Caius Vibius Pansa Caetronianus

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Caius Vibius Pansa Caetronianus (mort le 23 avril 43 av. J.-C.), est consul en 43 av. J.-C. Allié de Jules César durant la guerre civile, il pousse pour la restauration de la République après sa mort. Il meurt à la bataille de Forum Gallorum disputée contre Marc Antoine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il combat en Gaule près de César. En 51 av. J.-C., il est tribun de la plèbe[1].

Vers 48 av. J.-C., il est préteur, puis en 47 av. J.-C., propréteur de Bithynie[1].

Revenu à Rome en 46 av. J.-C., il se forme à l'art oratoire auprès de Cicéron, en compagnie d'Aulus Hirtius[2].

En 45 av. J.-C., il est gouverneur de la Gaule cisalpine[1].

En 43 av. J.-C., il est consul avec Aulus Hirtius, tout les deux désignés à l'avance par Jules César pour cette magistrature. Le premier janvier, il inaugure solennellement son consulat devant le Sénat, dans le temple de Jupiter capitolin[3], ou selon d'autres sources dans le temple de la Concorde[4]. Les débats portent sur l'attitude à adopter vis-à-vis de Marc Antoine, Pansa dirige les débats entre son beau-père Quintus Fufius Calenus et Cicéron. Malgré l'opposition vigoureuse de Cicéron exprimée dans sa Ve Philippique, la proposition de Calenus est adoptée, qui prévoie d'envoyer des ambassadeurs à Marc Antoine[5]. De janvier à mars 43, Pansa préside les discussions au Sénat, et arbitre entre Cicéron, qui pousse à guerre contre Marc Antoine, et Calenus, qui est partisan de la négociation. Dans le même temps, Marc Antoine cherche à prendre le contrôle de la province de Gaule cisalpine, et assiège son gouverneur dans Modène (guerre civile de Modène).

Parti de Rome le 20 mars 43 pour secourir Modène avec quatre légions de nouvelles recrues, Pansa tombe dans une embuscade tendue à Forum Gallorum (Castelfranco Emilia) par les meilleures troupes de Marc Antoine. Battu, il est grièvement blessé, et meurt peu après[6],[7]. La rumeur couru que ses blessures avaient été empoisonnées à l'instigation d'Octave[8]. À la demande de la XIVe Philippique de Cicéron, il est honoré de funérailles publiques, avec Aulus Hirtius, tué quelques jours plus tard[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Grimal 1990, p. 1148
  2. Suétone, De grammaticis et rhetoribus, 1
  3. Appien, III, 202
  4. Dion Cassius, XLVI, 28, 3
  5. Wuilleumier 1963, p. 11-13
  6. Velleius Paterculus, II, 61 ; Periochae de Tite-Live, 119
  7. Wuilleumier 1964, p. 254
  8. Tacite, Annales, I, 10
  9. Wuilleumier 1964, p. 256

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr+la) Cicéron (trad. André Boulanger, Pierre Wuilleumier, préf. Pierre Wuilleumier), Discours, Philippiques I à IV, t. XIX, Les Belles Lettres,‎ 1963 (1re éd. 1959)
  • (fr+la) Cicéron (trad. Pierre Wuilleumier, préf. Pierre Wuilleumier), Discours, Philippiques V à XIV, t. XX, Les Belles Lettres,‎ 1964 (1re éd. 1960)
  • Tacite (trad. Pierre Grimal), Œuvres complètes, Paris, Gallimard, coll. « La Pléiade »,‎ 1990 (ISBN 2070111768)

Annexes[modifier | modifier le code]