Bitartrate de potassium

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Bitartrate de potassium
Structure du bitartrate de potassium
Structure du bitartrate de potassium
Identification
Nom UICPA 2,3,4-trihydroxy-4-oxo-butanoate de potassium
Synonymes

tartrate de monopotassium,
tartrate acide de potassium,
hydrogénotartrate de potassium,
crème de tartre

No CAS 868-14-4
No EINECS 212-769-1
Code ATC A12BA03
PubChem 444305
No E E336(i)
SMILES
InChI
Apparence poudre cristalline blanche
Propriétés chimiques
Formule brute C4H5KO6  [Isomères]
Masse molaire[1] 188,1772 ± 0,0055 g/mol
C 25,53 %, H 2,68 %, K 20,78 %, O 51,01 %,
Propriétés physiques
Solubilité 6 170 mg·l-1 [2]
Masse volumique 1,05 g·cm-3 (solide)
Précautions
SIMDUT[3]

Produit non contrôlé
Composés apparentés
Autres composés
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le bitartrate de potassium est un sous-produit de la vinification. Il est aussi connu sous les noms tartrate de monopotassium, « crème de tartre ».

Origine[modifier | modifier le code]

Bitartrate de potassium dans une bouteille de vin blanc

C'est un sel de potassium d'acide tartrique.

Le tartre, qui se trouve naturellement dans le raisin, se cristallise dans les tonneaux de vin pendant la fermentation du jus de raisin. Cette forme brute est récoltée et purifiée pour produire une poudre blanche, inodore et acide.

Utilisation[modifier | modifier le code]

En cuisine, il entre dans la composition des levures chimiques en association avec le bicarbonate de sodium. C'est un additif alimentaire autorisé en Europe sous le numéro E336(i)[4]. Le codex Alimentarius le classe dans deux catégories fonctionnelles : stabilisant et séquestrant[5]. Il est utilisé pour stabiliser les œufs en neige.

Sous le nom de crème de tartre, il entrait dans la composition de l'opiat fondant et purgatif, un des remèdes de la pharmacopée maritime occidentale au XVIIIe siècle[6].

Il est aussi utilisé en chimie, en le faisant bouillir dans de l'eau et en ajoutant de l'étain, pour étamer le laiton.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. (en) ChemIDplus, « Potassium bitartrate - RN: 868-14-4 », sur chem.sis.nlm.nih.gov, U.S. National Library of Medicine (consulté le 31 juillet 2009)
  3. « Bitartrate de potassium » dans la base de données de produits chimiques Reptox de la CSST (organisme québécois responsable de la sécurité et de la santé au travail), consulté le 25 avril 2009
  4. Parlement européen et Conseil de l'Europe, « La Directive 95/2/CE concernant les additifs alimentaires autres que les colorants et les édulcorants », Journal officiel de l'Union européenne, no L 61,‎ , p. 1-56 (lire en ligne [PDF]).
  5. « Noms de catégorie et système international de numérotation des additifs alimentaires » [PDF], CAC/GL 361989, sur http://www.codexalimentarius.net, codex Alimentarius,‎ (consulté le 8 octobre 2008), p. 1-35.
  6. Yannick Romieux, De la hune au mortier, Éditions ACL, Nantes, 1986.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]