Decimus Junius Brutus Albinus

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Decimus Junius Brutus Albinus, était un homme politique de la République romaine et l'un des lieutenants de Jules César.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Decimus Brutus, de la famille de Brutus est né en 81 av. J.-C. et a été un des proches de César. Il a grandi en compagnie de Publius Clodius Pulcher et de Marc Antoine. Sa mère était Sempronia Tuditani, épouse de Decimus Junius Brutus qui était consul en 77 av. J.-C.. Il a été adopté par Aulus Postumius Albinus, mais garda son propre nom de famille, ajoutant seulement le cognomen de son père adoptif.

Vie[modifier | modifier le code]

Lors de la guerre des Gaules, à la bataille du Morbihan, il apporta avec ses bateaux qu'il fit mouvoir à la rame, un soutien décisif à César et emporta la victoire sur la flotte des Vénètes[1] en -56 puis fut une aide précieuse contre Vercingétorix en -52.

Il enchaîne ensuite les magistratures devenant questeur en -51 et -52 puis légat et commandant de la flotte faisant le siège de Marseille en -49. César lui confie entre -48 et -46 le gouvernement de la Gaule Transalpine et celui de la Cisalpine en -44 en tant que propréteur. Il était prévu qu'il obtienne le consulat en -42.

Il fut pourtant au nombre de ceux qui conspirèrent contre Jules César en -44 et paradoxalement inscrit dans son testament. Après la mort du dictateur, il se mura dans Modène, força Marc Antoine à lever le siège de cette ville en refusant de l'échanger contre la Macédoine, et le chassa d'Italie grâce à l'aide d'Octave. Attaqué de concert par Octave et Antoine après la mise en place du Triumvirat, il prit la fuite pour rejoindre Marcus Brutus. Il chercha une issue en Gaule auprès de Lucius Munatius Plancus, mais en vain, ce dernier se tournant finalement vers Octave. Réduit à fuir avec quelques hommes, déguisés en Gaulois, Brutus se fit trahir par le chef gaulois Camilus[2] et finit assassiné sur ordre d'Antoine en 43 av. J.-C.

  • En Bretagne, au moins cinq rues portent son nom (Decimus Junius Brutus),vainqueur des vénètes en -56 mais conjuré aux ides de Mars, d'après Les Noms qui ont fait l'histoire de Bretagne, 1997.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jules César, Commentaires sur la Guerre des Gaules, Livre III ; Dion Cassius, Histoire romaine, livre XXXIX, 40-42
  2. Les traditions antiques sur le nom du chef Gaulois divergent légèrement. Les Periochae de Tite Live (120) et Orose (VI, 18) en font un Séquane nommé Capenus selon les Periochae, Velleius Paterculus le nomme Camelus et Appien, auteur qui détaille le plus l'épisode, Camilus (Guerres civiles, III, 98), nom qui se retrouve ensuite dans l'aristocratie helvète à Avenche : voir D. van Berchem, 1966

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Denis van Berchem, « La fuite de Decimus Brutus », dans Mélanges d'archéologie, d'épigraphie et d'histoire offerts à jérôme Carcopino, Paris, 1966, p. 941-953 repris dans Les routes et l'histoire, Lausanne, 1982, p. 55-66.

Voir aussi[modifier | modifier le code]