De l'autre côté du miroir

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De l'autre côté du miroir
Auteur Lewis Carroll
Version originale
Titre original Through the Looking-Glass, and What Alice Found There
Éditeur original Macmillan & Co
Langue originale Anglais
Lieu de parution original Londres
Date de parution originale 1871
Version française
Traducteur Paul Gilson
Lieu de parution Paris
Éditeur éditions Denoël et Steele
Collection La Bibliothèque merveilleuse
Date de parution 1931
Nombre de pages 253
Chronologie
Précédent Aventures d'Alice au pays des merveilles
Humpty Dumpty (l'œuf Gros Coco) et Alice.

De l'autre côté du miroir (titre original : Through the Looking-Glass, and What Alice Found There) est un roman écrit par Lewis Carroll en 1871, qui fait suite aux Aventures d'Alice au pays des merveilles.

En France, ce roman a été publié pour la première fois en 1931 sous le titre La Traversée du miroir[1]. Le titre sera changé en De l'autre côté du miroir lors de la réédition de 1938[2].

L'histoire[modifier | modifier le code]

Alice, qui s'ennuie, s'endort dans un fauteuil et rêve qu'elle passe de l'autre côté du miroir du salon.

Le monde du miroir est à la fois la campagne anglaise, un échiquier, et le monde à l'envers, où il faut courir très vite pour rester sur place. Alice y croise des pièces d'échecs (reine, cavalier) et des personnages de la culture enfantine de l'époque victorienne.

On retrouve dans ce roman le mélange de poésie, d'humour et de non-sens qui fait le charme de Lewis Carroll. Il vaut mieux connaître les règles de base du jeu d'échecs pour apprécier toutes les subtilités du roman.

Une suite et des ruptures[modifier | modifier le code]

La différence fondamentale entre Les Aventures d'Alice au pays des merveilles et De l'autre côté du miroir est que cette dernière œuvre montre chez l'héroïne une évolution incontestable : de pion, elle devient reine.

À l'inverse, l'Alice du "Pays des merveilles" arrive inchangée à la fin du récit, en dépit des distorsions physiques qu'elle a subies en consommant diverses boissons et nourritures. Les Aventures d'Alice au pays des merveilles ressemble, en fait, à la promenade en bateau qui l'a vue naître : une rêverie sans but précis. En cela, l'œuvre de Carroll était, à l'heure victorienne, une véritable révolution dans une littérature enfantine visant avant tout à former l'enfant.

Le monde inversé[modifier | modifier le code]

Le monde du miroir se présente comme un monde inversé. Ainsi Alice, pour atteindre le jardin, doit-elle d'abord s'en éloigner, de même qu'il lui faut, dans cet univers étrange, courir très vite pour rester sur place.

Si l'espace est mis à mal, le temps n'est pas non plus en reste. Il est ainsi possible de se souvenir du futur, comme la Reine Blanche, qui évoque ce qui s'est produit « aujourd'hui en quinze ».

Comme le dit Jean-Jacques Mayoux, dans la préface d'un Tout Alice édité chez Flammarion, ces inversions ne vont pas sans frustration. Ainsi Alice se voit-elle offrir, pour étancher sa soif, un gâteau sec.

Alice et le non-sens[modifier | modifier le code]

L'un des aspects les plus frappants et les plus intéressants de l'œuvre est la manière dont elle joue avec le non-sens, exploitant toutes les failles de la langue anglaise (mais les traductions en français ont trouvé d'excellentes équivalences), jouant sur la synonymie, la polysémie, le jeu de mots et autres motifs de quiproquo.

Les personnages auxquels Alice se trouve confrontée sont en fait de véritables linguistes, dont les discours sont une contestation magistrale de l'arbitraire du langage.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice n°: FRBNF31911104 de la Bibliothèque nationale de France.
  2. Notice n°: FRBNF31911049 de la Bibliothèque nationale de France

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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