Cercopithecus

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Les cercopithèques (Cercopithecus) forment un genre qui rassemble des primates de la famille des cercopithécidés.

Nomenclature et étymologie[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le terme cercopithèque vient du grec ancien κερκοπίθηκος, via le latin cercopithecus, qui signifie singe à grande queue. Le mot apparaît dans la langue française au milieu du XVIe siècle sous la forme cercopitheces, qui devient cercopiteques en 1564[1].

Définition du terme[modifier | modifier le code]

Le mot « Cercopithèque » est absent des dictionnaires de français anciens[2].

Le Dictionnaire de la langue française d'Émile Littré, publié en 1863[3], définit le cercopithèque comme une « espèce de singe à longue queue »[4].

Le dictionnaire français Larousse définit le cercopithèque de façon plus précise : géoraphiquement comme étant « de l'Ancien Monde » et morphologiquement comme ayant une « queue non prenante », « des abajoues » et des « callosités fessières » [5].

Trésor de la langue française informatisé (TLFi), tout en conservant la définition de singe « caractérisé par une longue queue », donne une définition différente en présentant le cercopithèque comme un « singe catarrhinien» et en précisant qu'il sert « de type aux cercopithécidés ». Il cerne aussi son habitat : « les forêts d'Afrique centrale et méridionale » [1].

Noms vernaculaires[modifier | modifier le code]

Le genre Cercopithecus rassemble des cercopithèques mais certaines espèces portent parfois d'autres noms vernaculaires comme Singe, Mone, Moustac, Hocheur, Pain à cacheter, Sitka...

Description[modifier | modifier le code]

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Les cercopithèques possèdent différentes couleurs vives au niveau de la tête. Ce sont des signes distinctifs qui leur permettent de se reconnaitre entre eux. En effet il arrive fréquemment que les différentes espèces de Cercopithèques se rencontrent.

Ils vivent en bandes rassemblant jusqu'à 50 individus. Chaque bande compte plusieurs familles dirigées par un dominant.

Les cercopithèques se déplacent tous ensemble, sur un territoire bien délimité, en général à des heures fixes, au lever du soleil, en fin de matinée ou de soirée pour chercher leur nourriture.

Ils se nourrissent surtout de fruits, de feuilles et de graines, capturent des insectes et dérobent des œufs dans les nids.

Ils communiquent entre eux par toute une gamme de cris et de mimiques. Par exemple pour menacer un adversaire, ils ouvrent grand la bouche.

Ils ne sont pas très aimés par les paysans africains car ils dévastent les cultures de maïs ou de manioc et pillent les bananeraies.

Systématique[modifier | modifier le code]

Évolution de la classification[modifier | modifier le code]

La classification des espèces de ce genre est susceptible de varier selon les époques et les auteurs.

Le Cercopithèque noir et vert est classée à part depuis 1970, dans le genre monotypique Allenopithecus[6].

Le vervet, ou singe vert ou encore callitriche, autrefois nommé Cercopithecus aethiops est aujourd'hui nommé Chlorocebus aethiops (Linnaeus, 1758).

En 2012, Cercopithecus lomamiensis est découvert en République démocratique du Congo.

Liste d'espèces[modifier | modifier le code]

Note : Les classifications évoluant encore, les noms scientifiques ont peut-être un autre synonyme valide et certaines espèces ont des noms français qui peuvent désigner également des espèces différentes.

Selon la troisième édition de Mammal Species of the World de 2005 :

En 2012, une espèce supplémentaire a été décrite : Cercopithecus lomamiensis Hart et al., 2012 — Lesula[13]

Répartition géographique[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Définitions lexicographiques et étymologiques de « cercopithèque » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  2. [url bestiole] dans les Dictionnaires d'autrefois, des 17ème, 18ème, 19ème et 20ème siècles, sur Atilf
  3. deuxième édition en 1872-1877
  4. Cercopithèque dans le Dictionnaire de la langue française d'Émile Littré. Consulter sa version en ligne
  5. Dictionnaire français, éditions Larousse. Consulter en ligne
  6. MSW
  7. a, b, c, d et e (en) Jonathan Kingdon, David Happold, Thomas Butynski, Michael Hoffmann, Meredith Happold et Jan Kalina, Mammals of Africa, vol. 2, Bloomsbury Publishing,‎ 2013, 3500 p. (ISBN 9781408122570, lire en ligne).
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p Lucie Etienne et Martine Peeters, « Origine du VIH, une réussite émergentielle », [[1]], no 3, vol. 14,‎ mai-juin 2010 (lire en ligne)
  9. Liste des annexes au Journal officiel des Communautés européennes du 18 décembre 2000. Lire en ligne.
  10. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai et aj (en) Murray Wrobel, 2007. Elsevier's dictionary of mammals: in Latin, English, German, French and Italian. Elsevier, 2007. ISBN 0444518770, 9780444518774. 857 pages. Rechercher dans le document numérisé
  11. a, b, c, d et e Meyer C., ed. sc., 2009, Dictionnaire des Sciences Animales. consulter en ligne. Montpellier, France, Cirad.
  12. Nom vernaculaire français d'après Dictionary of Common (Vernacular) Names sur Nomen.at
  13. John A. Hart et al., « Lesula: A New Species of Cercopithecus Monkey Endemic to the Democratic Republic of Congo and Implications for Conservation of Congo’s Central Basin », PLOS ONE, no 7, vol. 9,‎ 12 septembre 2012 (lire en ligne)


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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