer les fonctions de Premier ministre par intérim du Canada du 19 au 20 février 1958 pendant l'absence du Premier ministre John George Diefenbaker, en déplacement hors du pays[1]. Mais il faudra attendre 1993 pour voir Kim Campbell devenir la première femme Premier ministre en exercice du Canada.

Après la vie politique[modifier | modifier le code]

Après avoir quitté la vie politique, Fairclough travailla pour une société de gestion de patrimoine, et siégea en même temps à la Ontario Hydro.

En 1979, elle fut fait Officier de l'Ordre du Canada et fut promue Compagnon en 1994. À la fin de 1996, elle reçut l'Ordre de l'Ontario, l'honneur le plus élevé de cette province.

Fairclough fut très active avec l'Association des consommateurs du Canada, les Guides du Canada, the I.O.D.E., the United Empire Loyalist Association, et le Zonta Club de Hamilton et Zonta International, avant, pendant et après ses fonctions en politique. En 1982, un édifice à bureaux du gouvernement au coin de McNab et de King Street à Hamilton fut officiellement baptisé "Ellen Fairclough Building".

Elle eut le rare honneur d'être récompensée du titre de The Right Honourable accordé en 1992 par Sa Majesté la Reine Élisabeth II, rejoignant le cercle très fermé des quelques personnes ayant reçu ce titre sans avoir été Gouverneur général, Premier ministre ou ministre de la Justice du Canada.

En 1995, elle publia ses mémoires, Saturday's Child : Mémoires de la première femme ministre.

Elle s'est éteinte à Hamilton, dans sa ville natale en Ontario le samedi 13 novembre 2004, quelques semaines avant son centième anniversaire. Elle a survécu à son mari Gordon et à son fils Howard.

Le 21 juin 2005, la poste du Canada édita un timbre en l'honneur de Ellen Fairclough et des autres femmes notables canadiennes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ellen Fairclough — Fiche de parlementaire, Parlement du Canada

Article connexe[modifier | modifier le code]