Sarrelouis

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Sarrelouis
Saarlouis
Blason de Sarrelouis
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Land Flag of Saarland.svg Sarre
Arrondissement
(Landkreis)
Sarrelouis
Nombre de quartiers
(Ortsteile)
8
Bourgmestre
(Bürgermeister)
Roland Henz
Partis au pouvoir CDU, SPD, Grüne, FWG
Code postal 66711–66740
Code communal
(Gemeindeschlüssel)
10 0 44 115
Indicatif téléphonique 06831
Immatriculation SLS
Démographie
Population 34 356 hab. (2011)
Densité 794 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 19′ 00″ N 6° 45′ 00″ E / 49.316667, 6.75 ()49° 19′ 00″ Nord 6° 45′ 00″ Est / 49.316667, 6.75 ()  
Altitude 181 m
Superficie 4 327 ha = 43,27 km2
Localisation

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Sarrelouis

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Sarrelouis
Liens
Site web www.saarlouis.de

Sarrelouis (en allemand : Saarlouis) est aujourd’hui une des principales villes du Land de la Sarre en Allemagne. Elle compte environ 38 000 habitants et son district plus de 215 000.

Géographie[modifier | modifier le code]

Quartiers:

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancienne carte de la ville fortifiée.

En 1680, l'année suivant le traité de Nimègue qui rattacha la Lorraine à la France et mit fin à la Guerre de Hollande, le roi Louis XIV ordonna le démantèlement de la petite ville de Vaudrevange (Duché de Lorraine) et, avec le matériel fourni par les remparts de l'ancienne capitale du Bailliage d'Allemagne, ruinés par les Suédois, l’édification de la nouvelle ville-forteresse de « Saarlouis ».

Vauban élabore le plan de la ville-forteresse qui accueillera les troupes françaises. Le 5 août 1680, le père Célestin de Saint-Dié (1648-1709), capucin, gardien du couvent de Vaudrevange puis du futur couvent de Sarrelouis, pose la première pierre de la cité naissante, laquelle sera construite par des soldats du régiment de Beaumarais et du régiment de la Picardie. Encore aujourd'hui, deux quartiers de Sarrelouis sont ainsi nommés « Beaumarais » et « Picard ». La forteresse devra défendre les nouvelles possessions royales françaises en Lorraine (qui donne un accès sans contournement frontalier aux plus anciennes possessions françaises en Alsace).

En 1697, avec le traité de Ryswick, la majeure partie de la Lorraine regagne son indépendance (à condition de rester neutre et de ne pas s’allier au Saint-Empire). Cette concession de Louis XIV lui permet de s'allier à l’Espagne dans la perspective de sa succession sur le trône ; l'Espagne reprend ainsi la souveraineté de l’essentiel des Pays-Bas du Sud, mais Louis XIV obtient de l’Espagne de garder Saarlouis et la région environnante comme une enclave française dans la région, afin d’éviter qu’elle ne retombe sous le pouvoir des princes allemands. Par ce traité, Louis XIV obtient aussi de compléter la possession de l’essentiel de l’Alsace et donc la souveraineté de la rive gauche du Rhin, ce qui lui permet aussi de laisser Guillaume III prince d'Orange asseoir sa couronne en Angleterre sans aucune prétention sur les possessions espagnoles ou l’ancien duché de Lorraine.

Le traité d'Utrecht de 1713 et le traité de Rastatt de 1714 mettant fin à la guerre de Succession d'Espagne donnent l'Espagne et son empire colonial à la maison de Bourbon, mais les Pays-Bas Espagnols restent dans la maison de Habsbourg puisqu'ils passent sous suzeraineté autrichienne.

La bonne entente entre le duc Léopold Ier de Lorraine, également duc de Bar, et son cousin l'empereur Charles VI du Saint-Empire, font craindre à la France de Louis XV une alliance entre les deux pays qui se traduirait par le mariage de l'héritière des Habsbourgs, Marie-Thérèse avec l'héritier du duché de Lorraine François-Étienne. Une telle union mettrait Paris à moins de 200 km des armées impériales.

Néanmoins, en 1766, le duché de Lorraine et le duché de Bar sont rattachés au royaume de France ainsi que l'avait décidé le traité de Vienne à la fin de la guerre de Succession de Pologne (détenu alors par le beau-père de Louis XV, résultant d'un arrangement politique qui avait permis d’éviter le rattachement direct de la Lorraine à la France pour ne pas mécontenter les anciens alliés prussiens) et d’un arrangement avec l’Autriche qui administrait le reste des anciens Pays-Bas espagnols et à qui Louis XV cède ses précédentes possessions dans les Pays-Bas du Sud ; ce rattachement de la Lorraine laisse Sarrelouis exclavé mais dans une région sarroise désormais alliée à la France et à l’Autriche contre la Prusse au Nord, les Provinces-Unies au Nord-Ouest et l’Angleterre.

Pendant la Révolution française, la Lorraine et Sarrelouis s’allient aux révolutionnaires contre la coalition des princes germaniques alliés à l'Angleterre ; les révolutionnaires, trouvant son nom trop royal, rebaptisent la ville Sarrelibre, jusqu’en 1810 après que Napoléon eut repris une partie du Sud des Pays-Bas désormais définitivement perdus par l'Espagne.

La ville fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Après la défaite des armées de l’Empire français, le traité de Paris de 1815 transfère la propriété de la ville de Sarrelouis à la Prusse qui administre l’ancienne Sarre autrichienne reprise à la France. La ville libre devient ensuite allemande, et partie intégrante de la Sarre avec l’unification de l’Allemagne à la fin du XIXe siècle.

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, Sarrelouis est occupée par la France, sous mandat de la Société des Nations, et la région de la Sarre est détachée de l’Allemagne et devient une région autonome, la Saargebiet de 1919 à 1935, jusqu'à ce qu'elle soit rattachée à nouveau à l'Allemagne sous son nom précédent de Saarland après un référendum. En 1936, les Nazis trouvant son nom trop français unifient la ville de Saarlouis avec la commune voisine de Fraulautern sur la rive est de la rivière Sarre et la rebaptisent Saarlautern.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale en 1945, sous l’occupation française provisoire de la région, la ville a retrouvé son nom allemand de Saarlouis, sa devise et ses armoiries, ainsi que ses anciennes limites territoriales (Fraulautern en est à nouveau détachée). Saarlouis rejoindra ensuite la nouvelle République fédérale d'Allemagne avec l’adhésion du Land de la Sarre le 1er janvier 1957, peu après la fin en 1954 du régime d’occupation militaire alliée dans la partie occidentale de l'Allemagne et l’échec des tentatives d’en faire une région internationale européenne, ébauche d’une future Europe unie pour la paix.

Devise[modifier | modifier le code]

La devise de la ville est en latin :

Dissipat atque fovet

Elle signifie :

« Le soleil dissipe (les nuages dessinés sur le blason) et il réchauffe. »

Le soleil fait ici référence au « Roi Soleil » Louis XIV, fondateur de la ville, qui s’octroie par cette devise un pouvoir important.

Monuments et sites d’intérêt[modifier | modifier le code]

Les principaux sites pittoresques sont :

  • la place le grand marché avec la Kommandantur et l’église Saint-Louis (dont la nef a été reconstruite en 1970 par Gottfried Böhm)
  • la fontaine de Sainte-Marie,
  • la vieille ville et les Casemates.
Sarrelouis, l’église Saint-Louis
Sarrelouis

Administration[modifier | modifier le code]

Gouverneurs[modifier | modifier le code]

  • 1680-1710 : Thomas de Choisy, marquis de Moigneville (1632-26 février 1710), a été le premier gouverneur de la ville.

Maires (Oberbürgermeister)[modifier | modifier le code]

  • 1815 : Michel Reneauld
  • ...
  • 1945-1947 : Ernst Bloch
  • 1947-1957 : Anton Merziger (CVP)
  • 1957-1967 : Hubert Schreiner CDU
  • 1967-1987 : Dr. Manfred Henrich SPD
  • 1987-1997 : Richard Nospers SPD
  • 1997-2005 : Hans-Joachim Fontaine CDU
  • 2005- : Roland Henz SPD

Économie[modifier | modifier le code]

Le Ford Kuga est produit à Sarrelouis.
  • L'usine Ford, implantée depuis 1970, emploie 6 524 personnes assemblant trois modèles du constructeur américain.

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]