Club Nacional de Football

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Nacional

Logo du Nacional
Généralités
Nom complet Club Nacional de Football
Surnoms Bolsos, Decano, Tricolores,
Bolsilludos, Rey de copas, Albos
Fondation
Couleurs blanc, bleu et rouge
Stade Estadio Gran Parque Central
(29 500 places)
Siège Av. 8 de Octubre 2847 Montevideo
Championnat actuel Championnat d'Uruguay
Président Drapeau de l'Uruguay Eduardo Ache
Entraîneur Drapeau de l'Uruguay Gerardo Pelusso
Joueur le plus capé Drapeau : Uruguay Emilio Walter Álvarez (es) (511)
Meilleur buteur Drapeau : Uruguay Atilio García (486)
Palmarès principal
National[1] Championnat d'Uruguay (44)
International[1] Coupes international (21)
Coupe intercontinentale (3)
Copa Libertadores (3)

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Extérieur
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
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Autre

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Le Club Nacional de Football, connu comme le Nacional, est un club uruguayen omnisports basé à Montevideo, particulièrement connu pour les succès de sa section football.

Fondé le par des universitaires uruguayens de la fusion des Uruguay Athletic Club et Montevideo Football Club[2], le Nacional a connu un grand succès national puis international. Il a remporté à trois reprises la Copa Libertadores et la Coupe intercontinentale (en 1971, 1980 et 1988), un record qu'il partage avec Boca Juniors, le Milan AC, le Real Madrid et le CA Peñarol, son grand rival local avec lequel il dispute le Classique du football uruguayen et se partage la très grande majorité des éditions du championnat d'Uruguay.

Le club porte les couleurs rouge, bleue et blanche du drapeau de José Gervasio Artigas, un héros national du XIXe siècle. Le stade du Parque Central, le stade où il réside depuis 1901, se trouve par ailleurs à l'emplacement où Artigas fut nommé Jefe de los Orientales en 1811. Le Nacional revendique en décembre 2013 son 65 738e socio ((en français : « adhérent »)), un record en Uruguay[3].

Historique[modifier | modifier le code]

Le Club Nacional de Football est fondé le chez Ernesto Caprario, de la fusion de l'Uruguay Athletic Club et du Montevideo Football Club[4]. Le club dispute son premier match amical un mois plus tard contre l'Internacional sur le terrain de Punta de las Carretas[4]. Deux ans plus tard, le club déménage au stade Gran Parque Central, inauguré en 1900.

Sélection uruguayenne face à l'Argentine en 1903.

Animée par le talent des frères Céspedes (es), l'équipe du Nacional s'impose rapidement comme l'une des meilleures de la ville de Montevideo et le principal concurrent du Central Uruguay Railway Cricket Club (ancêtre du Peñarol), dont il est le dauphin à l'issue de la deuxième édition du championnat d'Uruguay en 1901. Les Tricolores remportent la compétition les deux années suivantes, et lorsque l'équipe d'Uruguay dispute son premier derby de la Plata face à l'Argentine, le 20 juillet 1902, huit joueurs du Nacional en font partie[4]. Un an plus tard, c'est même la totalité de l'équipe du Nacional qui l'emporte sous les couleurs de la Celeste lors du match revanche[4].

Tournée européenne du Nacional en 1925.

En 1905, le Nacional remporte la première édition de la Copa de Honor Cousenier, compétition organisée par les fédérations argentine et uruguayenne de football, face à l'Alumni Athletic Club. Il en remporte trois nouvelles éditions entre 1915 et 1917, ainsi que la Cup Tie Competition en 1913 et 1915. Cette même année, le club voit l'éclosion de Héctor Scarone, considéré comme l'un des meilleurs joueurs du football du monde d'avant-guerre, qui porte les couleurs du Nacional pendant quinze ans[4]. En 1916, le club remporte la première édition de la Copa Aldao, qui oppose dès lors les champions argentins et uruguayens. Avec la conquête de cinq des dix-huit éditions disputées jusqu'en 1947, le Nacional partage avec le CA River Plate le record du nombre de succès.

Le club forme par ailleurs la colonne vertébrale de la sélection uruguayenne, qui remporte les Jeux olympiques de 1924 et 1928, puis la première Coupe du monde de football, disputée en Uruguay en 1930. Comme son rival du Peñarol, le club réalise de longues tournées à travers le monde, par exemple en 1925 où le Nacional dispute 38 matches dans neuf pays d'Europe, remportant 26 victoires pour cinq défaites[4],[5].

Attaque du Nacional vainqueur du premier Quinquenio, avec de gauche à droite: Luis Volpi, Aníbal Ciocca, Atilio García, Ballesteros et Bibiano Zapirain

À partir l'avènement du professionnalisme en Uruguay, en 1931, le club perd sur la durée sa position de numéro 1 sur le football uruguayen au profit de son rival, mais remporte toujours malgré tout régulièrement le championnat national, comme entre 1939 et 1943 où il remporte le premier Quinquenio du football uruguayen (connu comme le « Quinquenio de Oro (es) ». Le duel entre les deux institutions devient le classique et la finale du football uruguayen, disputé au stade Centenario, construit pour la coupe du monde de 1930. En 1950, le Nacional fournit encore de nombreux joueurs à la sélection uruguayenne championne du monde.


En 1962, le club découvre la Copa Libertadores dont il est éliminé en demi-finale par son rival aurinegro, double tenant du titre, à la différence de buts. Trois fois finaliste de la Copa Libertadores dans les années 1960 (1964, 1967 et 1969), le Nacional remporte son premier trophée continental en 1971, face à Estudiantes de La Plata lors d'une finale disputée à Lima au Pérou. Qualifié pour la Coupe intercontinentale 1971, le Nacional obtient le nul sur le terrain du Panathinaïkos (dauphin de l'Ajax Amsterdam, champion d'Europe mais forfait) lors d'un match heurté avant de remporter le match retour (2-1) grâce à deux buts de Luis Artime[6]. L'année suivante, le Nacional remporte également la Copa Interamericana face aux Mexicains de Cruz Azul.


En 1980, les Tricolores remportent une seconde Copa Libertadores face aux Brésiliens de l’Internacional, au stade Centenario, grâce à un but de Waldemar Victorino… qui offre quelques mois plus tard la victoire en Coupe intercontinentale face aux Anglais de Nottingham Forest, à Tokyo.

En 1988, le Nacional remporte une troisième fois le trophée continental, face à Newell's Old Boys (3-0). Opposés au PSV Eindhoven de Guus Hiddink en Coupe intercontinentale, les Uruguayens l'emportent aux tirs au but (après un match nul 2-2), ce qui en fait le club le plus titré avec Boca Juniors, le Milan AC, le Real Madrid et le Peñarol. L'année suivante, le Nacional remporte une deuxième fois la Copa Interamericana face au Club Deportivo Olimpia et la Recopa Sudamericana face au Racing d'Avellaneda.

Depuis lors, comme son alter ego du Peñarol, le Nacional subit l'inflation financière du football mondial sans pouvoir l'accompagner, ce qui lui interdit de nourrir de nouvelles ambitions continentales. Par ailleurs, le duo est contesté sur le plan intérieur : le championnat d'Uruguay, qui n'avait jamais échappé au début depuis l'avènement du professionnalisme, est remporté en 1984 par Central Español, puis entre 1987 et 1991 par de nouvelles équipes. Entre 1993 et 1997, le Nacional, qui traverse une crise financière, assiste au deuxième « Quinquenio » de son rival, qui connaît bientôt à son tour des soucis économiques.

Renforcés par le retour au pays de l'attaquant Rubén Sosa en 1997, les Tricolores remportent le titre de 1998 et reprennent l'ascendant sur la scène domestique, dont ils enlèvent six titres de champion entre 2000 et 2009. De plus, le Nacional est la seule équipe d'Uruguay à réaliser des parcours intéressants en Copa Libertadores dans les années 2000, avec un quart de finale en 2002 (perdue face au Grêmio) et 2007, et une demi-finale en 2009 (perdue face à Estudiantes de La Plata).

Palmarès[modifier | modifier le code]

Titres nationaux Titres internationaux

Identité[modifier | modifier le code]

Drapeau d'Artigas

Les couleurs du Nacional sont le bleu, le blanc et le rouge, issues de la fusion du Montevideo Football Club (rouge), d'Uruguay Athletic (bleu) et plus tard de Defensa (blanc). Ces couleurs correspondant de plus au drapeau d'Artigas, héros uruguayen du XIXe siècle. Par conséquent, depuis 1902 le maillot « domicile » est blanc, alors que le maillot extérieur est rouge (couleur du maillot domicile avant 1902). Le short et les bas sont bleus ou blancs selon les saisons.

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Maillot domicile
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Maillot extérieur

Les membres du Nacional sont surnommés par conséquent les « tricolores ». Ils sont par ailleurs connus également comme les « bolsilludos », ou « bolsos», la tunique du club étant traditionnellement dotée d'une petite poche (bolsillo signifiant (en français : « pochette »)).

L'écusson du club, inchangé depuis la fondation du club, est défini dans ses statuts de la façon suivante[7] : « sur un fond bleu, une bande diagonale blanc sur laquelle est inscrit de gauche à droit en couleur rouge les initiales du club C. N. de F. ».

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Stades[modifier | modifier le code]

Entrée de Gran Parque Central.
Articles détaillés : Estadio Gran Parque Central et Stade Centenario.

Le club est propriétaire du Gran Parque Central, inauguré en 1900 et dont il est résident depuis 1901. Située dans le quartier de la Blanqueada (en), l'enceinte a été rénovée à de nombreuses reprises au cours du XXe siècle, par exemple pour la première Coupe du monde en 1930, dont elle accueille le premier match (États-Unis-Belgique) en même temps que le stade Pocitos.

À la suite des derniers travaux en 2005, la capacité du stade a été portée à 26 500 places[8]. Par ailleurs, le stade abrite un complexe sportif comprenant des terrains de gymastique, de basketball, des chambres, etc.

Étant donné la capacité relativement limitée du Gran Parque Central, les derbys avec le CA Peñarol et les matches de Copa Libertadores sont joués au stade Centenario.

Installations[modifier | modifier le code]

Le siège social du club, connu comme le « Palacio de Cristal », se trouve à proximité du Gran Parque Central, dans le centre de Montevideo. Inauguré en 1957 sous la présidence de José Añón, c'est alors un bâtiment novateur, où est installée notamment la salle des trophées du Nacional[9]

Le Nacional est aussi propriétaire d'un centre d'entraînement, le « complejo deportivo Los Céspedes », à une douzaine de kilomètres de Montevideo. Acquis en 1968 sous la présidence de Don Miguel Restuccia, ce centre doit son nom à la famille Céspedes, dont l'action fut déterminante lors des premières années du club. Sur douze hectares, les joueurs du Nacional, de l'équipe première au centre de formation, y trouvent cinq terrains de football ainsi que les installations complètes d'un club moderne[10].

Dans les années 2000, le club a mis l'accent sur la formation, qui s'est traduite par l'éclosion en équipe première de nombreux joueurs comme Diego Lugano, Juan Ángel Albín, Gonzalo Castro, Sebastián Viera, Mauricio Victorino, Carlos Valdez, Luis Suárez, Bruno Fornaroli, Mathías Cardaccio, Diego Arismendi, Nicolás Lodeiro, Santiago García ou encore Sebastián Coates.

Situation financière[modifier | modifier le code]

Pénalisé par la faiblesse structurelle du championnat uruguayen, appuyé sur un pays de trois millions et demi d'habitants, le Nacional n'a pas su suivre l'explosion financière du football mondial des années 1990 et 2000. Après une décennie difficile, les années 2000 marquent cependant la domination financière du club sur la scène domestique.

Lors de la saison 2004-2005, le club prévoit un budget de 6,5 millions de dollars, environ cinq fois moins que le prestigieux CA Boca Juniors de Buenos Aires, mais deux fois plus que son rival de CA Peñarol[11], embourbé dans une grave crise financière. Cette saison-là, 40 % du budget provient cependant de la vente de joueurs[11].

Personnalités du club[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

Les présidents du Nacional, comme les autres membres de la commission sportive, sont élus tous les trois ans par les socios du club[12]. En 2006, Ricardo Alarcón est ainsi choisi avec comme projet le développement culturel et populaire du club, prévoyant l'augmentation du nombre de socios, l'agrandissement du stade et un effort sur la formation de jeunes footballeurs, dont le produit de la vente à l'étranger permet de renforcer le club financièrement.

Au cours de son histoire, le club a connu les présidents suivants[13] :

Président Années
Drapeau de l'Uruguay Sebastián Puppo 1899
Drapeau de l'Uruguay Jorge A. Ballestero 1900
Drapeau de l’Argentine Bernardino Daglio 1901
Drapeau de l'Uruguay Carlos Carve Urioste 1902
Drapeau de l'Uruguay Domingo Prat 1903-1904
Drapeau de l'Uruguay Luis Laventure 1905
Drapeau de l'Uruguay José María Reyes Lerena 1906-1907
Drapeau de l'Uruguay Domingo Prat 1908
Drapeau de l'Uruguay Francisco Del Campo 1909
Drapeau de l'Uruguay Domingo Prat 1910
Drapeau de l'Uruguay José María Delgado 1911-1921
Drapeau de l'Uruguay Rodolfo Bermúdez 1922-1923
Drapeau de l'Uruguay Numa Pesquera 1923-1925
Drapeau de l'Uruguay Ramón Pedro Díaz 1926
Président Années
Drapeau de l'Uruguay Oscar Bottini 1927
Drapeau de l'Uruguay Melitón Romero 1928
Drapeau de l'Uruguay José María Delgado 1929-1932
Drapeau de l'Uruguay Rodolfo Bermúdez 1933
Drapeau de l'Uruguay Atilio Narancio 1934-1935
Drapeau de l'Uruguay José María Reyes Lerena 1936
Drapeau de l'Uruguay Aníbal Zapicán Falco 1937
Drapeau de l'Uruguay Raúl Blengio Salvo 1938
Drapeau de l'Uruguay Atilio Narancio 1939
Drapeau de l'Uruguay Rodolfo Gorriti 1940-1945
Drapeau de l'Uruguay Roberto Espil 1946-1949
Drapeau de l'Uruguay Gregorio Baldizán 1950-1951
Drapeau de l'Uruguay Santiago De Brum Carbajal 1952-1953
Drapeau de l'Uruguay Manuel González 1953-1954
Président Années
Drapeau de l'Uruguay José Añón 1955-1961
Drapeau de l'Uruguay Eduardo Pons Echeverry 1962-1967
Drapeau de l'Uruguay Miguel Restuccia 1968-1979
Drapeau de l'Uruguay Justo Alonso Leguísamo 1979-1980
Drapeau de l'Uruguay Dante Iocco 1980-1982
Drapeau de l'Uruguay Rodolfo Sienra 1983-1985
Drapeau de l'Uruguay Mario Garbarino 1986-1988
Drapeau de l'Uruguay Roberto Recalt 1989-1991
Drapeau de l'Espagne Ceferino Rodríguez 1992-1997
Drapeau de l'Uruguay Dante Iocco 1998-2000
Drapeau de l'Uruguay Eduardo Ache 2001-2006
Drapeau de l'Uruguay Víctor Della Valle 2006
Drapeau de l'Uruguay Ricardo Alarcón 2006-2012
Drapeau de l'Uruguay Eduardo Ache 2013-

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

Avec l'avènement du professionnalisme en 1932 vient l'officialisation du poste d'entraîneur. Le Naacional a, comme de nombreux autres clubs d'Amérique du Sud, fait de la fonction d'entraîneur un poste subissant une grande pression populaire, et donc relativement précaire (la longévité d'un entraîneur dépasse rarement deux saisons). Les dirigeants du club font d'ailleurs couramment appel à d'anciens joueurs du club ou d'anciens entraîneurs du club sur le retour.

Les trois épopées du club ont été réalisées sous la direction des entraîneurs suivants :

  • Drapeau de l'Uruguay Washington Etchamendi (1971), vainqueur de la Copa Libertadores et de la Coupe intercontinentale en 1971
  • Drapeau de l'Uruguay Juan Mujica (1980-1981), vainqueur de la Copa Libertadores et de la Coupe intercontinentale en 1980
  • Drapeau de l'Uruguay Roberto Fleitas (1987-1992, 1997), vainqueur de la Copa Libertadores et de la Coupe intercontinentale en 1988

Par leur palmarès, les entraîneurs suivants peuvent également être considérés comme emblématiques de l'histoire du club :

  • Drapeau de l'Uruguay Héctor Castro (1939-1943, 1952), cinq fois vainqueur du championnat d'Uruguay
  • Drapeau de l'Uruguay Enrique Fernández Viola (1946, 1950–52), double vainqueur du championnat d'Uruguay
  • Drapeau de l'Uruguay Ondino Viera (1955-1960), trois fois vainqueur du championnat d'Uruguay
  • Drapeau de l'Uruguay Héctor Núñez (1989), vainqueur de la Recopa Sudamericana et de la Copa Interamericana en 1989
  • Drapeau de l'Uruguay Hugo de León (1998-2001), trois fois vainqueur du championnat d'Uruguay

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

Le footballeur ayant disputé le plus de matchs pour le Nacional est le défenseur uruguayen Emilio Walter Álvarez (es) (surnommé Cococho Álvarez), avec 511 matchs entre 1959 et 1970[4], tandis que le meilleur buteur du club est l'argentin Atilio García avec 486 buts toutes compétitions confondues[14].

L'attaquant Héctor Scarone, considéré comme un des meilleurs joueurs du monde avant-guerre, a évolué au club de 1916 à 1939 (une amplitude record de 22 ans), en trois périodes, pour 301 buts en 369 matchs[15].

Sur son site officiel, le Nacional a sélectionné sept autres joueurs comme des Figuras de l'histoire du club[16] :

  • Carlos Céspedes, attaquant spectaculaire des débuts du club, dont il contribue au succès aux côtés de ses deux frères Amílcar et Bolívar. Bolívar et Carlos décèdent de la variole en 1905, à 21 et 20 ans.
  • Alfredo Foglino (en), attaquant des années 1910 et 1920, capitaine pendant dix saisons
  • José Nasazzi, capitaine de la sélection dans les années 1920, termine sa carrière au Nacional (de 1933 à 1938), où il fait partie de la Maquina blanca
  • Aníbal Paz, gardien de but de 1939 à 1953 (471 matchs)
  • Schubert Gambetta, défenseur de 1940 à 1956, dix fois champion d'Uruguay et vainqueur de la Coupe du monde 1950
  • Hugo de León, défenseur formé au Nacional, il y remporte la Copa Libertadores et la Coupe intercontinentale en 1980 et 1988, tout en réalisant une carrière internationale
  • Víctor Espárrago, milieu de terrain du Nacional de 1966 à 1973 puis de 1979 à 1981, il y remporte la Copa Libertadores et la Coupe intercontinentale en 1971 et 1980

Les internationaux uruguayens[modifier | modifier le code]

Les liens entre le Club Nacional de Football et la sélection uruguayenne sont traditionnellement ténus. En 1903, la sélection uruguayenne, composée uniquement de joueurs du Nacional, connaît la première victoire de son histoire face à l'Argentine (3-2). Le Nacional serait le seul club dont des joueurs ont participé à toutes les victoires de la sélection[17].

Il apparaît que le Nacional est le club le plus représenté dans la sélection uruguayenne qui remporte les Jeux olympiques de 1924 et de 1928, puis la Coupe du monde de 1930. Les Tricolores vainqueurs de tournois mondiaux sont les suivants :

JO 1924 JO 1928 CM 1930 CM 1950

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Supporters[modifier | modifier le code]

Supporters du Nacional

Il est généralement considéré que le Nacional et le Peñarol partagent le pays en deux groupes de supporters à peu près égaux, dominants largement les autres clubs : en 1993, un sondage indique que 48 % des sondés supportent le Nacional, contre 41 % pour le Peñarol et seulement 7 % un autre club (le reste ne s'intéressant pas au football)[18].

En mars 2010, le Nacional bat son record d'Uruguay du nombre de socios avec 29 563 encartés[19].

Le 14 août 2012, les supporters déploieront le plus grand drapeau de monde au stade Centenario, dans le cadre du match de Sudamericana contre D. Iquique (Chili). Le drapeau, réalisé à l'aide de l'apport de plus de 5 000 supporters qui ont tous leur nom écrit dessus, mesurera 600 X 50 mètres et pèsera plus de 2 tonnes. Il s'agit du record officiel mais surtout d'une initiative exclusivement menée par les supporters, sans l'apport du club ni d'aucun sponsor.

Rivalité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Classique du football uruguayen.

Le principal rival du Nacional est l'autre grand club de la ville de Montevideo : le Club Atlético Peñarol[20]. Leur duel est connu comme le « Clásico del fútbol uruguayo » ((en français : « Classique du football uruguayen »)), ou « el Super Clásico »[21], d'autant qu'il décide souvent du vainqueur du championnat : les deux institutions en ont remporté 68 des 78 premières éditions (entre 1932 et 2010). Vainqueurs chacun de trois Coupes intercontinentales, le Peñarol et le Nacional sont respectivement aux premier et troisième rangs des clubs sud-américains dans le classement des meilleurs clubs de football du XXe siècle établi par l'IFFHS en 2004.

Si la première rencontre entre le Peñarol et le Nacional date officiellement du (2-2), le premier derby remonte au et s'achève sur une victoire 2-0 du CURCC, ancêtre du Peñarol, sur le Nacional. Le Peñarol est alors vu comme le club des immigrants, notamment ouvriers, tandis que le Nacional est le club des étudiants uruguayens nationalistes[22]. Pendant la période d'amateurisme du championnat (jusqu'en 1932), le Nacional domine la scène nationale. Le Peñarol prend l'ascendant par la suite, en remportant davantage de championnats (37 titres de champion contre 31) et de trophées internationaux (cinq Copa Libertadores contre trois).

Entre 1900 et 2011, 504 rencontres entre les deux clubs sont enregistrées, achevées sur 181 victoires du CURCC-Peñarol et 162 victoires du Nacional[21]. Le Nacional est tenant de la plus grande victoire de l'histoire du derby (6-0), en 1941. Longtemps uniquement sportif, le derby est devenu le théâtre d'incidents plus violents, que ce soit dans les tribunes ou sur le terrain, comme en novembre 2000 où les joueurs provoquent une bagarre générale. Neuf joueurs et l’entraîneur du Peñarol Julio Ribas sont condamnés à une semaine de prison[23].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  2. (en) « Uruguay - Foundation Dates of Clubs », RSSSF (consulté le 20 décembre 2010)
  3. (es) « El año de los socios », http://www.nacional.com.uy (consulté le 31 décembre 2013)
  4. a, b, c, d, e, f et g Le Nacional, institution d'Uruguay, fifa.com
  5. (en) European trip of Club Nacional de Football 1925, RSSSF
  6. (en) Copa Libertadores 1971, RSSSF
  7. [PDF] (es) Estatutos Club Nacional de Football, site officiel du club
  8. (es) Gran Parque Central, site officiel du club
  9. (es) Institución : Sede Social, decano.com
  10. (es) Los Céspedes, site officiel du club
  11. a et b (es) « Latin American Football Money League 2006 », Deloitte (consulté le 14 décembre 2010)
  12. (es) « Elecciones 2009 », sur site officiel du club (consulté le 22 décembre 2010)
  13. (es) « Los presidentes de toda la historia », sur site officiel du club (consulté le 23 décembre 2010)
  14. (es) « Atilio García », sur site officiel du Nacional (consulté le 24 décembre 2010)
  15. (es) « Héctor Scarone », sur site officiel du Nacional (consulté le 24 décembre 2010)
  16. (es) « Figuras », sur site officiel du club (consulté le 24 décembre 2010)
  17. (es) « Historia », sur NationalDigital.com (consulté le 24 décembre 2010)
  18. (es) Juan Carlos Luzuriaga, « La forja de la rivalidad clásica: Nacional-Peñarol en el Montevideo del 900 », EFE deportes Revista Digital - Buenos Aires - Año 10 - N° 88,‎ 2005 (consulté le 26 novembre 2010)
  19. (es) Nacional rompió récord histórico de socios, ovaciondigital.com.uy
  20. « Peñarol - Nacional : une rivalité unique », Fédération internationale de football association (FIFA) (consulté le 6 décembre 2010)
  21. a et b (en) « Uruguayan Derby - Peñarol vs. Nacional », Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation (consulté le 6 décembre 2010)
  22. Gauthier de Hoym et Thomas Goblin, « Peñarol Montevideo, l'or noir de l'Uruguay », So Foot, no 20,‎ mars 2005, p. 50-53
  23. (es) « Richard Morales y Ribas fueron los que iniciaron riña del clásico », La Republica, no 329,‎ 19 décembre 2000 (lire en ligne)

Lien externe[modifier | modifier le code]