Dans la brume électrique

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Dans la brume électrique

Titre original In the Electric Mist
Réalisation Bertrand Tavernier
Scénario Jerzy et Mary Olson-Kromolowski
Acteurs principaux
Sociétés de production Drapeau des États-Unis Ithaca Pictures
Drapeau de la France Little Bear Production et TF1 International
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de la France France
Genre Policier
Sortie 2009
Durée 102 minutes (États-Unis)
117 minutes (autres pays)

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Dans la brume électrique (In the Electric Mist) est un film franco-américain réalisé par Bertrand Tavernier, sorti en 2009. Le film est inspiré de In the Electric Mist with Confederate Dead (Dans la brume électrique avec les morts confédérés) de James Lee Burke.

Synopsis[modifier | modifier le code]

À New Iberia, en Louisiane, une prostituée de 19 ans est retrouvée morte et mutilée. Il s’agit de la dernière victime d’un tueur en série qui s’attaque à de très jeunes femmes. L’inspecteur Dave Robicheaux chargé de l’enquête soupçonne Julius « Baby Feet » Balboni, une figure de la mafia locale. Dans le même temps, il arrête pour conduite en état d’ivresse Elrod Sykes, une star hollywoodienne venue en Louisiane tourner un film et dont l’un des producteurs n’est autre que Julius Balboni. L’acteur lui confie avoir découvert des ossements humains dans le bayou du delta de l’Atchafalaya. Cette découverte fait resurgir chez Dave des souvenirs du passé : trente-cinq ans plus tôt, il a assisté au meurtre d’un homme noir à cet endroit.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Source et légende : Version française (V. F.) sur le site d’AlterEgo (la société de doublage[1])

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le film a été tourné en Louisiane au printemps 2007. Cependant le producteur Michael Fitzgerald et le réalisateur Bertrand Tavernier se sont opposés sur de nombreux points. Suite à un accord conclu fin 2008, Michael Fitzgerald sort aux États-Unis une version plus courte, au montage (Roberto Silvi) plus resserré et classique, et une voix off différente. À l’exception des salles de Louisiane, le film sort directement en DVD sur le marché américain où il atteint la quatrième place des ventes. Dans les autres pays, à commencer par la première lors de la Berlinale 2009, est présenté le montage conforme au souhait de Bertrand Tavernier[2].
  • Dans les interviews données à l’occasion de la sortie du film, Bertrand Tavernier relate l’implication de Tommy Lee Jones dans l’élaboration du film et de ses dialogues, et indique que ce dernier a également complètement écrit une séquence non écrite du scénario original et une des rares dans laquelle il n’apparaît pas.
  • Le personnage de Dave Robicheaux apparaissait déjà dans Vengeance froide, autre film adapté d’un roman de James Lee Burke. Il y était interprété par Alec Baldwin ; renvoyé des rangs de la police à cause de son alcoolisme, il sauvait Alafair de la noyade. Alors qu’il est ici visiblement plus âgé, Alafair est toujours présentée comme une fillette.
  • Aucun détail n’est donné sur le film tourné, mais quand Dave se rend sur le tournage la première fois on peut voir en arrière-plan des figurants en costumes de soldats confédérés. Plus tard on peut voir Alafair costumée dans une robe de l’époque de la guerre de Sécession, indiquant donc un film historique. Le titre du film (cité par Julie dans un dialogue), White Doves (littéralement : « Colombes blanches »), est celui du roman de Burke sur la Guerre de Sécession, White Doves at Morning (2002 ; littéralement : « Colombes blanches le matin »).
  • Le personnage de John Goodman porte le prénom inhabituel pour un homme de Julie, diminutif de Julius, prononcé à plusieurs reprises et apparaissant explicitement sur la porte de sa caravane de tournage.
  • Parmi les rôles secondaires, le bluesman Buddy Guy joue le guitariste Hogman Patin, le batteur du groupe The Band, Levon Helm, joue le rôle du général, tandis que le réalisateur John Sayles interprète le producteur du film tourné.
  • Grand admirateur du cinéma américain, et auteur de deux livres de référence sur le sujet (50 Ans de cinéma américain, coécrit avec Jean-Paul Coursodon, et Amis américains), Bertrand Tavernier réalise ici son premier film de fiction aux États-Unis, dans un État empreint de ses racines francophones. Il avait précédemment coréalisé en 1983 Mississippi Blues avec Robert Parrish, documentaire qui explorait cet État voisin de la Louisiane, et notamment son héritage musical.

Distinction[modifier | modifier le code]

Grand Prix 2009 du festival international du film policier de Beaune

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Bertrand Tavernier, Pas à pas dans la brume électrique, récit de tournage, Paris, Flammarion, 2009.

Lien externe[modifier | modifier le code]