Concerto pour piano nº 4 de Beethoven

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Concerto pour piano n° 4
Opus 58
Image décrite ci-après
Page de couverture de la première édition du Concerto par le Bureau des Arts et d'Industrie à Vienne (août 1808).
1er mouvement : Allegro moderato
2e mouvement : Andante con Moto et
3e mouvement : Rondo (Vivace)
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Genre Concerto pour piano
Nb. de mouvements 3
Musique Ludwig van Beethoven
Effectif Piano et orchestre
Durée approximative env. 33 minutes
Dates de composition 1805 - 1806
Dédicataire Rodolphe d'Autriche
Création 22 décembre 1808
Theater an der Wien, Vienne
Interprètes Ludwig van Beethoven (pno.)
Beethoven vers 1804, portrait de J.W. Mähler, 1804-1805

Le Concerto pour piano en sol majeur, op. 58 est le quatrième des cinq concertos pour piano de Ludwig van Beethoven. Il fut composé en 1806 avec cependant des premières esquisses dès février 1804. Sa composition est à peu près contemporaine de sa quatrième symphonie, de son concerto pour violon et de sa sonate Appassionnata. Il a été exécuté seulement deux fois du vivant de Beethoven dont la première en 1807, à titre privé, au palace du Prince Lobkowitz. Il a été créé en public lors d'un concert « historique » le 22 décembre 1808 au Theater an der Wien, comportant à son programme, outre cette pièce, les créations de sa cinquième et de sa sixième symphonie, ainsi que de sa fantaisie chorale. Le soliste en était le compositeur lui-même[1], handicapé par sa surdité partielle.

Il est dédié à l'archiduc Rodolphe d'Autriche, son élève, dédicataire également de son cinquième concerto.

Genèse et création[modifier | modifier le code]

Orchestration[modifier | modifier le code]

Nomenclature du Concerto pour piano no 4
Cordes
Premiers violons, seconds violons, altos,

violoncelles, contrebasses

Bois
1 flûte, 2 hautbois,

2 clarinettes en do, 2 bassons

Cuivres
2 cors en sol, 2 trompettes en do
Percussions
Timbales en sol et do

Il existe également une version pour orchestre de chambre de ce concerto, redécouverte en 2009, dont la date de publication reste inconnue.

Structure[modifier | modifier le code]

Ce concerto nécessite un orchestre comportant, outre les cordes, une flûte, deux hautbois, deux clarinettes, deux bassons, deux cors, deux trompettes et des timbales. Ces deux derniers ne sont présents que dans le Rondo.

Il comprend trois mouvements. Son exécution dure environ trente-cinq minutes.

  1. Allegro moderato (sol majeur)
  2. Andante con moto (mi mineur)
  3. Rondo (Vivace) (sol majeur)

Ce concerto inaugure un genre nouveau, étant à la fois symphonie pour orchestre et fantaisie pour piano. Même s'il est loin du caractère héroïque du cinquième concerto, c'est le plus inventif.

Mouvements[modifier | modifier le code]

Fichiers audio
Concerto pour piano n°4, mouvement 1
Concerto pour piano n°4, mouvements 2 et 3
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Allegro moderato[modifier | modifier le code]

Le premier mouvement présente une fluidité des éléments mélodiques, rythmiques, harmoniques ou formels totale. Il commence de manière inhabituelle par le piano seul[2] : les quatre accords joués par le piano sont ensuite repris par l'orchestre.

Andante con moto[modifier | modifier le code]

Le second mouvement présente une écriture analogue à un opéra, ce qui lui a valu de nombreuses tentatives d'interprétations littéraires. L'écriture ornementale du piano serait une ligne vocale colorature tandis que les dialogues avec l'orchestre ressemblent à une transposition instrumentale de la technique du récitatif.

Souvent associé à l'histoire d'Orphée apprivoisant les Furies avec sa lyre aux portes des Enfers pour aller chercher Eurydice, Orphée étant représenté par le piano et les animaux sauvages par les cordes jouant à l'unisson, ce lien n'a jamais été formulé par Beethoven. On a longtemps pensé que Franz Liszt était à l'origine de cette association, mais le musicologue américain Owen Jander a trouvé une autre référence, probablement antérieure, dans la biographie de Beethoven publiée en 1859 par Adolphe Bernard Marx. D'après Jander, Beethoven aurait transcrit cette histoire en jouant sur les pédales qui existaient sur les pianos forte de l'époque mais plus sur les pianos modernes : elle permettaient de jouer sur une, deux ou trois cordes. Selon cette interprétation, on peut entendre trois claquements de tonnerre après que Orphée s'est retourné sur Eurydice, moment indiqué par un trille monodique.

Pour Christoph Eschenbach, ce mouvement serait une prière d'Orphée pour qu'on lui rende Eurydice, l'orchestre répondant par la négative (et Orphée finissant terrassé par la souffrance).

Ce mouvement très sombre en mi mineur, se termine pianissimo et s'enchaîne sans pause avec le rondo final.

Rondo (Vivace)[modifier | modifier le code]

En contraste avec les deux précédents mouvements, celui-ci se caractérise par un thème très rythmique. Utilisant la forme rondo traditionnelle, il est construit à partir de l'alternance d'un refrain (directement exposé par l'orchestre, ce qui est inhabituel) et d'un seul couplet, varié et développé. Le thème principal commence en sous-dominante de do majeur avant de se terminer dans une cadence en sol majeur.

Cadences[modifier | modifier le code]

Ce concerto comporte deux cadences, une vers la fin du premier mouvement, et l'autre vers la fin du dernier mouvement. De nombreux compositeurs ou interprètes ont écrit leurs propres cadences pour ce concerto, dont : Eugen d'Albert, Hans von Bülow, Ferruccio Busoni, Samuil Feinberg, Leopold Godowsky, Nikolai Medtner, Ignaz Moscheles, Anton Rubinstein, Camille Saint-Saëns, Clara Schumann, Glenn Gould.

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Piano Concerto No. 4 (Beethoven) » (voir la liste des auteurs)

  1. (en) Piano Concerto No. 4 in G major, Op. 58, by Richard Freed
  2. Cette ouverture par le piano se retrouve dans le Concerto pour piano nº 9 de Mozart et Beethoven la réitèrera dans son Cinquième concerto pour piano.

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]