Symphonie nº 4 de Beethoven

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Symphonie n° 4
Op. 60
Image décrite ci-après
Palais Lobkowitz, vers 1760
1er mouvement : Adagio-Allegro vivace
2e mouvement : Adagio
3e mouvement : Menuetto/Trio: Allegro vivace/Un poco meno allegro
4e mouvement : Allegro ma non troppo
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Genre Symphonie
Nb. de mouvements 4
Musique Ludwig van Beethoven
Effectif Orchestre symphonique
Durée approximative 33 min
Dates de composition 1806
Dédicataire comte Franz von Oppersdorff
Création 5 mars 1807
Vienne, Palais Lobkowitz
Drapeau de l'Autriche Empire d'Autriche

La Symphonie no 4 en Si bémol majeur, opus 60, de Ludwig van Beethoven fut écrite en 1806[1],[2]. Cette symphonie fut exécutée pour la première fois en mars 1807[1],[2] à Vienne dans un concert donné au profit du compositeur[2]. Elle fut publiée au comptoir des Arts et de l'Industrie à Vienne au cours de l’année 1808[1],[3]. Cette œuvre fut dédiée au comte Franz von Oppersdorff[1] et son exécution dure environ 33 minutes.

Introduction[modifier | modifier le code]

Certaines personnes prétendent que les symphonies « impaires » de Beethoven sont majestueuses, tandis que ses symphonies « paires » sont tranquilles ou paisibles. C'est tout spécialement le cas de la 4e symphonie en si bémol majeur, puisqu'elle est très en contraste avec l'héroïque 3e symphonie en mi bémol majeur et la 5e symphonie en ut mineur. Robert Schumann disait que cette pièce était « une menue dame grecque prise entre deux dieux nordiques. » Cela s'explique facilement : lorsque Beethoven écrivit cette symphonie en 1806, il vivait le moment le plus paisible de sa vie.

Composition et dédicace[modifier | modifier le code]

Le comte Franz von Oppersdorff était un parent du protecteur de Beethoven, le prince Lichnowsky. Alors que le comte séjournait à la résidence d'été de Lichnowsky, il put rencontrer le compositeur, qui était en vacances au même endroit. Von Oppersdorff entendit la 2e symphonie en ré majeur et l'aima tellement qu'il lui offrit une importante somme d'argent pour qu'il lui en compose une nouvelle. Le compositeur s'attela à la tâche, utilisant le même ton joyeux que celui de la deuxième symphonie. La dédicace fut faite « au noble comte silésien, Franz von Oppersdorff ».

Orchestration[modifier | modifier le code]

Elle est écrite pour orchestre symphonique.

Instrumentation de la quatrième symphonie
Cordes
premiers violons, seconds violons, altos,

violoncelles, contrebasses

Bois
1 flûte, 2 hautbois,

2 clarinettes en si♭, 2 bassons

Cuivres
2 cors en si♭ et en mi♭,

2 trompettes en si♭ et en mi♭

Percussions
2 timbales (si♭ et fa)

Structure[modifier | modifier le code]

Il y a quatre mouvements dans cette pièce de 34 minutes :

I
Adagio
Allegro vivace
- 4/4 -
- 2/2 -
noire = 66
blanche = 80
si♭ majeur
II
Adagio - 3/4 -
croche = 84
mi♭ majeur
Scherzo
III
Allegro molto e vivace
Un poco meno Allegro
Tempo primo
- 3/4 -
blanche pointée = 100
blanche pointée = 88
blanche pointée = 100
si♭ majeur
Finale
IV
Allegro ma non troppo - 2/4 -
blanche = 80
si♭ majeur

Brève description de chaque mouvement[modifier | modifier le code]

  • Premier mouvement : Suit la structure sonate. La partie adagio, servant d'introduction, rend une atmosphère mystérieuse et silencieuse. Toutefois, lorsque la partie allegro vivace commence, le mode devient rapidement actif et joyeux. Ce mouvement est très rythmique, et il se termine, après la récapitulation raccourcie, par une coda très chargée.
  • Second mouvement : Suit la structure sonate. Une belle et calme mélodie donne à tout ce mouvement une atmosphère lyrique qui nous engloutit dans une émotion sublime et élégante. La mélodie est jouée par les premiers violons tandis que le deuxième thème est joué par les clarinettes.
  • Troisième mouvement : Suit la forme scherzo. Ce mouvement se développe librement et avec humour. Un mouvement énergique en général.
  • Quatrième mouvement : Suit la forme sonate. Sur un tempo rapide, ce mouvement pousse l'atmosphère allègre et vivante à un niveau supérieur. Une vivacité et un sentiment de bonheur extrême se poursuivent jusqu'à la coda.


Repères discographiques[modifier | modifier le code]

Références monophoniques[modifier | modifier le code]

Références stéréophoniques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Bary Cooper, Dictionnaire Beethoven, Éditions Jean-Claude Lattès, 1991, p. 339
  2. a, b et c J. et B. Massin, Ludwig van Beethoven, Fayard, 1967, p. 653
  3. Source : Elisabeth Brisson, Guide de la musique de Beethoven, Éditions Fayard, 2005, p. 395
  4. « Cette version colorée, électrique, tranche sur toutes les autres interprétations. L'enregistrement (1939) est d'une clarté assez remarquable pour l'époque ». Dictionnaire des disques Diapason : Guide critique de la musique classique enregistrée, Robert Laffont,‎ 1984 (ISBN 978-2-2215-0233-4), p. 119.
  5. Enregistré en public au Royal Concertgebouw Orchestra d'Amsterdam le 25 avril 1940
  6. Enregistrement salué par un Diapason d'or dans la revue Diapason du mois de mars 2011, p. 74
  7. « La première intégrale de Karajan, plus spontanée, plus bigarrée que celles qui suivirent chez Deutsche Grammophon. Le chef joue sur les contrastes de dynamique avec un art (déjà) consommé ». Le guide 1996 du CD : Tome 1, Répertoire Classique, Marabout,‎ 1996 (ISBN 978-2-5010-2361-0), p. 79
  8. « L'intégrale Schuricht est pleine de rigueur, de sévérité. Ce sont les grandes années de la Société des Concerts. La ferveur humble mais constante du chef révèle Beethoven dans son entière objectivité ». Dictionnaire des disques Diapason : Guide critique de la musique classique enregistrée, Robert Laffont,‎ 1984 (ISBN 978-2-2215-0233-4), p. 114
  9. Enregistrement salué par un Diapason d'or dans la revue Diapason n° 419 du mois d'octobre 1995
  10. « Loyauté et ferveur, la richesse mélodique est donnée avec ivresse comme si Walter, au soir d'une longue et riche carrière, découvrait ces pages illustres ». Le guide 1996 du CD : Tome 1, Répertoire Classique, Marabout,‎ 1996 (ISBN 978-2-5010-2361-0), p. 82
  11. Enregistrement salué par un Diapason d'or dans la revue Diapason du mois de février 2013, p. 74
  12. Grand Prix Du Disque de l'Académie Charles Cros 1963
  13. Enregistrement salué par un Diapason d'or dans la revue Diapason n° 555 du mois de février 2008
  14. Enregistrement salué par une note de 5 diapasons dans la revue Diapason du mois de décembre 2008, p. 83
  15. "Un Must" La Discothèque idéale, sous la direction de Bertrand Dermoncourt, Actes Sud, 2012, p. 40
  16. Enregistré en public au Nationaltheater München le 3 mai 1982
  17. Suggérée meilleure version disponible dans la revue Diapason du mois d’avril 2003, p. 30
  18. a et b enregistrement sur instruments anciens
  19. Intégrale élue comme Disque de l’Année 1992 par la revue Gramophone
  20. Intégrale saluée à sa sortie par un Choc de la revue Le Monde de la musique, par un 10 de Répertoire de la revue Classica-Répertoire, par un Diapason d'or dans la revue Diapason et par un 4fff de la revue Télérama.
  21. « Le résultat est incroyable de dynamisme, de fraîcheur et d'intelligence »: La Discothèque idéale, sous la direction de Bertrand Dermoncourt, Actes Sud, 2012, p. 41
  22. Enregistré en public aux Concerts de Rome en février 2001
  23. Enregistrement salué par la note de 5 diapasons dans la revue Diapason du mois de septembre 2008, p. 92
  24. Enregistré en public au Musikverein de Vienne en mai 2002
  25. Enregistrement salué par un Diapason d'or dans la revue Diapason du mois d'avril 2003, p. 80
  26. Enregistré en public au festival D'Édimbourg de 2006
  27. Enregistrement salué par un Gramophone Editor's Choice de la revue Gramophone du mois de juin 2008
  28. La Chambre Philharmonique joue sur instruments d'époque
  29. Enregistré en public à la maison de la culture MC2 de Grenoble les 11 & 12 décembre 2009
  30. Enregistrement salué par un 4fff de la revue Télérama (mars 2010) et par un Gramophone Editor's Choice de la revue Gramophone du mois de juillet 2011
  31. Enregistrement salué par une note de 5 diapasons dans la revue Diapason du mois d'octobre 2011
  32. Enregistrement salué par une note de 5 diapasons dans la revue Diapason du mois d'avril 2012, p. 82
  33. Enregistré en public au Suntory Hall de Tokyo le 26 novembre 2012
  34. Enregistrement salué par un Choc de la revue Classica du mois novembre 2013, p. 82

Liens externes[modifier | modifier le code]

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