Coolus

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Coolus
L'église.
L'église.
Blason de Coolus
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Marne
Arrondissement Châlons-en-Champagne
Canton Châlons-en-Champagne
3e canton
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Châlons-en-Champagne (CAC)
Maire
Mandat
Pierre Charlet
2014-2020
Code postal 51510
Code commune 51168
Démographie
Population
municipale
207 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 55′ 29″ N 4° 21′ 18″ E / 48.9247, 4.35548° 55′ 29″ Nord 4° 21′ 18″ Est / 48.9247, 4.355  
Altitude Min. 82 m – Max. 137 m
Superficie 13,18 km2
Localisation

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Coolus

Coolus est une commune française, située dans le département de la Marne en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sur la rivière Coole.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Coslud (1158); Cosluz (1180); Cooluz (1185); Corlus (1195); Collud (1253); Coullus (1308); Coulus (1383); Coelus (1384); Colux (1405); Colux (1405); Coolus (1508); Coulu (1636); Collus (1801).

Histoire[modifier | modifier le code]

- COOLUS : on fait ingénieusement provenir ce nom des deux mots Coole (rivière) et Huis (porte), à Coolus, la rivière de la Coole trouve sa porte vers la Marne pour s'y jeter. Ce village s'est appelé Colux en 1405

- VOCABLE : Saint Martin

- PATRONS : les abbayes de Toussaint et de Saint-Sauveur de Vertus, alternativement.

- LES SEIGNEURS :

  • Macaire, chevalier de Coolus, vivait en 1189 et avant lui en 1173, Helwide, dame de Coolus, figurent parmi les bienfaiteurs du prieuré de Vinetz.
  • La famille Mathé acquit ce village dès le XVIe siècle, puis le partagea avec les Morel de Vitry-le-François auxquels avaient succédé, en 1724, M. de Sailly. Bientôt M. Mathé acquit la totalité et le domaine passa par mariage à une branche de la maison de Gauville, famille originaire de Normandie et qui existait encore au XIXe siècle. Le château fut démoli en 1722 et ses matériaux employés aux réparations qu'on faisait alors à Toussaint. On en a rebâtit un peu après (détruit en 2009 par la Communauté d'agglomération), que posséda encore la famille Le Rebours jusqu'au XXe siècle. Le baron Henri d'Halloy, époux Le Rebours, acheta le château en 1911. Pendant la seconde guerre mondiale, les allemands et les anglais qui occupaient le terrain d'aviation d'Ecury-sur-Coole s'y installèrent successivement. La Cense de Beauregard existait sur cette paroisse, appartenant à la famille Lallemand de L'Estrée puis par mariage à la famille de Mordant de Massiac. C’est aujourd'hui un petit château moderne.
La Coole.

- L'EGLISE ne remonte pas au-delà du XVe siècle, date du chœur et d'une partie des transepts. Les nefs sont de la Renaissance. Leurs voûtes sont soutenues par de grosses colonnes rondes, à larges basses, avec de beaux chapiteaux polygonaux. La tour du clocher est carrée, avec ouvertures ogivales. Le 17 juin 1956, monseigneur Pierrard[1] devait procéder au baptême des cloches de l'église. Classé aux monuments historiques, le vitrail (XVIe siècle) situé dans le bras nord du transept représente la charité de saint Martin. Le procès-verbal de la visite épiscopale de 1724 reproche, comme vice dominant des habitants du village, la danse[2],[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1793 Nicolas Hotelin    
1793 An III Claude Rémy   officier public et curé
An III An IV Jean-Baptiste Dominé   officier public et maître d'école
An IV An V Nicolas Hotelin   officier public
An V An VIII Jean-Baptiste Dominé   officier public et maître d'école
An VIII 1811 Eustache de Gauville    
1811 1815 Théodore Pein    
1815 1825 Charles Noël    
1825 1831 Alexandre de Mordant de Massiac [1]    
1831 1833 Barthélemy Blion    
1833 1837 Charles Athanase Ollivier    
1837 1860 Alexandre de Mordant de Massiac    
1860 1871 Eugène Beuzard    
1871 1879 Odoard Le Rebours    
1879 1884 Alfred Dominé    
1884 1896 Odoard Le Rebours    
1896 1900 Auguste Noël    
1900 1908 Charles Le Rebours    
1908 1912 Térence Billot    
1912 1935 Henri d’Halloy d’Hocquincourt    
1935 1977 Gaston Debin    
1977 1995 Robert Gérard    
1995 2014 Michel Flot    
2014 en cours Pierre Charlet    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 207 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
97 104 125 105 131 159 139 149 156
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
141 136 150 144 165 143 131 135 128
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
133 132 138 117 147 138 155 152 171
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
199 189 230 223 200 226 223 223 207
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Coolus

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

d'azur à la colombe d'argent tenant en son bec un rameau d'olivier de sinople, à la champagne ondée de gueules sommée d'une divise ondée aussi d'argent, chargée de trois billettes d'or ordonnées 2 et 1.

Le blason de Coolus rappelle les armoiries de la famille d'AOUST, ancienne famille seigneuriale de Coolus. L'ondée rappelle ici la Coole qui vient se jeter dans la Marne à Coolus.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des évêques de Châlons-en-Champagne
  2. Edouard de Barthelemy - Diocèse Ancien de Châlons sur Marne, Histoire et Monuments - Tome II - PARIS chez Aubry - 1861
  3. Raymond Nominé - Châlons sur Marne et son arrondissement - Tome II - éditions Alan Sutton - 2004
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011