Rue de Belleville

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19e et 20e arrt
Rue de Belleville
Rue de Belleville en 2010.
Rue de Belleville en 2010.
Situation
Arrondissement 19e arrondissement, 20e
Quartier Belleville, Saint-Fargeau, Amérique
Début 2 boulevard de la Villette et 132 boulevard de Belleville
Fin 1 boulevard Sérurier et 261 avenue Gambetta
Morphologie
Longueur 2 250 m
Largeur entre 11 et 24 m
Historique
Dénomination 2 avril 1868
Géocodification
Ville de Paris 0829
DGI 0833

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue de Belleville

48° 52′ 31″ N 2° 23′ 38″ E / 48.875332, 2.393791

La rue de Belleville est une voie située à la limite des 19e (numéros impairs) et 20e (numéros pairs) arrondissements de Paris. Elle constitue le centre du quartier de Belleville. Elle était l'une des principales rues de l'ancien village de Belleville, commune du département de la Seine annexée par Paris en 1860.

Historique[modifier | modifier le code]

Principale rue de l'ancien village de Belleville, qui tient son nom de la déformation du terme Belle vue, Belleville étant avant son intégration dans Paris la colline la plus haute de la banlieue de la capitale, devant celle de Montmartre. Existant déjà en 1670, cette rue se nomma rue de Paris et rue du Parc[1].

Situé à la hauteur de l'actuel métro Belleville, le mur des Fermiers généraux séparait en haut de la rue du Faubourg-du-Temple la basse Courtille, dans Paris, de la haute Courtille hors Paris. Cette dernière, située au bas de l'actuelle rue de Belleville, était simplement connue comme la Courtille. C'était un très célèbre lieu de distractions parisiennes. On venait y boire et manger moins cher qu'à Paris, car dans des établissements ne payant pas les droits de douane de l'octroi parisien.

Ce phénomène existait également aux autres barrières de Paris. La Courtille était le plus réputé de tous ces lieux de plaisirs par le nombre et la qualité de ses cabarets.

Ce qui fait que des goguettes de la banlieue de Paris s'étaient installées à la Courtille et dans ses environs. En 1830, un ouvrage anonyme en mentionne deux au village de Belleville et quatre à la Courtille[2] :

  • La Société d'Anacréon, chez Royer, à Belleville.
  • Les Ecureuils, chez Desnoyez, à la Courtille.
  • Les Troubadours, à Belleville.
  • Les Amis des Dames, à la Courtille.
  • Les Soutiens de Momus, à la Courtille.
  • La Goguette, chez Dormois, à la Courtille.

Durant une quarantaine d'années, à partir de 1822, la rue de Belleville fut le théâtre d'un événement majeur du Carnaval de Paris : la célèbre parade carnavalesque de la descente de la Courtille le matin du mercredi des Cendres. Elle entrait dans Paris et se poursuivait jusqu'à la Seine. Quand Paris absorba la Courtille avec le village de Belleville en s'étendant en janvier 1860, la parade cessa progressivement. Les prix pratiqués à la Courtille et grévés de l'octroi n'étant plus attirants pour le public parisien, ce haut lieu des réjouissances parisiennes fini par disparaître.

La partie haute de la rue de Belleville et la vue sur la Tour Eiffel.

Monuments et institutions[modifier | modifier le code]

Plaque commémorant la naissance d'Edith Piaf, 72 rue de Belleville à Paris 20e.

Les lavoirs de la rue de Belleville[modifier | modifier le code]

La rue comptait jadis au moins trois lavoirs. Ils sont mentionnés en 1887 dans le compte-rendu de la fête de la Mi-Carême, publié dans Le Petit Journal[6] :

  • no  15 : Lavoir de l'Espérance,
  • no  32 : Lavoir Ancien (du nom de son propriétaire)
  • no  à déterminer : Lavoir Saint-Jean

Accès[modifier | modifier le code]

La rue de Belleville est desservie par les lignes (M)(2)(11) à la station Belleville, (M)(11) aux stations Pyrénées, Jourdain et Télégraphe, (M)(3bis)(11) à la station Porte des Lilas ainsi que par la ligne de bus (BUS) RATP 26 à Pyrénées-Belleville et (BUS) RATP 48 96 PC3 à Porte des Lilas.

Les stations Velib' : 101, 195, 265 et 304 rue de Belleville.

La nuit, ce sont les Noctiliens N12 et N23 qui desservent la rue grâce à plusieurs arrêts.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

http://www.mitchell-city.com/belleville/belleville.htm Le Belleville de la jeunesse d'Eddy Mitchell, dans les années 1950-1970

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Monnot, « Rêveries sur le funiculaire de Belleville », Chemins de fer régionaux et tramways, vol. 2010-5, no 341,‎ septembre/octobre 2010, p. 10-15 (ISSN 1141-7447)
  • La Saga Malaussène, Daniel Pennac, Gallimard.
    • Au bonheur des ogres (1985)
    • La Fée Carabine (1987)
    • La Petite Marchande de prose (1989)
    • Monsieur Malaussène (1995)
    • Monsieur Malaussène au théâtre (1996)
    • Des chrétiens et des maures (1996)
    • Aux fruits de la passion (1999)
  • Patrick Pécherot, Belleville Barcelone, Gallimard, 2003.
  • Thierry Jonquet, Jour tranquille à Belleville, Gallimard, 2003.
  • Casque d'or, Eugène Corsy, Chroniques du Paris apache, Mercure de France, 2013.
  • Thibault Amorfini, Monsieur Belleville, L'Œil d'or, Paris 2014.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire historique des rues de Paris, Jacques Hillairet, éditions de Minuit, pp.172-176
  2. Promenade à tous les bals publics de Paris, barrières et guinguettes de cette capitale, ou revue historique et descriptive de ces lieux par M. R***, habitué de toutes les sociétés dansantes de Paris et des barrières - Paris, Terry jeune, Libraire 1830, pages 278 à 281. (Bibliothèque nationale de France : RES. 8°Li159). Voir la liste complète reproduite dans Wikipédia.
  3. La société bigophonique le Hanneton Légumivore joue sur des bigophones en formes de légumes qui sont exposés dans son local 50 rue de Belleville. Voir l'article Paris le soir, paru dans L'Écho des jeunes, 15 novembre 1896, page 219, 1re colonne. Voir l'article reproduit sur la base Commons. Par la suite cette société se fait appeler simplement le Hanneton.
  4. Il est plus vraisemblable que sa mère Anita Gassion ait connu les premières contractions en sortant de l'immeuble et qu'elle ait accouché à l'hôpital Tenon in ''Adresses parisiennes de légende Lévi Fernandes, The BookEdition.com p.78
  5. Patrick Bezzolato, « Le Funiculaire de Belleville », des-gens.net (consulté le 27 octobre 2014)
  6. Article La Mi-Carême, Le Petit Journal, page 2, 5e colonne.