Bataille de Sandwich (1217)

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Bataille de Sandwich
La fin d'Eustache le moine
La fin d'Eustache le moine
Informations générales
Date 24 août 1217
Lieu au large de la ville de Sandwich, près du cap South Foreland, à quelques kilomètres de Douvres
Issue Victoire anglaise
Belligérants
England COA.svg Angleterre Blason pays fr FranceAncien.svg France
Commandants
Hubert de Bourg
Philippe d'Aubigné
Eustache le moine
Forces en présence
18 navires de guerre
une vingtaine de barques armées
10 navires de guerre
70 transports
Pertes
inconnues plus de soixante navires pris ou coulés
Première Guerre des barons
Batailles
Lincoln - Douvres - Sandwich
Coordonnées 51° 16′ 13″ N 1° 25′ 12″ E / 51.27027778, 1.42 ()51° 16′ 13″ Nord 1° 25′ 12″ Est / 51.27027778, 1.42 ()  

Géolocalisation sur la carte : Angleterre

(Voir situation sur carte : Angleterre)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Sandwich (1217).

La bataille navale de Sandwich ou bataille des Cinq-Ports ou des Cinq-Îles ou de South Foreland est livrée le 24 août 1217 pendant la Première Guerre des barons, (1215-1217) au large de la ville de Sandwich, dans le Kent, Royaume-Uni.

La bataille[modifier | modifier le code]

Battu à la bataille de Lincoln le 20 mai 1217, le prince Louis de France, le futur Louis VIII qui a accepté la couronne d'Angleterre que lui ont offert les barons anglais en rébellion contre le roi Jean sans Terre, a besoin de renfort. C'est dans ces conditions que la reine Blanche de Castille organise une expédition de secours et de ravitaillement, composée de soixante-dix navires, confiés à la garde de l'ancien pirate Wistace ou Eustache Buskes dit Eustache le moine qui commande dix vaisseaux de guerre. Les transports et leur escorte appareillent de Calais dans la nuit du 23 au 24 août à l'occasion d'un vent favorable. Apparait bientôt face aux Français une escadre anglaise commandée par Hubert de Bourg, gouverneur de Douvres et Philippe d'Aubigné, gouverneur de Jersey. L'escadre anglaise n'attaque pas et s'écarte, semblant se diriger vers Calais, mais en réalité, Hubert de Bourg attend d'avoir le vent pour lui et lorsque c'est le cas, il vire à toutes voiles sur les bâtiments adverses, plus lents car lourdement chargés.

Le navire d'Eustache est pris à l'abordage par près d'une demi-douzaine de bateaux. Les Anglais projettent depuis les mâts de la chaux vive qui brûle et aveugle leurs ennemis, tandis que les archers les criblent de flèches, puis ils s'élancent sur le pont adverse. Il y a là 36 chevaliers qui se battent avec acharnement mais succombent sous le nombre ; quant à Eustache, il se défend avec un aviron qu'il utilise en guise de massue[1] mais voyant que la situation est désespérée, il tente de se cacher mais il est capturé et décapité par la suite.

Le sort des autres navires français est tout aussi funeste : beaucoup sont capturés mais certains sont éperonnés et coulés par les bâtiments anglais dont la proue est suffisamment rigide pour servir de bélier. C'est un carnage et les Anglais remportent une victoire sans appel.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Deux nefs médiévales au combat.

Faute de renfort, Louis de France comprend que sa cause est perdue. Il abandonne ses prétentions au trône d'Angleterre et signe la paix le 11 septembre 1217.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Merrien, histoire des Corsaires page 27.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jean-Claude Castex, Dictionnaire des batailles franco-anglaises, les Presses de l'Université Laval, 2004, ISBN 978-2-7637-8061-0
  • Jean Merrien, Histoire des Corsaires, Éditions l'Ancre de Marine, 2003, ISBN 2-84141-156-7
  • Guy Le Moing, Les 600 plus grandes batailles navales de l'Histoire, Marines Éditions,‎ mai 2011 (ISBN 978-2-35743-077-8)