Cercopithèque

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Les cercopithèques (Cercopithecus) forment un genre qui rassemble des primates de la famille des cercopithécidés.

Description[modifier | modifier le code]

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Les cercopithèques possèdent différentes couleurs vives au niveau de la tête. Ce sont des signes distinctifs qui leur permettent de se reconnaitre entre eux. En effet il arrive fréquemment que les différentes espèces de Cercopithèques se rencontrent.

Ils vivent en bandes rassemblant jusqu'à 50 individus. Chaque bande compte plusieurs familles dirigées par un dominant.

Les cercopithèques se déplacent tous ensemble, sur un territoire bien délimité, en général à des heures fixes, au lever du soleil, en fin de matinée ou de soirée pour chercher leur nourriture.

Ils se nourrissent surtout de fruits, de feuilles et de graines, capturent des insectes et dérobent des œufs dans les nids.

Ils communiquent entre eux par toute une gamme de cris et de mimiques. Par exemple pour menacer un adversaire, ils ouvrent grand la bouche.

Ils ne sont pas très aimés par les paysans africains car ils dévastent les cultures de maïs ou de manioc et pillent les bananeraies.

Nomenclature et étymologie[modifier | modifier le code]

Noms vernaculaires[modifier | modifier le code]

Le genre Cercopithecus rassemble des cercopithèques mais certaines espèces portent parfois d'autres noms vernaculaires comme Singe, Mone, Moustac, Hocheur, Pain à cacheter, Sitka...

Le Cercopithèque noir et vert, encore appelé Cercopithèque de Allen ou Singe de Pocock, est la seule espèce appelée « cercopithèque » en français qui n'appartient plus au genre Cercopithecus.

Autrefois on appelait également tous ces singes des « guenons », mais le nom est aujourd'hui utilisé pour désigner un singe femelle et plus particulièrement celle du chimpanzé[1],[2].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le terme cercopithèque vient du grec ancien κερκοπίθηκος, via le latin cercopithecus, qui signifie singe à grande queue. Le mot apparaît dans la langue française au milieu du XVIe siècle sous la forme cercopitheces, qui devient cercopiteques en 1564[1].

Définition du terme[modifier | modifier le code]

Le mot « Cercopithèque » est absent des dictionnaires de français anciens[3].

Le Dictionnaire de la langue française d'Émile Littré, publié en 1863[4], définit le cercopithèque comme une « espèce de singe à longue queue »[5].

Le dictionnaire français Larousse définit le cercopithèque de façon plus précise : géoraphiquement comme étant « de l'Ancien Monde » et morphologiquement comme ayant une « queue non prenante », « des abajoues » et des « callosités fessières » [6].

Trésor de la langue française informatisé (TLFi), tout en conservant la définition de singe « caractérisé par une longue queue », donne une définition différente en présentant le cercopithèque comme un « singe catarrhinien» et en précisant qu'il sert « de type aux cercopithécidés ». Il cerne aussi son habitat : « les forêts d'Afrique centrale et méridionale » [1].

Systématique[modifier | modifier le code]

Évolution de la classification[modifier | modifier le code]

La classification des espèces de ce genre varie encore selon les auteurs.

Le Cercopithèque noir et vert est classée à part depuis 1970, dans le genre monotypique Allenopithecus[7].

Le vervet, ou singe vert ou encore callitriche, autrefois nommé Cercopithecus aethiops est aujourd'hui nommé Chlorocebus aethiops (Linnaeus, 1758).

Liste d'espèces[modifier | modifier le code]

Selon ITIS (8 avr. 2011)[8] :


Selon Mammal Species of the World (8 avr. 2011)[15] :


Selon NCBI (8 avr. 2011)[16] :

Découvert en 2012, Cercopithecus lomamiensis en République démocratique du Congo.

Répartition géographique[modifier | modifier le code]

Cercopithèque dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

  • « Cercopithèque ! » est une des injures préférées du capitaine Haddock dans la série des Tintin.
  • Dans l'émission radiophonique Les Grosses Têtes, en 1982, le singe cercopithèque faisait l'objet d'une séquence humoristique, devenue célèbre, orchestrée par Gérard Jugnot et Jean Yanne, s'émerveillant de la particularité des attributs génitaux de l'animal... et fantasmant sur l'utilité de ce dernier pour représenter la nation française. Ce jour-là[17], Philippe Bouvard soumettait aux sociétaires, la question suivante : pourquoi le singe cercopithèque est appelé 14 Juillet par les sexologues. La réponse étant que son sexe dispose de deux testicules bleus, surmontés d'une verge blanche, cachant un gland rouge[réf. souhaitée].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Définitions lexicographiques et étymologiques de « Cercopithèque » du TLFi, sur le site du CNRTL.
  2. Guenon dans le Dictionnaire de la langue française d'Émile Littré
  3. [url bestiole] dans les Dictionnaires d'autrefois, des 17ème, 18ème, 19ème et 20ème siècles, sur Atilf
  4. deuxième édition en 1872-1877
  5. Cercopithèque dans le Dictionnaire de la langue française d'Émile Littré. Consulter sa version en ligne
  6. Dictionnaire français, éditions Larousse. Consulter en ligne
  7. Référence Mammal Species of the World : Allenopithecus (en)
  8. ITIS, consulté le 8 avr. 2011
  9. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q Lucie Etienne et Martine Peeters, « Origine du VIH, une réussite émergentielle », [[1]], no 3, vol. 14,‎ mai-juin 2010 (lire en ligne)
  10. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac, ad, ae, af, ag, ah, ai, aj, ak et al (en) Murray Wrobel, 2007. Elsevier's dictionary of mammals: in Latin, English, German, French and Italian. Elsevier, 2007. ISBN 0444518770, 9780444518774. 857 pages. Rechercher dans le document numérisé
  11. a, b, c, d et e Meyer C., ed. sc., 2009, Dictionnaire des Sciences Animales. consulter en ligne. Montpellier, France, Cirad.
  12. Liste des annexes au Journal officiel des Communautés européennes du 18 décembre 2000. Lire en ligne.
  13. Nom vernaculaire français d'après Dictionary of Common (Vernacular) Names sur Nomen.at
  14. John A. Hart et al., « Lesula: A New Species of Cercopithecus Monkey Endemic to the Democratic Republic of Congo and Implications for Conservation of Congo’s Central Basin », PLOS ONE, no 7, vol. 9,‎ 12 septembre 2012 (lire en ligne)
  15. Mammal Species of the World, consulté le 8 avr. 2011
  16. NCBI, consulté le 8 avr. 2011
  17. Les Grosses Têtes de RTL Vol. 2


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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