Bordeaux (couleur)

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Le bordeaux est un champ chromatique qui regroupe des teintes rouges sombre. Son nom provient de la teinte prise au vieillissement par les vins du Bordelais. Le champ des nuances désignées par le terme bordeaux déborde cependant largement de celui des couleurs des vins.

Le Trésor de la langue française donne la couleur grenat comme synonyme de bordeaux. Le terme bordeaux, au sens de couleur, n'est attesté que depuis 1884[1]. Les premières occurences décrivent les couleurs obtenues avec les colorants ou pigments azoïques, récemment inventés. Quelques années auparavant, on est plus explicite : « —Mais enfin, s'écria le directeur, expliquez-moi au moins ce que c'est que votre velours-cardinal ? — C'est du velours rouge, du velours couleur de vin de Bordeaux[2] ».

La norme AFNOR NF X 08-010 « Classification méthodique générale des couleurs » donne des limites pour le champ chromatique des bordeaux. Les « bordeaux » couvrent l'ensemble des teintes rouges, du rouge-orangé au rouge-pourpre et même au pourpre-rouge pour plus sombres ; la clarté est faible ; la chromaticité est moyenne. Plus clairs, les bordeaux deviennent des roses ; avec un apport de jaune, ils deviennent marron[3]. Du point de vue de cette classification, la teinte lie de vin, bien attestée depuis le XIXe siècle en France, désigne un bordeaux tirant sur le violet.

Le Répertoire des couleurs de la Société des chrysantémistes donne quatre tons de la couleur « Vin de Bordeaux »[4].

Beaux-arts[modifier | modifier le code]

Trois pigments organiques de synthèse permettent de créer la couleur bordeaux :

Le nuancier de papier mi-teintes Canson donne un bordeaux, n° 116.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Fabrication de matières colorantes tétrazoïques (…) Préparation des couleurs bordeaux, par l'action du diazoazoxylène sur les sulfonaphtols », « Le moniteur scientifique », sur bnf.gallica.fr.
  2. Arnold Mortier, Les soirées parisiennes, Paris, Dentu,‎ décembre 1875 (lire en ligne) (publié auparavant dans Le Figaro).
  3. Robert Sève, Science de la couleur : Aspects physiques et perceptifs, Marseille, Chalagam,‎ 2009 ;
    Jean Petit, Jacques Roire et Henri Valot, Encyclopédie de la peinture : formuler, fabriquer, appliquer, t. 2, Puteaux, EREC,‎ 2001, p. 159.
  4. Henri Dauthenay, Répertoire de couleurs pour aider à la détermination des couleurs des fleurs, des feuillages et des fruits : publié par la Société française des chrysanthémistes et René Oberthür ; avec la collaboration principale de Henri Dauthenay, et celle de MM. Julien Mouillefert, C. Harman Payne, Max Leichtlin, N. Severi et Miguel Cortès, vol. 1, Paris, Librairie horticole,‎ 1905 (lire en ligne), p. 167